Emilio Caldara
Emilio Caldara, né le à Soresina et mort le à Milan, est un homme politique socialiste italien. Il est le premier maire socialiste de Milan (-)[1].
| Député XXVIIe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXVIe législature du royaume d'Italie | |
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| Maire de Milan |
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Biographie
modifierFormation et premiers engagements au PSI
modifierIssu d'une famille modeste, après des études de droit à l'Université de Pavie, il s'installe en 1891 à Milan, où il commence sa carrière professionnelle. Il s'engage rapidement en politique au sein du Parti socialiste italien (PSI), collaborant notamment à la revue Critica Sociale et se rapprochant des positions réformistes de Leonida Bissolati et Filippo Turati.
En 1899, il est élu conseiller municipal pour la première fois ; les élections donnent une majorité de gauche, le PSI soutenant de l'extérieur le gouvernement du maire radical Giuseppe Mussi et rejoignant plus tard le gouvernement de Giambattista Barinetti. En 1901, il est nommé secrétaire général de la toute nouvelle ANCI, l'Association nationale des municipalités italiennes ; il occupe ce poste jusqu'en 1916. En 1905, il ne se représente pas aux élections municipales, mais se présente aux élections de 1910. Une majorité conservatrice remporte ces élections, et le PSI se retrouve dans l'opposition.
Les élections générales de 1913 voient une nouvelle progression du soutien au PSI, qui aborde alors les élections municipales de 1914 avec de grands espoirs. La liste socialiste obtient le plus grand nombre de voix, bénéficiant d'une très large majorité, soit 64 sièges sur 80, et Caldara (à la suite de la démission du chef de liste Luigi Majno) devient maire de Milan, le premier issu du PSI..
Maire socialiste de Milan (1914-1920)
modifierEn tant que maire, son action vise à accroître l'aide publique aux chômeurs et aux classes les plus défavorisées, notamment par le biais du contrôle des prix. Il œuvre pour la municipalisation de la ville, à tel point qu'en 1916 les transports publics sont municipalisés, et pour une série de grands travaux publics, dont la construction de la Città studi. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, Caldara étend le réseau d'assistance publique, impliquant toutes les forces politiques ; il reste neutre même s'il intervient pour demander une enquête plus approfondie avant d'expulser du PSI Mussolini, alors membre de sa majorité comme membre du Conseil municipal.

Représentant de l'aile gradualiste du PSI, Caldara se trouve au cœur de critiques de toutes parts lorsque le parti voit émerger une majorité maximaliste qui, en 1917, propose de destituer tous les maires socialistes. La situation financière difficile de la municipalité de Milan, notamment à la fin de la guerre, contribue à la décision de Caldara de ne pas se représenter à la mairie en 1920. Lors des élections municipales de 1920, le PSI est confirmé comme la liste ayant obtenu le plus de voix et Caldara est élu avec le plus grand nombre de voix, mais il démissionne néanmoins de son poste de maire, laissant la place à Angelo Filippetti.
Député (1921-1929)
modifierCaldara quitte le conseil municipal de Milan en 1921, après son élection comme député aux élections générales. En 1922, il fait partie du groupe de députés réformistes exclus du PSI qui fondent le Parti socialiste unifié (PSU). Réélu député en 1924, il participe l'année suivante à la sécession de l'Aventin suite à l'assassinat par les fascistes de Giacomo Matteotti.
Le gouvernement fasciste le déchoit de son mandat de député en 1926.
L'« affaire Caldara » (1934)
modifierS'étant tenu à l'écart de la vie politique, il provoque en 1934 la consternation parmi les antifascistes en tentant de créer un magazine consacré au travail, à propos duquel il a une conversation avec Mussolini, qui avait conservé pour Caldara une forme de respect née des événements de leur expérience administrative passée. Cet épisode est se fait connaître à l'époque sous le nom d'« affaire Caldara » ou de « cas Caldara ».
Il est mort à Milan en 1942. Il repose dans la crypte du Famedio du cimetière monumental.
Notes et références
modifier- ↑ « Sindaci di Milano »
Bibliographie
modifier- Il caso Caldara dans Le culture politiche ed economiche del socialismo italiano dagli anni '30 agli anni '60, QFondazione G. Brodolini uaderni Le Culture del socialismo italiano, 4, 2015, pp.46-48.
- Carlo Cartiglia, I fiancheggiatori del fascismo: l’episodio Caldara del 1934, “Rivista di storia contemporanea”, n. 3, 1973.
- Carlo Cartiglia, Il « fascismo di fronda »: appunti e ipotesi di lavoro, Studi e documenti.
- Stefano Merli, La rinascita del socialismo italiano e la lotta contro il fascismo dal 1934 al 1939, Feltrinelli, Milano, 1963.
- Emilio Caldara, Il socialismo municipale: sei anni di amministrazione socialista, 3 luglio 1914 -3 luglio 1920, Milano, M&B Publishing, 2005.
- Maurizio Punzo, Un Barbarossa a Palazzo Marino: Emilio Caldara e la giunta socialista: (1914-1920), Milano, L'Ornitorinco, 2014.
- « Walter Marossi, Bandiere rosse a Palazzo Marino Storia delle elezioni comunali del 1914 »
- Emilio Caldara, una breve biografia
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :