Eduardo Montealegre

homme politique nicaraguayen

Eduardo Montealegre Rivas, né le à Managua (Nicaragua) est un homme politique nicaraguayen.

Eduardo Montealegre
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Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
ManaguaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Parti politique
Distinction
Ordre de José Matías Delgado (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il est marié avec Eliza McGregor Raskosky et père de quatre enfants.

Biographie

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Montealegre a fréquenté l'université Brown, dont il est sorti diplômé en sciences économiques en 1976, puis l'université Harvard, où il a obtenu, en 1980, un Master of Business Administration avec spécialisation en finance et planification stratégique. À l'issue de ses études, il est devenu homme d'affaires au Nicaragua.

Durant le mandat du président Arnoldo Alemán, Eduardo Montealegre entre au gouvernement en 1998 comme « ministre à la présidence ». En 1999, il change d'attributions pour prendre le portefeuille des Affaires étrangères puis, après l'accession à la présidence d'Enrique Bolaños Geyer au début de 2002, comme ministre des Finances et du Crédit public, jusqu'en 2003.

Jusque-là membre du Parti libéral constitutionnaliste (PLC), il en démissionne, ainsi que des fonctions ministérielles, après la condamnation de l'ancien président Arnoldo Alemán pour détournement de fonds, mais qui, pour « raisons de santé », purge sa peine dans sa propriété nicaraguayenne et continuerait, en coulisses, à contrôler le PLC.

Eduardo Montealegre dénonce également l'existence d'un « pacte » qui lierait l'ancien président Alemán à l'un de ses anciens adversaires, Daniel Ortega, ancien président de la République (de 1985 à 1990) et chef des sandinistes, candidat à l'élection présidentielle du .

Eduardo Montalegre se présente ouvertement comme un champion de la lutte contre la corruption et, à ce titre, mais aussi en raison de son opposition à un retour aux affaires des sandinistes, il reçoit le soutien appuyé de l'ambassadeur des États-Unis au Nicaragua.

Il est lui-même soupçonné d'avoir profité de son passage à la tête de la Banque centrale nicaraguayenne pour s'enrichir illégalement et, à ce titre, a été l'objet de l'attention d'une commission d'enquête au sein de l'Assemblée nationale renouvelée en même temps que le président de la République et dont les pouvoirs expireront en .

Il est candidat à l'élection présidentielle du , avec le soutien de l'Alliance libérale nicaraguayenne (ALN) et du Parti conservateur (PC).

Les derniers sondages d'opinion publiés avant le vote du prédisaient à Eduardo Montealegre la seconde place dans le scrutin, loin derrière Daniel Ortega, candidat pour la 5e fois consécutive. Ces sondages accordaient entre 21 et 26 % des suffrages exprimés à Eduardo Montealegre et créditaient tous Daniel Ortega d'un score supérieur à 30 %. Ortega est élu au premier tour et Montealegre obtient un score de 28,30 % (soit 693 391 voix). En 2008, il se présente comme candidat de l'ALN à la mairie du Managua, mais il conteste les résultats de l'élection qui voit la victoire du sandiniste Alexis Argüello.

Sources

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