Elila
Elila est une rivière du Sud-Kivu et du Maniema en république démocratique du Congo(RDC). C'est la deuxième rivière la plus longue du Sud-Kivu. Elle se jette dans le fleuve Congo.
| Elila | |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Bassin | 30 000 km2 |
| Bassin collecteur | fleuve Congo |
| Débit moyen | 625 m3/s |
| Cours | |
| Confluence | Lwalaba (Congo) |
| · Coordonnées | 2° 44′ 29″ S, 25° 52′ 17″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
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Géographie
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La rivière Elila est un cours d'eau majeur situé dans l'est de la république démocratique du Congo. Elle prend sa source dans les hautes montagnes du territoire de Mwenga, au sein de la province du Sud-Kivu. Longue d'environ 545 kilomètres, l'Elila s'écoule principalement vers le nord-ouest à travers le territoire de Shabunda. Son bassin versant s'étend sur une superficie d'environ 30 000 km2. La rivière traverse ensuite le territoire de Pangi dans la province du Maniema[1]. Elle se déverse finalement dans le Lwalaba (le cours supérieur du fleuve Congo), juste en aval de Kindu. Son débit moyen est estimé à environ 625 m3/s à son point de confluence[2].
Ce cours d'eau draine une région historique densément boisée, traditionnellement occupée par le peuple Lega. En raison de sa profondeur, elle constitue une barrière naturelle importante pour le transport routier local. Les populations y construisent des ponts suspendus traditionnels en lianes appelés Isanda[3].
Écologie
modifierL'écosystème de la rivière Elila abrite une biodiversité aquatique et terrestre exceptionnelle, mais il fait face à de graves menaces environnementales liées aux activités humaines[4]. Les berges de l'Elila abritent la grenouille menacée Hyperolius leucotaenius, redécouverte et photographiée en 2011 alors qu'elle était présumée éteinte. Son cours d'eau sert de corridor écologique à des poissons endémiques du Haut-Congo, dont des cyprinidés Barbus marmoratus et des cichlidés Tylochromis elongatus. La rivière facilite la transition écologique entre la savane et la haute forêt équatoriale, caractérisée par des forêts marécageuses, des roseaux Cyperus papyrus et des groupements de Typha domingensis[5]. L'orpaillage intensif entraîne le déversement de métaux lourds toxiques (mercure et cyanure), détruisant la faune et intoxiquant les populations locales.Les scientifiques identifient plus de 500 sites d'érosion le long de son bassin versant, augmentant la sédimentation et modifiant la chimie des eaux[4].
Hydroélectricité
modifierLe réseau hydrographique de la rivière Elila présente un potentiel énergétique important pour l'est de la république démocratique du Congo, bien qu'il demeure largement sous-exploité. Les études de cartographie énergétique répertorient plusieurs sites prometteurs le long de son cours, notamment le site de Biliza situé dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu). Ce site présente une hauteur de chute brute aménageable de 163 mètres pour un débit d'équipement évalué à 65 m3/s. La puissance potentielle exploitable uniquement sur ce segment de l'Elila est estimée à 34 MW[6]. Le développement de micro- ou mini-centrales sur ses affluents permettrait de désenclaver énergétiquement les cités minières de Shabunda et de Mwenga, privées de connexion au réseau national. Malgré un potentiel national de 100 000 MW concentré sur le fleuve Congo, les provinces du Sud-Kivu et du Maniema traversées par l'Elila souffrent d'un déficit chronique d'électricité. L'absence d'infrastructures routières viables et l'instabilité sécuritaire freinent l'attrait des investisseurs privés pour l'aménagement de barrages sur ce cours d'eau.
Notes et références
modifier- ↑ (en) wikipedia, « Elila River: Geography and Hydrology of South Kivu Catchments », sur wikipedia, (consulté le )
- ↑ G. Muzalia et K. Malasi, « L’intégration des valeurs traditionnelles et l'enclavement anthropogéographique du Bulega », sur Mémoire Online, (consulté le ).
- ↑ World Pulse, « Le pont traditionnel Rega sur la rivière Elila : Isanda et les défis communautaires », sur World Pulse RDC, (consulté le )
- 1 2 Initiatives pour l'Avenir des Grands Fleuves (IAGF), « Réduction de la pollution du Fleuve Congo via ses affluents (Elila, Ulindi et Lualaba) par la promotion d'alternatives au mercure et au cyanure dans l'orpaillage au Sud-Kivu et au Maniema », sur initiativesfleuves.org, (consulté le )
- ↑ (en) wikipedia, « Elila River: Geography and Hydrology of South Kivu Catchments », sur gripedia.com, (consulté le )
- ↑ (en) Banque Mondiale, « Base de Données des Sites Potentiels Hydroélectriques (575 sites RDC) - Rapport d'Analyse », sur documents.worldbank.org, (consulté le ).
