Elle (film, 2016)
Elle est un thriller germano-franco-belge réalisé par Paul Verhoeven et sorti en 2016. Il s'agit d'une adaptation du roman français « Oh… » de Philippe Djian, publié en 2012.
| Réalisation | Paul Verhoeven |
|---|---|
| Scénario | David Birke |
| Musique | Anne Dudley |
| Acteurs principaux |
Isabelle Huppert Laurent Lafitte Virginie Efira Anne Consigny Charles Berling |
| Sociétés de production | SBS Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Thriller |
| Durée | 130 minutes |
| Sortie | 2016 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Quinzième film du réalisateur, Elle marque son retour au long métrage, dix ans après la sortie de son précédent film, Black Book.
Le film est présenté en compétition au festival de Cannes 2016. En 2017, Paul Verhoeven et son actrice principale Isabelle Huppert obtiennent respectivement les Golden Globes du meilleur film étranger et de la meilleure actrice dans un film dramatique. Isabelle Huppert reçoit également une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice. Nommé onze fois aux César 2017, le film reçoit deux récompenses : le César du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour Isabelle Huppert.
Synopsis
modifierMichèle Leblanc est agressée et violée à son domicile par un homme cagoulé. Elle nettoie les traces et reprend sa vie sans alerter la police ; elle se méfie de la police à cause du passé criminel de son père : il a été condamné comme tueur de masse et attend son audience de libération conditionnelle. Elle dirige un studio de jeux vidéo prospère, faisant face aux revendications de ses employés. Elle entretient une liaison avec Robert, le mari de son amie et associée Anna, et flirte avec son voisin, Patrick. Elle est distante avec son fils Vincent. Ses relations avec sa mère, Irène, sont tendues, Michèle lui reprochant son narcissisme et ses liaisons avec des hommes plus jeunes.
Michèle reçoit des messages anonymes de son agresseur et soupçonne tour à tour plusieurs hommes de son entourage. Elle pense d’abord à Kurt, un employé, après la diffusion à l’ensemble de l’entreprise d’une animation 3D représentant son viol ; elle asperge de gaz au poivre un rôdeur près de chez elle et qui se révèle être son ex-mari Richard. Elle apprend qu’un employé a créé l’animation (qui a été piratée et diffusée par un de ses collègues), mais n'est pas l’agresseur. La veille de Noël, Irène est victime d’un AVC et demande à sa fille d’aller voir son père ; plus tard, Michèle est de nouveau attaquée chez elle, blesse la main de son agresseur, le démasque et découvre qu’il s’agit de Patrick. Elle connaît son identité, sait qu'il peut entrer chez elle, mais ne porte toujours pas plainte et ne renforce pas sa sécurité.
Sa mère meurt, la libération conditionnelle de son père est refusée ; Michèle se rend à la prison : il s'est pendu dans sa cellule. Sur le chemin du retour, elle a un accident de voiture ; elle contacte ses proches puis appelle Patrick, qui la sort du véhicule et la soigne. Elle entame alors avec lui une relation sexuelle, rejouant des scènes explicites de viol dans un cadre consenti où Patrick doit « croire » à la contrainte.
À l’approche de la soirée de lancement du nouveau jeu du studio, Michèle se dit désabusée, avoue à Anna sa liaison avec Robert et affirme à Patrick qu’elle a l’intention de prévenir la police. Elle laisse volontairement son portail ouvert ; Patrick entre et l’attaque à nouveau. Son fils, Vincent, déjà dans la maison, surprend Patrick et le frappe mortellement.
Michèle échangera brièvement avec l’épouse de Patrick, Rebecca, qui déménage ; Rebecca la remercie d’avoir « satisfait les besoins » de son mari, laissant entendre qu’elle connaissait ses penchants. Vincent s’affirme davantage dans sa vie personnelle et professionnelle. Michèle se réconcilie avec Josie puis avec Anna, qui lui propose d’emménager chez elle, ses relations avec Robert étant rompues.
