Ekateríni Trikoúpi

épouse de Spyrídon Trikoúpis

Ekateríni Trikoúpi (grec moderne : Αικατερίνη Τρικούπη, Constantinople, – Égine, ), née Mavrocordato (grec moderne : Μαυροκορδάτου), est l'épouse de Spyrídon Trikoúpis, Premier ministre de Grèce et historien grec. Son fils, Charílaos Trikoúpis, devient lui aussi Premier ministre.

Ekateríni Trikoúpi
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Αικατερίνη ΤρικούπηVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domiciles
Activité
Père
Nicolas Mavrocordato (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Enfants
Charílaos Trikoúpis
Sofía Trikoúpi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Famille

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Née à Constantinople en 1800, elle est la fille de Nicolas Al. Mavrocordato (1744-1818)[1], érudit et officier dans les Principautés danubiennes[1], et de Smaragda Caradja. Elle a un frère, Aléxandros Mavrokordátos, combattant de la Guerre d'indépendance grecque puis homme politique de l'état grec indépendant, ainsi que deux sœurs, Eléni et Efrosíni (épouse du philhellène allemand Friedrich Eduard von Rheineck)[2]. Son oncle est l'hospodar de Valachie, Jean Georges Caradja[3].

Fuite de Constantinople pendant la Guerre d'indépendance grecque

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Au moment du commencement de la Guerre d'indépendance grecque et des persécutions des Ottomans à l'encontre de la population grecque de Constantinople qui ont lieu en représailles, sa maison d'Arnavutköy est attaquée[1] et son oncle, Georges Mavrocordato, est pendu[4]. Plus tard, craignant d'être capturée et de se retrouver elle-même dans un harem, elle quitte sa maison et trouve refuge auprès d'un prêtre anglais qui l'aide à s'échapper. Elle se rend en Grèce, plus précisément dans la ville de Nauplie, où elle retrouve son frère, Aléxandros[1],[5].

Mariage et descendance

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Le 7 janvier 1826, elle épouse à Nauplie l'homme politique Spyrídon Trikoúpis[6],[7]. De cette union naissent quatre enfants : Aglaḯa (1830-1842), Charílaos (1832-1896), Óthon (1833-1844) et Sofía (1838-1916)[8].

La vie à Londres et la mort par noyade

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Elle vit pendant de nombreuses années à l'étranger, essentiellement à Londres, où son mari occupe le poste d'ambassadeur ; par la suite, la famille s'installe dans la banlieue athénienne de Patíssia[9]. Elle décède le 15 juillet 1871 dans la villa familiale des Trikoúpis, sur l'île d'Égine, des suites d'une noyade[10]. Elle est inhumée au premier cimetière d'Athènes, dans le caveau familial des Trikoúpis.

Photographie conservée dans un musée

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Elle est célèbre pour sa prestance, sa gentillesse et son niveau d'instruction[1], acquis à l'âge adulte, lorsqu'elle apprend notamment le français[11]. Au sein du Musée d'histoire nationale, parmi les objets exposés, figure un portefeuille ayant appartenu à Charílaos Trikoúpis, dans lequel se trouve une photo d'Ekateríni[10].

Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (el) Sofía Trikoúpi, Η μήτηρ μας: Αικατερίνη Τρικούπη, το γένος Νικολάου Μαυροκορδάτου (1800-1871) [« Notre mère : Ekateríni Trikoúpi, fille de Nicolas Mavrocordato (1800-1871) »], Athènes, Bibliothèque du parlement grec,‎ , 4e éd., 64 p. (ISBN 9789605601249, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (el) Koúla Xiradáki, Φαναριώτισσες: Η συμβολή τους στα γράμματα, στις καλές τέχνες και στην κοινωνική πρόνοια [« Femmes phanariotes : leur contribution aux lettres, aux beaux-arts et à l'action sociale »], Athènes, Éditions Filippótis,‎ , 166 p. (ISBN 9780002953238). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (el) María Vlassopoúlou (dir.) et Ántzela Karapánou (dir.), Χαρίλαος Τρικούπης: έκθεση ιστορικών κειμηλίων της οικογένειας Τρικούπη [« Charílaos Trikoúpis : exposition d'objets historiques appartenant à la famille Trikoúpis »], Athènes, Parlement grec,‎ (ISBN 9789605601119, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article