Erg (entreprise)
Erg S.p.A. est une entreprise italienne du secteur de l’énergie, fondée en 1938 à Gênes, où se trouve également son siège d’exploitation.
| Erg S.p.A. | |
World Trade Center de Gênes, siège d’ERG | |
| Création | 2 juin 1938 |
|---|---|
| Fondateurs | Edoardo Garrone |
| Forme juridique | Société anonyme avec appel public à l'épargne |
| Action | FTSE Italia Mid Cap |
| Siège social | Gênes |
| Direction | Edoardo Garrone (président), Paolo Luigi Merli (directeur général) |
| Président | Edoardo Garrone (d) (depuis ) |
| Activité | Énergies renouvelables |
| Produits | Électricité |
| Effectif | 672 salariés fin 2025[1] |
| TVA européenne | IT10122410151 |
| Site web | www.erg.eu |
| Chiffre d'affaires | 752 millions d’euros en 2025[1] |
| Résultat net | 155 millions d’euros en 2025[1] |
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Le groupe est spécialisé dans la production d’électricité à partir de sources renouvelables, principalement l’éolien et l’énergie solaire. Au 31 décembre 2025, sa capacité installée totale s’élève à 3 974 MW[1].
ERG est contrôlée majoritairement par SQ Renewables S.p.A., qui détenait 62,533 % de son capital social en avril 2026[2].
Histoire
modifierOrigines
modifierLe , Edoardo Garrone fonde son entreprise individuelle pour « le commerce des produits dérivés de la transformation du pétrole et du goudron ». La société, devenue ensuite raffinerie, choisit comme marque de fabrique un dé (en italien « dado », de « Dado », diminutif affectueux d'Edoardo)[réf. nécessaire] sur les faces duquel est reproduit un acronyme de trois lettres, les initiales d'Edoardo Raffinerie Garrone, en acronyme ERG.
En 1947, la production de la raffinerie de San Quirico à Gênes commence. Immédiatement après la Deuxième Guerre mondiale, dans un pays en reconstruction, les besoins énergétiques font du pétrole une source importante pour répondre à la demande nationale. Grâce à la conjoncture favorable et à la position géographique des installations, l'activité de raffinage se développe pour ERG.
En 1956 est conclu le premier accord international avec British Petroleum qui, par la suite et pendant plusieurs années, détient une participation minoritaire dans le capital-actions d’ERG.
En 1971, ERG, avec d'autres groupes privés, rejoint l’actionnariat d'ISAB (Industria Siciliana Asfalti e Bitumi), une société créée pour construire une raffinerie en Sicile, qui commence à produire en 1975 (ISAB de Priolo). En 1985, en prévision de la fermeture de la raffinerie de San Quirico à Gênes, ERG prend le contrôle d'ISAB avec une participation qui augmente au fil des ans, jusqu’à atteindre 100 % en 1997.
Développement dans la distribution de carburants
modifierAprès avoir développé son activité principalement dans le secteur du raffinage, à travers sa filiale ERG Petroli, l'entreprise génoise commence à se développer au niveau national dans le secteur de la distribution de carburants.
En 1984, elle acquiert les 780 installations d'ELF Italiana, puis en 1986 les 1 700 stations-service de Chevron Oil Italiana.
Introduction en Bourse
modifierERG prépare son entrée en Bourse en rationalisant sa structure d'entreprise et en se concentrant sur ses activités dans le domaine de l'énergie. L'objectif est de créer les conditions d'un financement plus efficace de sa nouvelle phase de développement. En , les actions d’ERG sont admises à la cote de la Bourse électronique italienne.
Diversification dans les années 2000
modifierEn 2000, ERG commence à produire de l'électricité à travers ISAB Energy, en joint-venture avec Edison Mission Energy, avec une capacité de 528 MW et une production estimée à environ 4 milliards de kWh par an.
Le projet vise à construire la première usine italienne de regazéification des huiles brutes destinée à la production d'électricité. Il est financé en recourant à un financement de projet d'environ 1 900 milliards de lires italiennes.
ERG évolue alors d’une compagnie pétrolière vers une société « multi-energy ».
Quelques années plus tard est créée, en , ERG Raffinerie Mediterranee, une société chargée de la gestion d’un complexe de raffinage situé à Priolo, issu de l’union et de l'intégration de la Raffinerie ISAB d'ERG avec l'ancienne raffinerie Agip, toutes deux situées à Priolo (SR).
L'intégration des deux raffineries se fait par la construction d'un système d'oléoducs et par d'autres mesures d’adaptation et d’amélioration de l'efficacité de production et de la compatibilité environnementale.
Vers la fin de 2002, Alessandro Garrone est nommé administrateur délégué d’ERG. En 2003, Riccardo Garrone quitte la présidence d’ERG après quarante ans ; son fils aîné, Edoardo, lui succède.
En 2004 est créée la Fondation Edoardo Garrone, liée aux initiatives des familles Garrone et Mondini et du groupe ERG dans les domaines social et culturel. La fondation intervient notamment dans les domaines de la culture, de l'art, de la science et de projets à vocation sociale.
