Moucherolle tchébec

espèce d'oiseaux
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Empidonax minimus

Empidonax minimus
Description de cette image, également commentée ci-après
Moucherolle tchébec.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Tyrannidae
Genre Empidonax

Espèce

Empidonax minimus
(Baird, WM & Baird, SF, 1843)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Moucherolle tchébec (Empidonax minimus) est une espèce de passereaux de la famille des Tyrannidae. Son nom est dérivé de son chant caractéristique, décrit comme ressemblant aux syllabes "tché-bec"[1].

Description

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Le moucherolle tchébec a le dessus olive brunâtre avec le croupion et le haut de la queue légèrement plus pâle tandis que le centre de la calotte est plus sombre. Les ailes sont foncées avec, pour les 6 primaires les plus à l'extérieur, une bande extérieure réduite vers la pointe, les petite et grande couvertures sont marquées de chamois plus ou moins pâle et forment 2 légères bandes, les secondaires se terminent et sont pointillées de blanc mat. La queue est brun grisâtre avec l'extérieur des plumes qui finissent en blanc brunâtre. Le tour de l'œil est blanc grisâtre, les lores sont blanc terne mixé de sombre. Les côtés de la tête et la nuque sont similaires au dessus, en moins soutenu pour la nuque qui est identique à la gorge. Le dessous est blanc grisâtre ou blanc jaunâtre pâle avec la poitrine ombrée de gris brunâtre. Le dessous des ailes est identique avec l'intérieur chamois clair à blanc jaunâtre[2].

Répartition

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Le moucherolle tchébec se rencontre aux Bahamas, au Belize, au Canada (passage), au nord du Costa Rica, aux États-Unis (à l'exception de l'ouest), au Guatemala, au Honduras, en Jamaïque (vagabond), au Mexique (à l'exception du nord-ouest), au Nicaragua, au Panama, à Saint-Pierre-et-Miquelon (passage), au Salvador et aux îles Turks-et-Caïcos[3].

Carte de répartition
  • Aire de nidification
  • Voie migratoire
  • Aire d'hivernage

Comportement et habitat

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Cette espèce fréquente les bords des forêts de conifères et les forêts assez ouvertes à feuillage caduc, les vergers, les bosquets et les bois abandonnés de peupliers et de bouleaux[4].

L'espèce est souvent grégaire, organisée en groupes denses pendant la période de reproduction ; les mâles chantent sans cesse et établissent un territoire, et se montrent typiquement agressifs, notamment vis-à-vis d'autres espèces comme la paruline flamboyante[1].

Nidification

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L'espèce pond 3 ou 4 œufs blancs ou crèmes dans un nid accroché à une branche ou posé sur une fourche d'arbre. Il est soigné et composé de fibres de plantes douces, d'herbe fine, de fines lanières d'écorce et de cheveux. Quelques nids peuvent être construits uniquement d'herbe et de lanières d'écorce[5].

Reproduction

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Le moucherolle tchébec se reproduit au sud du Yukon, au centre, à l'ouest et à l'est des monts Mackenzie, au nord de l'Alberta, au nord du Saskatchewan, au nord et au centre du Manitoba, au nord de l'Ontario, au sud du Québec, au Nouveau-Brunswick, du sud de la Nouvelle-Ecosse au sud de la Colombie-Britannique, sur l'île-du-Prince-Edouard, au centre du Montana, au nord-est du Wyoming, au centre et au sud-est du Dakota du Sud, à l'est du Nebraska, au sud-ouest du Missouri, au centre de l'Illinois, au centre et au sud de l'Indiana, au nord de l'Ohio, en Pennsylvanie, dans les Appalaches, à travers la Virginie occidentale, à l'ouest du Maryland, à l'ouest de la Virginie, à l'est du Tennessee, à l'ouest de la Caroline du Nord au nord-ouest de la Géorgie.

Il peut-être présent, en été, et se reproduire dans le nord-est de Washington et l'est du Kentucky.

Il passe l'hiver au Mexique (incluant la péninsule du Yucatan), sur les 2 côtes de l'Amérique centrale et, occasionnellement, au sud de la Californie, au sud du Texas et en Floride[6].

Une étude parue en 2025 réalisée en Alberta en comparant des données collectées sur 32 ans montre que ces oiseaux migrent en moyenne deux semaines plus tôt qu'auparavant, sans doute en réponse au changement climatique[7],[8].

Conservation

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Le nombre de moucherolles tchébec en Amérique du Nord a décliné de 53% depuis les années 1970[9]. Des données fédérales canadiennes estiment que les populations ont décru de 1,13% par an depuis les années 1970 (2,22% par an au Nouveau-Brunswick, 1,71% par an en Alberta)[10].

Cependant, on estime la population totale à 27 millions d'individus matures ; ceci, combiné au territoire étendu sur lequel on rencontre l'espèce, a contribué au classement de l'espèce par l'IUCN comme "préoccupation mineure"[11].

Sous-espèces

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D'après la classification de référence (version 7.2, 2017) du Congrès ornithologique international, cette espèce ne compte pas de sous-espèces.

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Enregistrement 1 :

Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 (en) Scott Tarof et James V. Briskie, « Least Flycatcher (Empidonax minimus), version 1.0 », Birds of the World, (ISSN 2771-3105, DOI 10.2173/bow.leafly.01, lire en ligne, consulté le )
  2. "Smithsonian miscellaneous collections", 1972, p. 468
  3. « Least Flycatcher (Empidonax minimus) », sur birdlife.org (consulté le ).
  4. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, 1949, p. 357
  5. Bird homes : the nests, eggs and breeding habits of the land birds breeding in the eastern United States; with hints on the rearing and photographing of young birds by Arthur Radclyffe Dugmore, 1902, p. 137 & 174
  6. Check-list of North American birds : the species of birds of North America from the Arctic through Panama, including the West Indies and Hawaiian Islands, prepared by the Committee on Classification and Nomenclature of the American Ornithologists' Union, 1983, p. 453
  7. (en) Myrthe Van Brempt, Geoffrey L. Holroyd et Glen T. Hvenegaard, « Phenological changes in sex- and age-differential autumn migration of the Least Flycatcher ( Empidonax minimus ) », The Wilson Journal of Ornithology, vol. 137, no 1, , p. 98–111 (ISSN 1559-4491 et 1938-5447, DOI 10.1080/15594491.2024.2444030, lire en ligne, consulté le )
  8. Radio-Canada, « Le chant du moucherolle tchébec est-il menacé par le climat albertain? », sur Radio-Canada, (consulté le )
  9. Devin R. de Zwaan, Niloofar Alavi, Greg W. Mitchell et David R. Lapen, « Balancing conservation priorities for grassland and forest specialist bird communities in agriculturally dominated landscapes », Biological Conservation, vol. 265, , p. 109402 (ISSN 0006-3207, DOI 10.1016/j.biocon.2021.109402, lire en ligne, consulté le )
  10. « Tendances annuelles : Moucherolle tchébec - Canada.ca », sur faune-especes.canada.ca (consulté le )
  11. BirdLife International (BirdLife International), « IUCN Red List of Threatened Species: Empidonax minimus », IUCN Red List of Threatened Species, (lire en ligne [archive du ], consulté le )