Fiche technique
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

- Titre original : Elle
- Réalisation : Paul Verhoeven
- Scénario : David Birke (adapté en français par Harold Manning), d'après le roman « Oh… » de Philippe Djian, publié en 2012
- Direction artistique et décors : Laurent Ott
- Costumes : Nathalie Raoul
- Photographie : Stéphane Fontaine
- Son : Katia Boutin, Jean-Paul Mugel et Alexis Place
- Montage : Job ter Burg
- Musique : Anne Dudley
- Supervision musicale : Elise Luguern
- Production : Saïd Ben Saïd et Michel Merkt
- Sociétés de production : SBS Productions ; SBS Films, France 2 Cinéma, Entre Chien et Loup, Twenty Twenty Vision[1],[2] (coproduction)[3]
- Société de distribution : SBS Distribution (France)
- Budget : 8,21 millions d'euros[4]
- Pays de production :
Belgique,
France,
Allemagne - Langue originale : français[5]
- Format : couleur - Ratio : 2,39:1
- Genre : thriller, comédie noire, drame
- Durée : 130 minutes
- Dates de sortie[6] :
- France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale)
- Belgique et Suisse :
- Classification :
Distribution
modifier- Isabelle Huppert : Michèle Leblanc
- Laurent Lafitte : Patrick, le voisin de Michèle
- Anne Consigny : Anna, l'amie et collègue de Michèle
- Charles Berling : Richard, l'ex-mari de Michèle
- Virginie Efira : Rebecca, l'épouse de Patrick
- Judith Magre : Irène, la mère de Michèle
- Christian Berkel : Robert, le mari d'Anna et l'amant de Michèle
- Jonas Bloquet : Vincent, le fils de Michèle
- Alice Isaaz : Josie, la compagne de Vincent
- Vimala Pons : Hélène, la compagne de Richard
- Raphaël Lenglet : Ralph, le compagnon d'Irène
- Arthur Mazet : Kevin, un employé de Michèle
- Lucas Prisor : Kurt, un employé de Michèle
- Hugo Conzelmann : Philipp Kwan
- Stéphane Bak : Omar, le collègue de Vincent
- Nicolas Beaucaire : l'agent immobilier
- Jean-Noël Martin : le maître d'hôtel
- Olivia Gotanegre : l'infirmière
- Caroline Breton : une jeune femme nue
Production
modifierGenèse et développement
modifierAprès Black Book (2006), le réalisateur Paul Verhoeven développe un projet de film sur Jésus de Nazareth, un autre sur le milieu des cartels de drogue mexicains intitulé Rogue, une adaptation du roman anticolonialiste de Louis Couperus, La Force des ténèbres, mais ne trouve pas les financements.
En 2012, il réalise un film expérimental de 55 minutes intitulé Tricked et admet que « l'expérience était peut-être plus intéressante que le film qui en a résulté »[7].
Le producteur Saïd Ben Saïd lui soumet alors le roman « Oh… » de Philippe Djian et Paul Verhoeven décide d'en faire un film : « C'était très différent de ce que j'avais fait auparavant. J'ai toujours pensé qu'il fallait ne jamais se répéter mais au contraire explorer de nouveaux territoires, ne pas se sentir en sécurité. D'un point de vue existentiel, c'est important de ne pas savoir ce qui vous attend. C'est ma manière de renouveler ma créativité, même si ça peut être effrayant. C'est pour cette raison que je n'ai jamais réalisé de suites à mes propres films qui ont fait l'objet de remakes ou de sequels[8]. »
Le réalisateur est intéressé par l'héroïne ainsi que par la structure du récit. « À la lecture du livre, j'ai immédiatement aimé cet équilibre entre le thriller et tout ce que ses relations avec autrui révèlent de sa personnalité. Son caractère est défini par la manière dont elle traite les autres. Il n'y a aucune introversion ni d'explication psychologique à son comportement. Elle est simplement définie par ses actions[8] ». Paul Verhoeven voit un parallèle entre l'histoire de Elle et celle de l'un de ses films préférés, Belle de jour de Luis Buñuel (une femme riche se prostitue parce qu'elle s'ennuie) : « Il y a quelque chose de Belle de jour dans Elle dans le sens où mon film aborde aussi des comportements jugés immoraux ou anormaux en les traitant comme s'ils étaient normaux[9]. »
Le projet, dévoilé en pendant le Marché du film de Cannes, est annoncé comme « du pur Verhoeven, extrêmement érotique et pervers[10] ». Le coproducteur du film Arte France Cinéma le décrit comme un « portrait de femme dans lequel on retrouve la verve, la violence, l’énergie vitale et les talents de satiriste » du réalisateur[11].
