Elke Van den Brandt
Elke Van den Brandt, née le à Borgerhout, est une femme politique belge écologiste, membre de Groen. Elle est ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière au sein du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale depuis le [1].
| Elke Van den Brandt | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière | |
| En fonction depuis le (7 ans, 1 mois et 30 jours) |
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| Ministre-président | Rudi Vervoort Boris Dilliès |
| Gouvernement | Vervoort III Dilliès |
| Législature | 7e et 8e |
| Prédécesseur | Pascal Smet (Mobilité et Travaux publics) Bianca Debaets (Sécurité routière) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Borgerhout (Belgique) |
| Nationalité | Belge |
| Parti politique | Groen |
| Diplômée de | Vrije Universiteit Brussel |
| Site web | elkevandenbrandt.be |
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Biographie
modifierElke Van den Brandt est née le à Borgerhout[2].
Elle est licenciée en sciences de l'information et de la communication de la Vrije Universiteit Brussel en 2002. Elle est collaboratrice scientifique depuis 2004 dans la même université où elle étudie les obstacles que les hommes et les femmes peuvent rencontrer au cours de leur carrière académique [2],[3].
De à , elle préside l'organisation non gouvernementale UCOS spécialisée dans la coopération au développement[4].
Elke Van den Brandt est mariée, a deux enfants et vit à Ganshoren.
Parlementaire
modifierMilitante d'Agalev, devenu Groen, elle accède au Parlement bruxellois en 2009, à la suite de Bruno De Lille, devenu ministre du gouvernement bruxellois[2]. Elle est réélue en 2014.
Au Parlement bruxellois, elle se spécialise dans les dossiers liés au logement, au travail, à l'éducation et à la pauvreté.
Entre 2014 et 2019 elle choisit d'abandonner son mandat au parlement bruxellois et est députée au parlement flamand[5]. Aux élections régionales du , elle figure en tête de la liste Groen à la Région bruxelloise[6]. La liste obtient quatre sièges, devenant la première formation néerlandophone de la capitale. Élue avec 4 320 voix[7], Elke Van den Brandt devient formatrice régionale chargée de trouver une majorité du côté néerlandophone[8].
Groen
modifierEn 2013, elle est vice-présidente de Groen avec Wouter Van Besien à la présidence.
En 2014, elle se présente à la présidence de Groen avec Wouter De Vriendt. Elle obtient 40 % des votes et c'est Meyrem Almaci qui est finalement élue[9],[2].
Conseillère communale
modifierEn 2018, elle est également élue conseillère communale de Ganshoren[2]. Elle abandonne cette fonction en devenant ministre régionale.
Ministre régionale
modifierLe , elle devient ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière dans le gouvernement bruxellois dirigé par Rudi Vervoort[2]. Elle est la « numéro 2 » du gouvernement[10].
Le plan de mobilité mis en œuvre au sein du gouvernement bruxellois prévoit notamment la création de 40 km de pistes cyclables, la limitation de la vitesse à 30 km/h sur la plupart des axes, des transports en commun quasi gratuit pour les jeunes[11],[12],[13]. La politique de diminution du trafic routier déplaît à des organisations de défense des automobilistes comme Touring et Mautodéfense qui introduit sans succès, une action en justice[14],[15],[16]. Des conflits éclatent également au sein du gouvernement avec ses partenaires de majorité, à propos du nouveau plan taxi ou d'une augmentation des tarifs de stationnement[17]. Dans une interview en elle affirme que la réduction de la vitesse a rapidement eu un impact positif en réduisant le nombre d'accidents graves et la pollution sonore[18].
En , elle fait l'objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux et porte plainte. Pour cette raison, elle fait l'objet d'une protection policière[19],[20]. La plainte contre Mautodéfense est classée sans suite le [21].
À l'échelle régionale son plan de mobilité nommé GoodMove[22] provoque des réactions de soutien et d'opposition au sein d'une partie de la population, fin 2022, avec des manifestations de riverains et des pétitions[23],[24]. À la suite de ces évènements, Elke Van Den Brandt prévoit la poursuite de la mise en œuvre du plan de manière plus participative[25].
Le , elle est reconduite à son poste dans le gouvernement dirigé par Boris Dilliès[26].
Commission communautaire
modifierDepuis 2019, elle est également responsable de l'intégration sociale et de la santé au sein de la Commission communautaire commune et présidente du collège de la Commission communautaire flamande chargée du budget, des finances, du bien-être, de la garde d'enfants et de la politique urbaine.
Critiques
modifierLa mise en œuvre du plan « Good Move » appliqué par Elke Van den Brandt a suscité une opposition vigoureuse. Bien que ce plan vise à transformer la mobilité bruxelloise en favorisant les modes actifs et en réduisant la place de la voiture, il a provoqué des tensions sociales majeures, des manifestations de riverains et une campagne de pétitions organisées par le comité « Non au plan Good Move » (Bad Move)[27].
Les critiques portent principalement sur l'application perçue comme brutale des mesures, notamment la suppression de voies de circulation automobile et la mise en place de pistes cyclables et piétonniers, imposées sans concertation suffisante selon les opposants. La ministre a dû faire face à des critiques de la part d'habitants, de commerçants et même d'organisations comme Touring, qui ont appelé à une réévaluation du phasage et de la communication du plan[28].
