Eliette Loup

militante anticolonialiste

Eliette Loup (1934-2023) est une militante anticolonialiste d'origine espagnole, engagée dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie aux côtés des Algériens. Née à Birtouta dans la Mitidja, elle est membre du Parti communiste algérien (PCA), torturée par l'armée française en 1957, condamnée en 1958 et emprisonnée jusqu'en 1960[1].

Eliette Loup
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

Biographie

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Jeunesse et engagement

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Eliette Loup naît en 1934 à Birtouta, dans la plaine de la Mitidja. D'origine espagnole, elle embrasse très jeune la cause algérienne. En 1953, elle adhère au Parti communiste algérien (PCA), ce qui en fait une cible privilégiée des forces coloniales[2].

Arrestation et torture

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En 1957, au cœur de la bataille d'Alger, Eliette Loup est arrêtée et subit d'atroces tortures à la Villa Susini, l'un des centres de torture de l'armée française à Alger. Malgré les pires sévices et les longues souffrances endurées en captivité coloniale, elle n'a jamais renié ses convictions[2].

Procès et emprisonnement

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Jugée en novembre 1958 pour « atteinte à la sûreté extérieure de l'État et participation à une entreprise de démoralisation de l'armée », Eliette Loup est condamnée à trois ans de prison. Elle est d'abord transférée à la prison Barberousse d'Alger, puis envoyée à la prison des Baumettes, à Marseille, en France[3].

Retour à Alger et fin de vie

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Après avoir recouvert sa liberté en 1960, Eliette Loup retourne à Alger pour reprendre ses activités militantes jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie[2].

Elle meurt en 2023, à l'âge de 89 ans. Le ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit et le ministre Laïd Rebiga saluent sa bravoure inébranlable, rappelant que sa vie demeure un témoignage de la fidélité à une cause et de la défense de valeurs avec un cœur inébranlable[4].

Parcours militant et contexte

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Le Parti communiste algérien, auquel elle adhère en 1953, joue un rôle important dans la résistance anticoloniale avant et pendant la guerre d'Algérie, ses militants étant pour la plupart pourchassés, emprisonnés ou exilés par les autorités françaises[5].

La Villa Susini, où Eliette Loup est torturée en 1957, est l'une des villas d'Alger utilisées comme centres de torture par l'armée française durant la bataille d'Alger (1956-1957), un système mis en lumière par les travaux d'historiens et les témoignages des survivants[2].

Postérité

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L'héritage d'Eliette Loup perdure, rappelant la bravoure, la détermination et le sacrifice de ceux qui ont lutté pour l'indépendance de l'Algérie. Sa mémoire est honorée par le ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit[2].

Voir aussi

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Références

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  1. ↑ « Eliette Loup, ancienne moudjahida, est morte », sur lematindalgerie (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 « Eliette Loup, vie de lutte aux côtés des Algériens », sur Babzman (consulté le )
  3. ↑ « LOUP Elyette * », sur 1000autres (consulté le )
  4. ↑ « Histoires d'Algérie - Elyette Loup, agent de liaison du parti communiste clandestin engagé dans la lutte pour la libération et l'indépendance de l'Algérie. », sur Chiffon rouge (consulté le )
  5. ↑ « Women's Activism in Algeria: the Case of Kheira-Leila TAYEB, Eliette LOUP, and Rose SERRANO », sur ASJP (Algerian Scientific Journals Platform) (consulté le )