Le film, rebaptisé Elle, devait être filmé à Boston, en langue anglaise. Paul Verhoeven dira qu'il est impossible de tourner un tel sujet aux États-Unis[12]. Il choisit de tourner en langue française et à Paris, avec le producteur Saïd Ben Saïd[13]. Il suit des cours intensifs de français, pendant quinze jours, dans un institut de langue aux Pays-Bas[14].
Attribution des rôles
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Pour le rôle principal, Paul Verhoeven recherche une actrice « prête à assumer ». Il rencontre Nicole Kidman[15], Marion Cotillard, Diane Lane, Sharon Stone et Carice van Houten. En , Isabelle Huppert est confirmée dans le rôle de Michèle[16]. L'actrice est sensible à la puissance du roman (Philippe Djian l'aurait écrit en pensant à elle), et à la force du personnage[17] :
Huppert admire les films de Verhoeven et le décrit comme « l'un des plus grands réalisateurs au monde pour moi »[18]. En , Virginie Efira, Laurent Lafitte, Anne Consigny et Charles Berling rejoignent le projet[19].
Tournage
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Le tournage débute à Paris, le , pour une durée de trois mois[20] ; cinq semaines seront passées dans une villa de Saint-Germain-en-Laye[21].
Une scène, prévue dans un commissariat, est annulée à la suite des attentats survenus à Paris entre les 7 et de la même année. Durant le tournage, le réalisateur et certains acteurs envoient des messages de soutien aux victimes de l'attaque du musée du Bardo, le [22]. Le film a été également tourné rue Adrien-Agnès à Stains, au centre de tir de La Courneuve, à la prison de la Santé et à celle de Fresnes, au cimetière du Père-Lachaise et à La Celle-Saint-Cloud.
Pour la mise en scène, Paul Verhoeven s'inspire de Huit et demi de Federico Fellini, La Règle du jeu de Jean Renoir et La Soif du mal d'Orson Welles, des films « toujours en mouvement ». Dans un entretien avec les Cahiers du cinéma, il dit « utiliser le montage dans un sens hitchcockien, de manière à ce qu'il ne soit pas trop visible. J'essaie de monter en utilisant le mouvement des acteurs. On ne coupe pas les êtres dans la vie ! »[23]. Il tourne avec deux caméras numériques Arriflex Alexa simultanément, avec deux focales différentes[24]. « Aujourd'hui, le temps donné au réalisateur pour faire son film a diminué de 40 à 50 pour cent. Travailler avec deux caméras résout une partie du problème tout en vous donnant la possibilité de faire des choses que vous n'auriez pas pu faire auparavant[14]. »

Paul Verhoeven parlera d'un tournage « difficile »[25] mais admettra avoir vécu une aventure « extrêmement heureuse »[26]. Il ajoute qu'il s'agit peut-être de son film le « plus subversif » mais dément que ce soit un film érotique.
Il décrit sa collaboration avec Isabelle Huppert[14] :
Isabelle Huppert parle d'une expérience « formidable[27] » malgré « douze semaines de travail exténuantes[28] ». L'élément le plus intéressant du film est son ambiguïté continuelle, comme l'explique le réalisateur : « Effectivement, c’est toujours ambigu. Il est difficile de comprendre entièrement cette femme ; tout est flottant, les intrigues se mêlent. J’avais déjà fait ça dans d’autres films. Notamment Total Recall, dans un registre différent, en mélangeant rêve et réalité. À la fin, on ne sait pas très bien quoi penser, ce n’est pas clair. J’aime multiplier les hypothèses. Comme dans la vraie vie, on ne sait pas ce qui se cache derrière un visage souriant. Ou pas[29]. »
Pendant la scène de viol, Isabelle Huppert se débat puis dit « arrête ! » en français, ce qui n'est pas dans le scénario. Huppert explique[30] : « C’était très violent, il faut dire. J’avais un peu peur, aussi. Donc, je devais leur faire comprendre qu’il ne fallait pas aller plus loin… Parfois, quand il y a des scènes très physiques, comme celle-là, on peut se faire mal. Ça fait partie des choses qui vous échappent. Il n’était pas prévu que je dise « Arrête ! » encore moins que je le dise en français. Je sentais qu’il fallait qu’ils entendent quelque chose de différent »,
Musique
modifierLa bande originale du film est publiée le chez Sony Classical[31].