Les élections de ont marqué un tournant dans ce débat. Les résultats ont montré une sanction claire des électeurs bruxellois envers les partis écologistes dans la capitale, confirmant la colère suscitée par le plan. Malgré une victoire relative des verts flamands, le plan Good Move est devenu un « caillou dans la chaussure » pour les négociations de gouvernement, avec des partis exigeant son abolition. La ministre a toutefois maintenu sa position, affirmant avoir un mandat pour continuer une politique de mobilité progressiste, tout en se disant ouverte à des ajustements[29].
Carrière politique
modifier- 2009-2014 : Députée au Parlement Bruxellois
- 2014-2019 : Députée au Parlement Flamand
- 2018-2019 : Conseillère Communale à Ganshoren
- 2019- : Ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière.
Distinctions
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Commandeur de l'ordre de Léopold (Belgique) (2024)[30]
- Chevalier le [31]
- Prix de la Promotion du vélo décerné par l'Ambassade cycliste du Danemark en 2021[32]
Liens externes
modifier- (nl + fr) Site officiel
- Ressource relative à la vie publique :
- Site personnel d'Elke Van den Brandt
- Elke Van den Brandt sur le site de Groen
Références
modifier- ↑ Moniteur belge, « Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 22 juillet 2019 fixant la répartition des compétences entre les ministres du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale », (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Elke Van den Brandt devient ministre de la Mobilité et des Travaux Publics », BX1, (lire en ligne)
- ↑ Alice Dive, « Elke Van den Brandt ou l'art de tracer sa piste », sur La Libre.be (consulté le )
- ↑ (en) « Jaarverslag UCOS 2014 by UCOS vzw - Issuu », sur issuu.com (consulté le )
- ↑ Cumuleo, « La fiche détaillée des mandats, fonctions et professions de Elke Van Den Brandt (Groen) »
, sur Cumuleo - ↑ (nl-BE) « Elke Van den Brandt en Tinne Van der Straeten kopvrouwen voor Groen in Brussel », sur Het Nieuwsblad (consulté le )
- ↑ « Résultats officiels : Votes nominatifs - Région de Bruxelles-Capitale », sur le site du SPF Intérieur (consulté le ).
- ↑ Gr.I., « Groen, Open VLD et One.Brussels veulent former une coalition néerlandophone en Région bruxelloise », sur BX1, (consulté le ).
- ↑ (nl-BE) « Meyrem Almaci nieuwe voorzitter Groen », sur De Standaard (consulté le )
- ↑ Himad Messoudi, « Voici le casting complet du nouveau gouvernement bruxellois », sur RTBF.be, (consulté le ).
- ↑ « Découvrez la carte interactive des nouvelles pistes cyclables créées à Bruxelles », sur RTBF (consulté le )
- ↑ « Bilan zone 30 à Bruxelles : le nombre de victimes sur les routes divisé par deux », sur RTBF (consulté le )
- ↑ « La Stib à un euro par mois pour les jeunes Bruxellois », sur Le Soir, (consulté le )
- ↑ « Guerre entre automobilistes et cyclistes : « les autorités sont dans l’erreur » », Paris Match, (lire en ligne
) - ↑ « Elke Van den Brandt: "Une ville moderne, c’est une ville où les riches prennent les transports en commun" », La Libre Belgique, (lire en ligne
) - ↑ « L’action en justice contre les pistes cyclables du déconfinement a été déboutée », BX1, (lire en ligne)
- ↑ « Elke Van den Brandt claque la porte d’une réunion du gouvernement bruxellois », BX1, (lire en ligne)
- ↑ « Bilan positif pour Bruxelles Ville 30 », sur RTBF (consulté le )
- ↑ DH Les Sports+, « Menacée de mort sur les réseaux sociaux, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt va porter plainte », sur DH Les Sports +, (consulté le )
- ↑ « Elke Van den Brandt, Marc Van Ranst : de plus en plus de personnalités menacées, un danger pour la démocratie ? », sur RTBF (consulté le )
- ↑ DHnet, « La plainte d’Elke Van den Brandt pour "menaces de mort" contre Mauto Défense classée sans suite »
, sur dhnet.be, - ↑ « Good Move | Bruxelles Mobilité », sur mobilite-mobiliteit.brussels (consulté le )
- ↑ « Mobilité à Bruxelles: la guerre des pétitions largement en faveur des pro-Good Move », sur moustique.be, (consulté le )
- ↑ RTBF, « La revue de presse : Good move, bad move ? La mobilité bruxelloise est à la peine »
, sur rtbf.be, - ↑ source Belga auteur inconnu, « Elke Van de Brandt veut poursuivre le plan Good Move de manière plus étroite et participative », sur 7su7.be, (consulté le )
- ↑ Anne François, « Le nouveau gouvernement bruxellois, mené par le ministre-président Boris Dilliès (MR), a prêté serment devant le Parlement », sur VRT NWS, .
- ↑ « Elke Van den Brandt sur le plan Good Move : "On voit les résultats après 6 mois, la ville respire" »,
- ↑ « Elke Van den Brandt : « En matière de mobilité, toutes les ambitions sont maintenues » »,
- ↑ Comité Non au plan Good Move, « La FeBeT lance une pétition contre le maintien d’Elke Van den Brandt », (consulté le )
- ↑ « Moniteur belge », sur www.ejustice.just.fgov.be (consulté le )
- ↑ « Elke Van den Brandt - Ecolo-Groen », sur Sénat belge
- ↑ « Elke Van den Brandt reçoit un prix de la promotion du vélo à Lisbonne », sur Le Soir, (consulté le )