Edme Thomas

historien régionaliste et chanoine français
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Edme Thomas, né le à Dijon, mort le à Autun, est un homme d'Église et historien français.

Edme Thomas
Portrait anonyme conservé au musée Rolin (1632).
Biographie
Naissance
Décès
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Activités

Biographie

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Fils de Jeanne Chasot et de Jacques Thomas, seigneur de Varennes-sur-le-Doubs, doyen du Parlement de Bourgogne. On ne sait rien de sa jeunesse et de ses études. Élu, le , doyen de la Chapelle-au-Riche de Dijon, ce qui lui assure de confortables revenus, il conservera ce bénéfice jusqu’à l’année 1638[1], date à laquelle il est promu chanoine de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun ainsi qu'Official et grand chantre.

Edme Thomas s’est fait connaitre par son Histoire d’Autun, dont il est considéré comme le premier historien sérieux. Il en a d’abord publié le projet, sous le titre de Dessein de l’Histoire de l’antique Cité d’Autun, divisée en deux parties ; la première, enrichie de la représentation des Monumens anciens qui restent, et des raretés qui ont été trouvées dans les ruines ; et la seconde, justifiée par Titres, Chartres, Donations, Testamens et Histoires manuscrites. L’auteur n’a toutefois pas entièrement pas concrétisé son projet, dont il n’y a que 104 pages imprimées, sans frontispice et sans préface. Lorsqu’il est mort, l’ouvrage, qui s’imprimait en 1660. à Lyon, chez Guillaume Barbier, se terminait au premier chapitre de second livre de la seconde partie, ce chapitre lui-même n’étant pas entièrement imprimé[1].

L’auteur a laissé en manuscrit la continuation du quatrième chapitre. Le cinquième, le sixième, le septième sont en entier, le huitième, intitulé Des hommes illustres de la ville et cité d’Autun, depuis le christianisme, n’est qu’ébauché. Le troisième Livre traite de la religion des anciens Autunois, des dieux ils ont adoré, et les temples de leurs cités Ce livre est divisé en sept chapitres. Dans le septième et dernier chapitre, l’auteur traite de la différence des druides, de leurs demeures, de leurs habits, de leur ban général et perpétuel, et de leur Religion. Tous ces différents morceaux ne forment que la première partie de l’histoire d’Autun. La seconde devait contenir l’histoire de la christianisation d’Autun, qui devait faire six chapitres[1].

Tout ce que Thomas avait composé sur cette Histoire s’est retrouvé en manuscrit dans la bibliothèque de l’avocat au Parlement de Dijon Jacques-Auguste de Chevanes (d) qui, voyant que l’auteur avait laissé son histoire imparfaite, ne jugea pas à propos d’en laisser continuer l’impression[1].

Armoiries

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Sur un portrait de lui propriété du musée Rolin d'Autun (sur le cadre). Il portait D'azur à une fasce d'or chargéé de trois étoiles de gueules, accompagnée en chef de deux quintesfeuilles aussi d'or, et en pointe d'un croissant d'argent. Sa devise était CRESCAT FLOS DEBITUS ASTRIS.

Publications

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  • Histoire de l'antique cité d'Autun, Lyon, G. Barbier, 1660. — Ce livre, dont l'impression a été interrompue par la mort de Thomas, a été oublié, jusqu'à ce que la Société éduenne en rassemble les reliquats (104 pages imprimées, le reste ayant été recopié à la main à partir du manuscrit de l'auteur) revues et augmentées sous le titre Histoire de l'antique cité d'Autun et Études d'archéologie traditionnelle par Mgr Devoucoux imprimé par Fr. Dejussieu libraire et imprimeur en 1846. lire en ligne sur Gallica — Réédité en 1977 par Jeanne Laffitte, éditeur marseillais.

Sources

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  • Chanoine Denis Grivot -Autun, Lescuyer, Lyon, 1967, p. 318.
  • Éléments tirés de l'ouvrage même de l'auteur dans sa troisième version parue aux éditions de la Tour GILE, dépôt légal 2e trimestre 1993, (ISBN 2-87802-115-0).

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Philibert Papillon, Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, t. 2 M-X, Dijon, Philippe Marteret, 1742 p. (OCLC 248940903, lire en ligne), p. 319.

Liens externes

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