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par le générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici, ainsi que par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
Des musiques additionnelles sont présentes dans le film mais non recensées par l'IMDb.
- Do the strand - Roxy Music
- Los Angeles - Las Aves
- Knight Moves - Chilly Gonzales
- The Prize - Gravenhurst
- Der, welcher wandert diese Strasse voll Beschwerden - La Flûte enchantée - Mozart
- Divertimento n° 1 (it) - Andante, KV 136 - Mozart
- Concerto pour hautbois Op. 9 n°11 en Si bémol majeur - Tomaso Albinoni
- Warfare - Philip Guyler
- Storm Catcher - Mitch A. Lijewski & Chris Field (en)
- Lonely Boy - Mike Verzi / Pete Masitti
- Vis ta vie - Christian Marsac
- Come follow me - Bob Bradley (en)
- Alpha Level - Terry Devine-King & Evelyn Glennie
- Battle Hordes - Dan Skinner & Adam Skinner
- Hold On - Gareth Johnson
- Game Audio Factory - Henri-Pierre Pellegrin
- Strike Down - Kes Loy & Richard Kimmings
- lust for life - iggy pop
Accueil
modifierPromotion
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En , Le Journal de Saint-Germain-en-Laye publie un entretien avec Isabelle Huppert illustré des premiers visuels officiels : quatre photographies du tournage où apparaissent Huppert, Verhoeven, Anne Consigny, Virginie Efira, Laurent Lafitte, Vimala Pons et Charles Berling[21]. L'affiche définitive et la bande annonce sont dévoilées en [32]. En , Le Film français annonce que la date de la sortie du film prévue en France au est avancée au [33]. Le , la sélection officielle en compétition du film au Festival de Cannes 2016 est annoncée[34]. Paul Verhoeven revient au Festival vingt-quatre ans après de Basic Instinct[35]. Le même jour, quatre nouveaux visuels sont dévoilés sur le site Internet du distributeur[36].
Accueil critique
modifier| Site ou magazine | Note |
|---|---|
| Allociné | 4,4/5[37] |
| Rotten Tomatoes | 91%[38] |
| Metacritic | 89/100[39] |
Le film est apprécié par la critique lors de sa présentation au Festival de Cannes 2016 ; l'équipe reçoit une ovation debout de près de sept minutes[40]. Pour Stéphane Delorme des Cahiers du cinéma, c'est « un retour foudroyant du Hollandais. Nous n’osions rêver d’un film aussi audacieux, aussi généreux, dont la fiction foisonnante vient fortement interroger le cinéma français sur son propre terrain. »[41] Pour Jean-Philippe Tessé, également des Cahiers du cinéma, « c'est une grande joie de retrouver Paul Verhoeven dans une telle forme. Il faut toute son audace pour plonger avec une telle agilité et un tel plaisir dans une histoire aussi dingue. Elle est un film très noir et très drôle, un film vraiment tordu et vraiment fou. »[42] Pour Christophe Narbonne et Gérard Delorme, du magazine Première, Paul Verhoeven signe avec Elle « son film sans doute le plus féroce depuis Le Quatrième Homme[43] », un « film choc, portrait sadomasochiste d'une grande bourgeoise au passé trouble. Avec une Isabelle Huppert grandiose[44] ». Pour Fausto Fasulo de Mad Movies, il s'agit d'un « portrait de femme d'une infinie complexité et dont chaque précieuse nuance nous renvoie à la beauté amorale de certains romans porno japonais des années 70 » et ajoute qu'en « à peine quelques secondes de film, l'évidence nous transperce : ni le temps, ni l'expatriation n'ont jugulé la vigueur, la précision et le goût du risque d'un réalisateur dont on a peut-être oublié - ou sous-estimé - la capacité à revitaliser ses obsessions quand il change de genre ou de pays d'adoption[45]. » Pour Thierry Chèze de Studio Ciné Live, il s'agit d'un « Verhoeven majeur » où « la perversité est élevée au rang de (grand) art » et où « chaque plan, superbement construit, baigne dans cette ambiguïté perverse qui entraîne le récit sur une palette inouïe de sensations diverses, de la violence frontale à la farce burlesque[46]. » Pour Louis Guichard, de Télérama, le film montre une « Isabelle Huppert époustouflante, au bord de l'ambiguïté vénéneuse[47] ».
