Ellen Margaret Scanlan
Ellen Margaret « Nelle » Scanlan, née le à Picton et morte le à Wellington, est une journaliste et romancière néo-zélandaise.
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Terrace End Cemetery (en) |
| Surnom |
Awapuni |
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Romancière, journaliste indépendant |
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Biographie
modifierNelle Scanlan naît le à Picton. Sa famille s'installe à Blenheim lorsqu'elle a 5 ans, puis déménage de nouveau à la fin des années 1890, cette fois à Palmerston North. Elle y travaille comme dactylographe pendant quelques années, avant de fonder son entreprise de secrétariat tout en rédigeant à l'occasion des articles de presse et des nouvelles comme indépendante[1].
Encore jeune femme, Scanlan soumet un poème au Bulletin, qui lui vaut un refus ainsi qu'un commentaire cinglant dans la rubrique Red Page. Elle tente à nouveau auprès du magazine féminin The New Idea, mais cette seconde tentative est également refusée[2].
Au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, Scanlan se porte volontaire pour se rendre à Awapuni où se trouve la majorité des troupes de l'île du Nord. Elle consigne différentes informations personnelles sur les soldats dans leur dossier, à l'aide de la dactylographie[3]. Scanlan retourne chez elle à la fin du mois de [3], puis devient éventuellement reporteuse et secrétaire de rédaction pour le Manawatū Daily Times[1]. Elle commence sa carrière de journaliste indépendante en 1919. Elle couvre la Conférence navale de Washington aux États-Unis de 1921 à 1922. Étant la seule femme, elle se fait connaître comme l'« ambassadrice » itinérante de la Nouvelle-Zélande[1]. Pendant sa présence à Washington, D.C., elle écrit Boudoir mirrors of Washington qui est publié anonymement en 1923, ouvrage contenant les biographies de plusieurs femmes éminentes de Washington[1],[3], tels que Alice Roosevelt Longworth, Edith Wilson et Florence Harding[4]. Elle rédige également des articles sur des événements mondains et des personnalités locales pour le New York Times et le Women's News Service[2].
Elle s'installe en Angleterre en 1923 et y reste pendant 25 ans. Elle couvre la vie de personnes riches et célèbres, des événements royaux et l'actualité publique et politique anglaise et européenne. Elle devient familière avec des écrivains anglais, tels que John Galsworthy et H. G. Wells. Elle visite la Nouvelle-Zélande tous les 5 ans environ, par exemple en 1927 lors de la visite royale en Nouvelle-Zélande (en), et en 1933 dans le but de participer à la fondation du New Zealand PEN Centre (en) et du New Zealand Women Writers' and Artists' Society (en). Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Scanlan se trouve en Nouvelle-Zélande et n'est pas en mesure de voyager, et devient alors animatrice de radio. Après un dernier voyage en Angleterre en 1944, Scanlan s'installe définitivement à Paraparaumu Beach où elle écrit son dernier roman en 1952. Elle meurt le à Wellington[1].
Elle écrit quinze romans au total[1]. Elle commence en 1930 à écrire son premier roman, The Top Step, à la suite d'une soirée qui l'a mise en colère. Le roman, qui explore les relations au sein d'une famille élargie, est publié en 1931[5]. Elle publie le premier roman de la série Pencarrow en 1932, également centré sur les relations familiales[6]. Les romans de cette série sont édités plusieurs fois dans les années 1930 et réimprimés dans les années 1950, les ventes cumulées des deux éditions en Nouvelle-Zélande dépassent 80 000 exemplaires, un record pour une fiction écrite par une Néo-Zélandaise[1],[7]. Les romans de la série Pencarrow sont les premiers best-sellers écrits par une Néo-Zélandaise, se déroulant en Nouvelle-Zélande et s'adressant au marché néo-zélandais[8].
Œuvres
modifier- (en) Boudoir mirrors of Washington (Biographies de femmes), Philadelphia, The John C. Winston Company, (réimpr. 2022) (OCLC 565971528)
- Série Pencarrow
- (en) Pencarrow, London, Jarrolds (no 1), (réimpr. 1958, 1982), 320 p. (OCLC 12268108)
- (en) Tides of youth, London, Jarrolds (no 2), (réimpr. 1958, 1982), 287 p. (OCLC 5082998)
- (en) Winds of heaven, London, Jarrolds (no 3), (réimpr. 1998), 320 p. (OCLC 154298530)
- (en) Kelly Pencarrow, London, Robert Hale (no 4), , 352 p. (OCLC 70444643)
- (en) March Moon, London, Hale, , 235 p. (OCLC 154682955)
- (en) The rusty road, London, Hale, , 334 p. (OCLC 54318030)
- (en) The young summer, London, Hale, , 320 p. (OCLC 30204597)
- (en) Road to Pencarrow (Autobiographie), London, Hale ; Whitcombe & Tombs, , 192 p. (OCLC 5387097)
Distinctions
modifier- 1965 : membre de l'Empire britannique (MBE)[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Terry Sturm, « Scanlan, Ellen Margaret »
, sur Dictionary of New Zealand Biography (consulté le ) - 1 2 Moffat 2007, p. 56.
- 1 2 3 (en) Val Burr, « Back Issues: The intrigue of ‘Awapuni’ and her diary of wartime Palmerston North », sur Stuff, (consulté le )
- ↑ Moffat 2007, p. 56-57.
- ↑ Moffat 2007, p. 57.
- ↑ Moffat 2007, p. 58.
- ↑ Moffat 2007, p. 61.
- ↑ Moffat 2007, p. 55.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier(en) Kirstine Moffat, « Ellen Margaret (Nelle) Scanlan, 1882–1968 », Kōtare New Zealand Notes & Queries, vol. 7, no 1, , p. 55-62 (lire en ligne
[PDF])
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :