Emmanuel-Félicité de Durfort

diplomate et homme politique français

Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, né le à Paris et mort le à Versailles, est un militaire, homme politique et diplomate français, pair et maréchal de France.

Emmanuel-Félicité de Durfort
Huile sur toile de Jean Valade au musée Sainte-Croix (1747).
Fonction
Fauteuil 34 de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Versailles
Nationalité
Allégeance
Activités
Famille
D'Aumont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Angélique Victoire de Bournonville
Conjoint
Charlotte-Antoinette de La Porte Mazarin
Louise Françoise de Coëtquen
Enfants
Louise-Jeanne de Durfort
Emmanuel-Céleste de Durfort
Charles Armand Fidèle de Durfort, Comte de Duras (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Distinction
Blason.

Biographie

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À dix-huit ans, par démission de son père, Jean-Baptiste de Durfort, il est déjà duc et mousquetaire.

Il prit part à presque toutes les guerres de Louis XV :

  • campagne d'Italie (1733-1734),
  • campagne du Rhin (1735 et 1743),
  • campagne de Bavière (1742),
  • campagne de Flandre (1744-1745),
  • campagne d'Allemagne (1760-1761).

Le duc de Duras fut brigadier le , fut nommé, le de la même année, mestre de camp du régiment d'Auvergne puis maréchal de camp le , lieutenant-général le et maréchal de France en mars 1775.

Il fut ambassadeur en Espagne entre 1752 et 1755, créé pair de France en décembre 1755 et devenu maréchal de France, il reçut le commandement de la Bretagne, le gouvernement de Franche-Comté[1] et la place de premier gentilhomme de la Chambre du roi.

En 1755, il fut gouverneur du Château Trompette à Bordeaux. En 1757, il est nommé directeur de la Comédie-Française et de la Comédie-Italienne. Il fut élu membre de l'Académie française, le , où il siégeait au fauteuil no 34. Il aurait, dit-on, contribué à la rédaction d'articles de l'Encyclopédie sur la science militaire. Bibliophile, sa bibliothèque fut dispersée aux enchères en 1790.

Il se marie, une première fois, en , avec Charlotte Antoinette de La Porte Mazarin (1719 - 1735), fille unique du duc de Mazarin : d'où Louise-Jeanne, qui épouse le duc Louis-Marie d'Aumont ; parents de Louise d'Aumont épouse d'Honoré IV de Monaco.

Il épouse, en secondes noces, Louise Maclovie de Coëtquen en , fille de Malo III de Coëtquen qui est le fantôme de Combourg évoqué par Chateaubriand. En 1761, il vend une partie de la dot de son épouse, à savoir le comté de Combourg, au père de Chateaubriand. Parents du duc Emmanuel-Céleste.

Il appartenait à la loge maçonnique : l'Olympique de la Parfaite Estime[2]

Décorations

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Chevalier du Saint-Esprit Chevalier de la Toison d'or

Armoiries

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Armes d'Emmanuel-Félicité de Durfort

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la bande d'azur (de Durfort) ; aux 2 et 3, de gueules, au lion d'argent (Lomagne)[3],[4].

Ascendance & postérité

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Il est le père d'Emmanuel-Céleste de Durfort.

Notes et références

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  1. ↑ De 1770 à 1789, prenant la suite de son père.
  2. ↑ Roger Glachant, Suffren et le temps de Vergennes, p. 372.
  3. 1 2 Popoff 1996, p. 105.
  4. ↑ Bunel 1997-2011, p. Saint-Esprit (1789).
  5. ↑ Rietstap 1884.
  6. Roglo 2012.
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Médiagraphie

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Bibliographie

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Sitographie

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Liens externes

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Annexes

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