Box-office
modifierLa sortie nationale du film en France a lieu le sur 290 écrans[48]. Il cumule 213 665 entrées durant sa première semaine d'exploitation et se classe en troisième position au box office après les blockbusters Warcraft : Le Commencement et X-Men: Apocalypse[49]. Elle totalisera 636 312 entrées[48]. Paul Verhoeven efface l'échec commercial de Black Book (124 887 entrées)[50],[51].
Aux États-Unis, Elle sort dans une combinaison limitée de salles et rapporte plus d'un million de dollars durant neuf semaines[52]. À la suite de son succès aux Golden Globes et la nomination aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice, le long-métrage voit augmenter les copies distribuées en salles (209), en engrangeant plus de 700 000 dollars de recettes durant la période post-Golden Globes et dépasse les 2 millions de dollars[52].
Dans le monde, le film rapporte 12 748 594 dollars[52] .
Distinctions
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Le film est présenté en compétition dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2016. Il est nommé au prix du meilleur film au Festival du film de Londres et au Lisbon & Estoril Film Festival, et à celui du public au Festival international du film de Melbourne et au New Zealand International Film Festival. Il obtient le Grand Prix du International Cinephile Society Awards 2016[53].
Il se classe en deuxième position dans le Top 10 2016 des Cahiers du Cinéma (derrière Toni Erdmann)[54] et no 3 dans le Top 30 2016 du British Film Institute[55] ainsi que dans le Top 10 2016 du Cercle.
Références vidéoludiques
modifierDans le livre de Philippe Djian, l'héroïne travaille dans le monde du cinéma. Le réalisateur suit les conseils de sa fille qui lui souffle l'idée du domaine des jeux vidéo[13].
Michèle, directrice d'une société de développement de jeu vidéo, permet de nombreuses références à ce médium et à la pop-culture : le nom de la société Activision et le terme gamer sont utilisés dans un dialogue, des extraits du jeu Styx: Master of Shadows et un poster du jeu vidéo The Last of Us apparaissent, et le montage du jeu avec le visage de Michèle, diffusé dans l'entreprise, fait référence au hentai et aux films mettant en scène des tentacules érotiques.
Notes et références
modifier- ↑ « Casting et équipe technique » [vidéo], sur Allociné.
- ↑ « Elle : Verhoeven en plein tournage », sur Cineuropa, (consulté le )
- ↑ « Page officielle du film », sur sbs-distribution.fr
- ↑ « Paul Verhoeven, un Français d'adoption », sur Cineuropa, (consulté le )
- ↑ (it) « Paul Verhoeven sul set a Parigi per "Elle", suo primo film in lingua francese », sur farefilm.it via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Dates de sortie » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database
- ↑ Olivier Bonnard, « Paul Verhoeven : "J’ai un peu l’impression d’être enterré vivant." », sur L'Obs, Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- 1 2 Jean-Sébastien Chauvin et Stéphane Delorme, L'ironie est un art perdu : entretien avec Paul Verhoeven, Les Cahiers du Cinéma, , p. 8.
- ↑ Gilles Esposito et Cédric Delelée, « Paul Verhoeven - En terre étrangère », Mad Movies, no 296, , p. 40-43
- ↑ (en) Taylor Lindsay, « Coming to Cannes From Wild Bunch : 'Spring Breakers 2' and Gaspar Noe's Sex Celebration 'Love' », sur Indiewire, (consulté le ).
- ↑ « Communiqué de presse - Cinq nouvelles coproductions d’Arte France cinéma », sur Arte, (consulté le ).
- ↑ Toma Clarac, « PAUL VERHOEVEN, DE ROBOCOP À JÉSUS CHRIST », sur GQ Magazine, GQ France, (consulté le ).
- 1 2 Laurent Djian, « Paul Verhoeven - Le Grand entretien », Studio Ciné Live n°79, , p. 10 à 14
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- ↑ (nl) « Nicole Kidman in erotische thriller », sur De Telegraaf, (consulté le ).
- ↑ Brigitte Baronnet, « Paul Verhoeven : un film en français avec Isabelle Huppert », sur AlloCiné, (consulté le ).
- ↑ Guillaume Bonnet, Show girl, Première, , p. 36.
- ↑ (en) Katie Walsh, « Interview : Isabelle Huppert Talks Her Favorite Films Of 2014, The State Of Cinema, Michael Haneke & More », sur Indiewire, (consulté le ).
