Eliswa Vakayil

religieuse carmélite indienne fondatrice de couvents

Eliswa Vakayil ( à Ochanthuruth (en) - à Varappuzha (en)) est une religieuse indienne, fondatrice du Tiers-Ordre des Carmélites Déchaussées (TODC), qui prendra plus tard le nom de « Carmélites Thérésiennes ». Elle entre plus tard dans un couvent de carmélites et prononce ses vœux. Elle est béatifiée le à Vallarpadam (en) (Inde).

Eliswa Vakayil
Image illustrative de l’article Eliswa Vakayil
Bienheureuse, religieuse
Date de naissance
Lieu de naissance Ochanthuruth, Drapeau de l'Inde Inde
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Varappuzha, Drapeau de l'Inde Inde
Autres noms Éliswa de la Bienheureuse Vierge Marie
Ordre religieux Ordre du Carmel
Béatification  à Vallarpadam, Drapeau de l'Inde Inde
par Sebastian Francis
Fête 18 juillet

Biographie

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Éliswa Vakayil est née le à Ochanthuruth (en), Kérala, Inde, dans une famille de propriétaires terriens aisés. Un précepteur s'occupe de sont éducation, et à 16 ans elle épouse un riche homme d'affaires Koonammavu (en). En 1851 née leur première fille, mais l'année suivante son époux décède. Éliswa choisit de changer de vie et de s'orienter vers la prière et la solitude en vivant dans une simple hutte. Elle va régulièrement à la messe et aide les pauvres[1],[2].

Après avoir rencontré le père carme déchaux Leopoldo Beccaro, elle fonde en 1862 une nouvelle famille religieuse : le « Tiers-Ordre des Carmélites Déchaussées » (qui prendra plus tard le nom des « Carmélites Thérésiennes »). Cette communauté allie contemplation et vie active dans l'éducation et la formation des jeunes filles pauvres et orphelines, ainsi que dans l'accompagnement des personnes abandonnées et nécessiteuses. Par son action éducative, elle aide les femmes indiennes dans « leur émancipation sociale, l'élévation de leur statut et de leur culture ». Sa fille et sa sœur cadette la rejoignent dans cette fondation qui débute dans une simple maison de bambou à Koonammavu (en). D'autres femmes de rite syro-malabare les rejoignent, si bien que durant vingt ans, la congrégation se développe selon un double rite latin et syro-malabare. Le , Éliswa fait sa profession religieuse en même temps que sa sœur et sa fille[1],[2],[3].

Après la création de la Congrégation des Carmélites Thérésiennes de rite latin (autorisée par Léon XIII), Mère Éliswa fonde un nouveau couvent de rite latin à Varappuzha (en) : le couvent Saint-Joseph. Dans ce couvent elle assure la fonction de prieure, maîtresse des novices et éducatrice de jeunes filles et d'orphelins. Elle passe aussi de longues heures en adoration devant le Saint-Sacrement. Mère Éliswa meurt dans ce couvent, le [1],[2],[3].

Notoriété et culte

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Tombe de Mère Eliswa dans le couvent St Joseph à Varappuzha (en).

De son vivant, mère Eliswa avait déjà une réputation de sainteté dans la population. Elle est inhumée devant la basilique Notre-Dame du Mont-Carmel et Saint-Joseph (en) à Varappuzha (en). Plus tard ses restes sont transférés dans une chapelle funéraire, le Smruthi Mandhiram, au couvent Saint-Joseph de Varappuzha. Son tombeau est devenu un lieu de pèlerinage pour les fidèles[4].

Le procès de béatification est ouvert en 2008. En 2023, le pape François la déclare officiellement vénérable[5]. Le le dicastère pour les causes des Saints reconnaît l'attribution d'un miracle à la religieuse, ouvrant la porte à sa béatification[6]. Eliswa Vakayil est béatifiée lors d'une célébration eucharistique dans la basilique Notre-Dame-de-Rédemption de Vallarpadam le par le cardinal malaisien Sebastian Francis, représentant du pape Léon XIV[7].

Sa mémoire est célébrée le dans l’Église catholique[2].

En un siècle, la congrégation des Sœurs Thérésiennes fondée par mère Eliswa s'est répandue dans le monde entier et compte en 2023 1 500 religieuses professes, dans 209 maisons, présentes en Amérique, en Afrique et en Europe[3].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (it) « Eliswa della Beata Vergine Maria (al secolo: Eliswa Vakayil) (1831 - 1913) », sur vatican.va, Dicastère pour les causes des Saints (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 « Bienheureuse Eliswa Fondatrice indienne (+ 1913) », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
  3. 1 2 3 « L'héritage de Mère Eliswa, une femme qui a œuvré pour l'émancipation et l'éducation des femmes en Inde », Agence Fides, (lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) Nidhi Surendranath, « A saint who pioneered girls’ education remembered », The Hindu, (lire en ligne, consulté le ).
  5. (en) Stephen Alathara, « Mother Eliswa has been made Venerable », sur ccbi.in, Conference of Catholic Bishops of India (consulté le ).
  6. (en) « Promulgation of Decrees of the Dicastery for the Causes of Saints, 14.04.2025 », Holy See Press Office, (lire en ligne, consulté le ).
  7. (en) « Indian Catholic nun, Mother Eliswa Vakayil, moves closer to sainthood », sur globalsistersreport.org, Global Sisters Report, (consulté le ).

Annexes

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