Édouard Nganga

artiste congolais
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Édouard Nganga, dit Édo, né le à Léopoldville et mort le à Brazzaville, est un artiste auteur-compositeur congolais. Il est cofondateur des orchestres TP OK Jazz et Les Bantous de la capitale.

Édouard Nganga
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Biographie

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Enfance

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Originaire de la république du Congo et fils unique, Edouard Nganga naît le à Léopoldville (actuelle Kinshasa), en république démocratique du Congo[1].

Éducation et débuts

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Il effectue sa scolarité primaire à la Grande École de Poto-Poto, où il obtient un certificat d'études primaires élémentaires (CEPE). Il fréquente ensuite l'École professionnelle de l'Afrique-Équatoriale française, aujourd'hui lycée technique du . En 1953, il obtient un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) en menuiserie industrielle. L'année suivante, il intègre une entreprise de transformation du bois implantée au port de Mpila, où il occupe un poste de dessinateur-traceur[2].

Carrière

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La trajectoire musicale d'Edouard Nganga débute au début des années 1950. En 1953, il intervient comme percussionniste lors d'une séance d'enregistrement au studio Opika de Kinshasa, pour la chanson « Parafifi »[2].

Il participe en 1954 à la mise en place du Negro Jazz, fondée. L'orchestre se produit régulièrement au Bar Faignond, à Poto-Poto, dans le cadre d'un accord conclu avec Émile Faignond. C'est au sein de ce groupe qu'il compose « Aimé wa bolingo », enregistré à Kinshasa sous le label Loningisa[2].

Le , il compte parmi les cofondateurs de l'OK Jazz, aux côtés de Franco Luambo, Vicky Longomba et d'autres artistes. Le alors de retour à Brazzaville, il prend part à la création de l'orchestre Les Bantous de la capitale[2],[3].

En 1964, dans un contexte de rapatriement des populations africaines établies à Kinshasa, notamment originaires de Brazzaville, il regagne l'autre rive du fleuve Congo, tandis que l'orchestre poursuit une tournée à Douala, au Cameroun[2].

L'année 1973 marque une phase de recomposition de l'orchestre, avec le départ de plusieurs membres des Bantous et la création de nouvelles formations. Après avoir pris part à différents projets au fil des années, Edouard Nganga réintègre finalement Les Bantous de la capitale en 1990[2].

Il meurt le , au centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), à l'âge de 87 ans[1],[4].

Hommages

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En 2019, un documentaire de deux heures, Nganga Edo, le dernier des Bantous de la capitale, lui est dédié par Paul Soni Benga à l’occasion du soixantième anniversaire de l’orchestre. Ému, Édo déclare « Des hommages à titre posthume, je n’en veux pas. Reconnaissez mes œuvres pendant que je suis encore en vie, aimez-moi et aidez-moi aujourd’hui pendant que j’en ai besoin et que je peux m’en réjouir, voire vous en gratifier »[5].

L'homme politique Alain Akouala Atipault dit de lui : « C’est un homme multidimensionnel. Il a fait la fierté de la musique congolaise, art majeur au sein de notre société. »[5].

Distinctions

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Edouard Ganga est élevé au grade de Commandeur dans l'ordre du Mérite congolais le [6].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 « Nganga Edo, dernière flamme des Bantous de la Capitale, s’est éteint », sur VOA (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 « Le patriarche Edo Ganga est décédé à Brazzaville », La Semaine africaine, no 3973, , p. 12 (lire en ligne [PDF])
  3. Le Point Afrique, « Nganga Édo, le doyen de la musique congolaise, n'est plus », sur Le Point, (consulté le )
  4. « L’auteur-compositeur et artiste-musicien congolais Edouard Nganga, alias Nganga Edo, est mort ce dimanche à l’âge de 87 ans », sur RFI, (consulté le )
  5. 1 2 « Hommage à Edo Nganga : un film documentaire dédié à l'artiste », sur www.adiac-congo.com, (consulté le )
  6. « Congo-Brazzaville : décès d’Edouard Nganga, doyen de la musique congolaise », sur www.aa.com.tr, (consulté le )