Emmanuelle Lainé
Emmanuelle Lainé (née en 1973 à Paris) est une artiste plasticienne française dont le travail se situe au croisement de la photographie, de la sculpture et de l’architecture. Depuis le début des années 2000, elle développe des installations immersives in situ qui interrogent les dispositifs d’exposition, la matérialité des images et les conditions sociales et économiques des espaces de production artistique[1]. Elle vit et travaille entre la France, la Suisse et la Corse.
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Artiste, artiste d'installation, sculptrice, photographe, artiste vidéo |
| Formation | |
| Site web |
Formation
modifierDiplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Emmanuelle Lainé développe une pratique centrée sur l’exposition comme environnement construit, intégrant image, mobilier et architecture[1],[2].
Démarche artistique
modifierEmmanuelle Lainé investit les lieux d’exposition en les transformant en environnements perceptifs complexes. Par l’usage de photographies à l’échelle 1:1, de structures architecturales temporaires et d’effets d’anamorphose, elle produit des espaces stratifiés où les repères spatiaux sont volontairement troublés[3].
Ses installations jouent avec les caractéristiques propres au site d’accueil : volumes, circulations, mobiliers et contextes institutionnels sont intégrés ou rejoués dans une composition in situ. Les images ne fonctionnent pas uniquement comme des représentations mais comme des surfaces architecturales agissant sur la perception du lieu[1],[4].
Réception critique
modifierSon travail a été commenté dans la presse spécialisée et généraliste. Les Inrockuptibles évoquent une relecture contemporaine du motif de la vanité[5]. Le Journal des Arts souligne la construction d’illusions spatiales et la tension entre image et volume[3]. La revue Zérodeux analyse la dimension scénographique de ses dispositifs[4].
Dans son essai Working Conditions (2017), Nora Sternfeld interprète son installation au Palais de Tokyo comme une réflexion sur les conditions matérielles du travail contemporain[6]. Le commissaire Ralph Rugoff a pour sa part souligné la transformation des surfaces photographiques en éléments architecturaux actifs[7].
Expositions personnelles (sélection)
modifier- 2008 : Palais de Tokyo, Paris[8]
- 2014 : Fondation Pernod Ricard, Paris[9]
- 2016 : Villa Arson, Nice[10]
- 2017 : Palais de Tokyo, Paris[11]
- 2017 : Fondation LUMA, Arles[8]
- 2018 : FRAC Champagne-Ardenne, Reims[8]
- 2019 : Friche Belle de Mai, Marseille[8]
- 2023 : Le Portique, Le Havre ; Circuit, Lausanne[12]
- 2024 : Centre d’Art Contemporain d’Ivry – le Crédac[8]
Expositions collectives (sélection)
modifierPrix et résidences
modifierLiens externes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Déclaration volontaire – emmanuellelaine.com
- ↑ Kanal – Centre Pompidou : Emmanuelle Lainé
- 1 2 Le Journal des Arts – « Emmanuelle Lainé, berceuse d’illusions » https://www.lejournaldesarts.fr/expositions/emmanuelle-laine-berceuse-dillusions-138337
- 1 2 Zérodeux – Review : Emmanuelle Lainé https://www.zerodeux.fr/reviews/emmanuelle-laine/
- ↑ Les Inrockuptibles – « Emmanuelle Lainé réinvente l’art de la vanité » (10 décembre 2014) https://www.lesinrocks.com/arts-et-scenes/emmanuelle-laine-reinvente-lart-de-la-vanite-101005-10-12-2014/
- ↑ Nora Sternfeld – Working Conditions (2017) https://www.fondation-pernod-ricard.com/en/textwork/working-conditions
- ↑ Ralph Rugoff – « Words by Ralph Rugoff » (2015) https://emmanuellelaine.com/words-by-ralph-rugoff-2015
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 « Déclaration volontaire », sur emmanuellelaine.com
- ↑ « Emmanuelle Lainé réinvente l’art de la vanité », sur Les Inrockuptibles
- ↑ « Du grand art avec pertes et fatras », sur Libération
- ↑ « Au Palais de Tokyo et à Bétonsalon, les natures mortes contemporaines d’Emmanuelle Lainé », sur Le Quotidien de l’Art
- ↑ « Au Havre, la plasticienne Emmanuelle Lainé explique aux enfants son approche artistique critique de la société de consommation », sur France Info
- ↑ « Emmanuelle Lainé, hors du temps », sur Libération
- ↑ « Emmanuelle Lainé et les prisonniers de l’open space », sur Libération
- ↑ « Emmanuelle Lainé », sur InCorsicaMag