En 2005, le titre ERG est intégré dans l'indice Midex du segment Blue-Chips de la Bourse italienne. Le passage du segment Star au segment Blue-Chips s'effectue à la suite de l'augmentation de la capitalisation boursière du titre.
Développement dans les énergies renouvelables
modifierERG acquiert EnerTAD S.p.A., société cotée à la Bourse de Milan, qui construit et gère des installations de production d'électricité d'origine éolienne.
Cette opération marque l'entrée du groupe dans le secteur des énergies renouvelables, dans le cadre de la stratégie multi-energy entreprise. Par la suite, EnerTAD change sa raison sociale pour devenir ERG Renew.
En 2008, ERG signe un accord avec Lukoil. Par la constitution d’ISAB, détenue à 51 % par ERG et à 49 % par Lukoil, un partenariat est établi dans les activités de raffinage et dans la gestion de la Raffinerie ISAB de Priolo.
Entre 2008 et 2015, ERG traverse un processus de transformation qui l'amène à désinvestir du secteur du pétrole pour réinvestir dans celui des énergies renouvelables.
En sept ans, de 2008 à 2014, l’entreprise désinvestit des actifs pour 3,3 milliards d'euros et réinvestit 3,9 milliards d'euros dans des activités renouvelables.
Pendant ces années, elle désinvestit des actifs liés au pétrole : elle crée la joint-venture TotalErg, quitte le raffinage côtier avec la vente de la raffinerie ISAB, vend la centrale ISAB Energy et le réseau de carburants ERG Oil Sicilia.
Dans le même temps, elle réinvestit dans des actifs de production d’électricité renouvelable : elle se développe dans l'énergie éolienne en Italie et à l'étranger par des acquisitions et la construction de nouvelles centrales, démarre une centrale de cogénération à haut rendement au gaz naturel et entre dans le secteur de la production hydroélectrique en achetant le Centre hydroélectrique de Terni.
En 2013, grâce à ERG Renew, l’entreprise devient le premier opérateur éolien en Italie avec une puissance installée de 1 087 MW, et figure parmi les dix premiers opérateurs en Europe avec 1 340 MW.
La même année voit la naissance d’ERG Renew Operations & Maintenance, pour les activités d'exploitation et d’entretien des parcs éoliens.
En , ERG entre sur le marché éolien du Royaume-Uni, en acquérant un projet pour la construction d'un parc éolien en Irlande du Nord (45 MW) et en finalisant l'acquisition de onze parcs éoliens en France et de six en Allemagne (206 MW). Le total de la puissance installée en Europe s'élève alors à 1 721 MW.
En , ERG signe l'accord de cession de sa participation dans TotalErg au Gruppo API. Cette opération marque la sortie de l'activité pétrolière et contribue au renforcement de la structure financière du groupe.
La même année, ERG signe un accord pour l'acquisition de 30 centrales photovoltaïques pour 89 MW, réparties dans 8 régions italiennes, afin de développer son portefeuille dans le photovoltaïque.
Le développement dans le secteur solaire se poursuit en 2018 avec la constitution d’ERG Q Solar1, dans le but de consolider la présence du groupe sur le marché photovoltaïque italien, ainsi qu’avec l’acquisition d’autres centrales photovoltaïques, pour 51,4 MW, à Montalto di Castro (Viterbo).
En , Enel annonce l'acquisition d'activités hydroélectriques représentant une capacité de 527 MW appartenant à ERG pour 1 milliard d'euros[3].
Activités
modifierLes activités d’ERG sont centrées sur la production d’électricité à partir de sources renouvelables, principalement dans l’éolien et le solaire[1].
Au 31 décembre 2025, le groupe dispose d’une capacité installée totale de 3 974 MW, dont 3 296 MW dans l’éolien, 666 MW dans le solaire et 12,5 MW dans le stockage d’énergie[1].
En France, ERG dispose à cette date de 605 MW de capacité installée dans l’éolien et de 128 MW dans le solaire, ce qui en fait l’un des principaux marchés étrangers du groupe[1].
À l’international, le groupe est également présent dans plusieurs autres pays européens ainsi qu’aux États-Unis. Dans l’éolien, ERG est notamment active en Allemagne, au Royaume-Uni, en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie, en Suède et aux États-Unis. Dans le solaire, le groupe est également présent en Espagne et aux États-Unis[1].
En Italie, ERG dispose d’une capacité installée de 1 661 MW, répartie entre l’éolien, le solaire et le stockage d’énergie[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Integrated Annual Report 2025 at 31 December », sur ERG (consulté le )
- ↑ (en) « Results of the Shareholders’ Meeting and Board of Directors’ meeting of 22 April 2026 », sur ERG (consulté le )
- ↑ (en) Stephen Jewkes, « Enel agrees to buy hydro assets from Italy's ERG in 1 billion euro deal », sur Reuters,
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (it + en) Site officiel
