Elham Kashefi
Elham Kashefi (persan : الهام کاشفی) est une professeure d'informatique iranienne. Elle est titulaire d'une chaire personnelle en informatique quantique à l'École d'informatique de l'Université d'Édimbourg et chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de l'Université de la Sorbonne[1]. Elle est connue comme l'une des inventrices de l'informatique quantique aveugle[2]. Ses travaux comprennent entre autres des contributions à la cryptographie quantique, à la vérification de l'informatique quantique et à l'informatique quantique sur le cloud.
| Domaines | Cryptographie quantique |
|---|---|
| Institutions |
University of Edinburgh University of Oxford Sorbonne University CNRS |
| Diplôme |
Lycée d'Aboureihan, Sharif University of Technology (BSc, MSc), Imperial College London (PhD) |
| Directeur de thèse |
Vlatko Vedral Steffen van Bakel[ |
| Site | https://qi.lip6.fr/people/elham-kashefi/ |
Biographie
modifierJeunesse
modifierKashefi a fait ses études au lycée Aboureihan de Téhéran. Elle a étudié les mathématiques appliquées à l'Université de technologie Sharif, où elle a obtenu sa licence en 1996 et son master en 1998. Kashefi a poursuivi ses études doctorales à l'Imperial College de Londres et a obtenu son doctorat en 2003, sous la direction de Vlatko Vedral et Steffen van Bakel[3].
Carrière
modifierAprès avoir terminé son doctorat, Kashefi est sélectionnée comme chercheuse junior à Christ Church, Oxford. Elle y travaille sur les structures fondamentales du calcul quantique[4]. Elle est chercheuse à l' Institute for Quantum Computing jusqu'en 2005, avant de rejoindre le Massachusetts Institute of Technology en tant que scientifique invitée[4]. Elle y est spécialisée sur la complexité en profondeur et le calcul parallèle[4]. Kashefi est nommée maîtresse de conférences à l'Université d'Édimbourg en 2007[4]. Elle est titulaire d'une bourse de carrière établie en informatique quantique du Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC)[5],[6], d'une chaire personnelle à l'Université d'Édimbourg et est également chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à l'Université de la Sorbonne[1].
La majorité de ses recherches porte sur la cryptographie quantique et la vérification des protocoles quantiques. Ses recherches visent à valider et à vérifier les technologies quantiques, des ordinateurs aux simulateurs en passant par les gadgets[5],[7]. Elle a notamment été l'une des créatrices de l'Universal Blind Computing [8], premier protocole à permettre la protection de la vie privée lors de calculs quantiques quelconque[9],[10]. Elle estime que pour parvenir à des communications sécurisées dans la société actuelle dépendante des données, il faudra combiner cryptographie classique et cryptographie quantique[11].
Kashefi a également contribué au développement du calcul quantique sur cloud, c'est-à-dire en réseau[12]. En 2017, elle a cofondé VeriQloud, un fournisseur de logiciels pour les réseaux quantiques[13]. En collaboration avec des membres de la communauté de l'informatique quantique, Kashefi a cofondé les réseaux quantiques nationaux QUantum OXford Imperial College (QuOxIC) et Quantum Information Scotland Network (QUISCO)[14],[15]. Ces pôles réunissent des physiciens/physiciennes, et des informaticiens/informaticiennes pour travailler ensemble sur la science quantique[10].
En , Kashefi est nommée scientifique en chef au Centre national de calcul quantique du Royaume-Uni (NQCC). Puis en , elle est nommée directrice du laboratoire de logiciels quantiques du NQCC, basé à l'Université d'Édimbourg.
Prix et distinctions
modifierEn 2024, Kashefi est élue membre de la Royal Society of Edinburgh (FRSE)[16]. Elle avait déjà été élue à la Young Academy of Scotland en 2011.
Publications sélectionnées
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
Références
modifier- 1 2 « Professor Elham Kashefi - Networks of evidence and expertise for public policy », csap.cam.ac.uk (consulté le )
- ↑ « Podcast with David Shaw, Chief Analyst at Global Quantum Intelligence », Quantum computing Report, Global Quantum Intelligence, LLC, (consulté le ) : « A very strong crossover into the world of quantum communications and distributed quantum networks. It’s led by Elham Kashefi and she was one of the inventors of blind quantum computing, which is a very important...application between..early quantum computing and early quantum security. »
- ↑ « Elham Kashefi - Edinburgh Research Explorer », research.ed.ac.uk (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Informatics News: Elham Kashefi », homepages.inf.ed.ac.uk (consulté le )
- 1 2 « EPSRC's Fellows to lead UK's Quantum Tech quest - EPSRC website », epsrc.ukri.org (consulté le )
- ↑ (en) Anon, « UK Quantum Technology Hub: NQIT - Networked Quantum Information Technologies », gow.epsrc.ukri.org, (consulté le )
- ↑ Kashefi, « Verification of Quantum Technology », gtr.ukri.org (consulté le )
- 1 2 Anne Broadbent, Joseph Fitzsimons et Elham Kashefi, 2009 50th Annual IEEE Symposium on Foundations of Computer Science, , 517–526 p. (ISBN 978-1-4244-5116-6, DOI 10.1109/FOCS.2009.36, arXiv 0807.4154, S2CID 650251), « Universal Blind Quantum Computation »

- 1 2 Barz, Kashefi, Broadbent et Fitzimoons, « Demonstration of Blind Quantum Computing », Science, vol. 335, no 6066, , p. 303–308 (PMID 22267806, DOI 10.1126/science.1214707, Bibcode 2012Sci...335..303B, arXiv 1110.1381, S2CID 24363424)

- 1 2 (en-US) « Elham Kashefi » [archive du ], sites.eca.ed.ac.uk (consulté le )
- ↑ (en) Diamanti et Kashefi, « Best of both worlds », Nature Physics, vol. 13, no 1, , p. 3–4 (ISSN 1745-2481, DOI 10.1038/nphys3972, Bibcode 2017NatPh..13....3D, hdl 20.500.11820/7590bbef-dd75-4e6c-bd86-77257ce82cd4, S2CID 126105653, lire en ligne)

- ↑ « Elham Kashefi », simons.berkeley.edu, Simons Institute for the Theory of Computing (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Team », veriqloud.com (consulté le )
- ↑ « Professor Elham Kashefi » [archive du ], nqit.ox.ac.uk, NQIT (consulté le )
- ↑ (en-US) « University of Edinburgh », quisco.org.uk (consulté le )
- ↑ « Professor Elham Kashefi », Royal Society of Edinburgh (consulté le )
- ↑ Danos, Kashefi et Panangaden, « The measurement calculus », Journal of the ACM, vol. 54, no 2, , p. 8–es (DOI 10.1145/1219092.1219096, hdl 20.500.11820/7cdabc14-a60b-428c-88df-a444c5ef4cd6, S2CID 5851623, lire en ligne)