- ↑ Brigitte Baronnet, « Virginie Efira rejoint Isabelle Huppert dans le nouveau film du réalisateur de Basic Instinct », sur AlloCiné, (consulté le ).
- ↑ Fabien Lemercier, « Elle : Verhoeven en plein tournage », sur Cineuropa, (consulté le ).
- 1 2 Le Journal de Saint-Germain, « Isabelle Huppert: si loin, si proche », sur calameo.com, (consulté le ).
- ↑ « EN IMAGES. Paul Verhoeven et ses acteurs posent pour la Tunisie », sur Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Jean-Sébastien Chauvin & Stéphane Delorme "L’ironie est un art perdu entretien avec Paul Verhoeven", Octobre 2015 n°715. p. 17. sur le site Cahiers du Cinema.
- ↑ Jean-Sébastien Chauvin & Stéphane Delorme "L’ironie est un art perdu entretien avec Paul Verhoeven", Octobre 2015 n°715. p. 17 sur le site Cahiers du Cinema.
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- ↑ [vidéo] « VALLEY OF LOVE -conférence- (vf) Cannes 2015 », sur YouTube
- ↑ Laurent Djian, « Quand Isabelle Huppert est interviewée par ses confrères », sur L'Express, (consulté le ).
- ↑ Romain Le Vern, « POURQUOI « ELLE » DE PAUL VERHOEVEN SERA TRÈS CHAOS », sur chaosreigns.fr via Wikiwix, (consulté le ).
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- ↑ Clément Cusseau, « Bande-annonce Elle : une troublante Isabelle Huppert dans le nouveau Verhoeven », sur AlloCiné, (consulté le ).
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- ↑ Thomas Baurez, « Festival de Cannes 2016 : Elle, de Paul Verhoeven », sur L'Express, (consulté le ).
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- ↑ (en) « Elle » [vidéo], sur rottentomatoes.com via Internet Archive, Rotten Tomatoes (consulté le ).
- ↑ (en) « Elle », Metacritic (consulté le ).
- ↑ [vidéo] « ELLE - Rang I - VO - Cannes 2016 », sur YouTube
- ↑ Stéphane Delorme "Édito Brise Cannoise", Mai 2016 n°722 sur le site Cahiers du Cinema.
- ↑ Jean-Philippe Tessé "Basique instinct", Mai 2016 n°722 sur le site Cahiers du Cinema.
- ↑ Christophe Narbonne, « Elle de Paul Verhoeven », Première, no 471, , p. 53
- ↑ Gérard Delorme, « Elle de Paul Verhoeven », Première, no 471, , p. 99-101
- ↑ Fausto Fasulo, « Elle de Paul Verhoeven - Une femme libérée », Mad Movies, no 296, , p. 36-39
- ↑ Thierry Chèze, « Elle de Paul Verhoeven », Studio Ciné Live, no 79, , p. 108
- ↑ Louis Guichard, « Télérama », Hebdomadaire, .
- 1 2 « Elle (2016) », sur JP Box-Office (consulté le ).
- ↑ « CLASSEMENT HEBDOMADAIRE FRANCE 25-31 MAI 2016 », sur jpbox-office.com via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Paul Verhoeven (Réalisateur hollandais) », sur jpbox-office.com.
- ↑ « Paul Verhoeven au box-office : de Robocop à Elle ! », sur Avoir Alire - aVoir-aLire.com (consulté le ).
- 1 2 3 http://www.boxofficemojo.com/movies/?id=elle.htm
- ↑ « Elle » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database
- ↑ Top Ten 2016, Décembre 2016 no 728 sur le site Cahiers du Cinéma.
- ↑ (en) « The best films of 2016 »,
- ↑ « Elle de Paul Verhoeven, encore sacré, par le Syndicat de la critique cette fois », Télérama, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Ariane Allard, « Un conte moderne et décapant », Positif, no 664, Institut Lumière/Actes Sud, Paris, , p. 13-14, (ISSN 0048-4911)
- Propos de Paul Verhoeven recueillis par Michel Ciment et Philippe Rouyer, « Je ne peux pas m'empêcher d'être excessif », Ibid., p. 15-19
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- « Elle », sur www.sbs-distribution.fr (consulté le )
- « "Elle" de Paul Verhoeven, l'avis du Masque et la Plume », sur www.radiofrance.fr (consulté le )
