Emma Marsantes

poétesse, autrice, photographe, plasticienne

Emma Marsantes, née en 1960, est une écrivaine, poétesse, photographe et plasticienne française.

Emma Marsantes
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Biographie

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Née en 1960 à Neuilly-sur-Seine où elle grandit, l’autrice suit des études de lettres modernes à l'Université de Nanterre, puis à la Sorbonne. Professeure de français, elle enseigne dans des collèges de la banlieue parisienne. Dans les années 1990, elle écrit de la poésie qu’elle publie dans les revues Phréatique et Polyphonies, et en 1993 dans l’ouvrage collectif L’ivre caravane, sur les traces d’Arthur Rimbaud[1].

À partir de 2009, elle s’oriente vers la photographie et l’art conceptuel[2]. Elle se forme aux Beaux-Arts de Nantes, à l’EFET à Paris, et sort diplômée en 2016 en art invisuel de l’École nationale d’art de Paris[1].

Elle adopte en littérature le pseudonyme d'Emma Marsantes[3] et publie en 2022 Une mère éphémère, un roman qui traite du suicide en 1980 d'une mère dans le contexte de violences familiales et d'inceste d'une famille bourgeoise de Neuilly-sur-Seine[3]. Ce roman est le début d’une trilogie où Mia, le double fictionnel de l’autrice, cherchera les raisons du suicide de sa mère, Elsa.

En 2023-2024, la romancière est accueillie en résidence par le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire[4]. Cette résidence d’écriture lui donne l’occasion de faire des recherches dans des archives et des lieux constitutifs de ce roman familial[5].

En janvier 2024, elle publie le second volet de l’histoire de Mia, sa vie de femme adulte et l’histoire d’une emprise dans Les fous sont des joueurs de flûte[6].

En juin 2024, lors d’une résidence de création à La Marelle à La Ciotat, elle travaille sur le troisième tome de la saga qu’elle compte appeler « Regarder ailleurs »[7]. En 2026, c’est finalement sous le titre N’efface pas mes cercles qu’Emma Marsantes publie l’ouvrage. La formule reprend la phrase qu’aurait, selon Plutarque et Valère Maxime, prononcée Archimède au seuil de sa mort[5].

Dans ce dernier tome de la trilogie, elle revient sur ce suicide de la mère de Mia pour l'inscrire dans la longue histoire familale de victimes sur quatre générations[8]. Le livre énonce dès le début que « l’oubli est la partie visible de l'inceste », une phrase dont Christine Angot souligne la beauté invraisemblable, saluant la puissance et la grâce de l’écriture d’Emma Marsantes[9].

Le Prix littéraire Pierre Mac Orlan 2026 lui est décerné et le roman est retenu dans plusieurs sélections pour des prix littéraires, le prix Goncourt 2026, les prix Femina, Médicis et Wepler-Fondation La Poste 2026[4].

Publications

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Notes et références

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  1. 1 2 « Emma Marsantes », sur La Marelle (consulté le )
  2. ↑ « Emma Marsantes », sur Site SGDL (consulté le )
  3. 1 2 Bertrand Leclair, « « Une mère éphémère », d’Emma Marsantes : condamnée à vivre sous l’éteignoir », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 Secretariat CCP, « Emma Marsantes en lice pour plusieurs prix littéraire | CCP », (consulté le )
  5. 1 2 Johan Faerber, « Emma Marsantes : « En suivant ces destins de femmes opprimées, j’ai réalisé combien, paradoxalement, le patriarcat a détruit les deux sexes » (N’efface pas mes cercles) », sur Collateral, (consulté le )
  6. ↑ « «Les fous sont des joueurs de flûte» d’Emma Marsantes, emprise mâle », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ Jade Renault, « Emma Marsantes à La Ciotat », sur La Marelle (consulté le )
  8. ↑ Amaury da Cunha, « Avec « N’efface pas mes cercles », Emma Marsantes établit la fascinante généalogie du suicide d’une femme », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ La grande librairie, « Leïla Slimani, Christine Angot, Vincent Lindon, Emma Marsantes, Boris Bergmann, Guillaume Gallienne » [vidéo], sur www.france.tv, (consulté le ), p. 1h24mn20sec

Liens externes

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