Empire Burlesque
Empire Burlesque est le vingt-troisième album studio de Bob Dylan, sorti en 1985.
| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré | juillet 1984, décembre 1984 à mars 1985 |
| Durée | 46:24 |
| Genre | rock, blues rock, pop, gospel |
| Producteur | Bob Dylan |
| Label | Columbia |
| Classement |
11e (Royaume-Uni) 33e (États-Unis) |
Albums de Bob Dylan
| Périodique | Note |
|---|---|
| AllMusic[1] | |
| Rolling Stone[2] | positive |
| Robert Christgau[3] | B+ |
| The New Rolling Stone Album Guide[4] | |
| Encyclopedia of Popular Music[5] |
Enregistrement
modifierEn 1984 Bob Dylan enregistre de nombreuses demos chez lui à Malibu en compagnie de nombreux musiciens de session.
L'enregistrement de l'album se fait par petites sessions éparses entre 1984 et 1985.
Dans ses Chroniques, Volume 1 évoque le choix d'Arthur Baker comme producteur de l'album:« Je n'ai pas beaucoup d'expérience pour ce qui est de faire sonner un disque[...] Je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Avec Arthur Baker… je suis simplement parti enregistrer tout un tas de morceaux un peu partout, puis, quand est venu le moment d'assembler cet album, je lui ai apporté tout ça et c'est lui qui a fait en sorte que ça sonne comme un vrai disque. » [6]
Chansons
modifier"Tight Connection to My Heart (Has Anybody Seen My Love)" avait déjà été envisagée et enregistrée pour l'album Infidels sous le titre "Someone's Got a Hold of My Heart" (Ces versions apparaissent dans les The Bootleg Series Volumes 1-3 (Rare and Unreleased) 1961-1991 et Springtime in New York: The Bootleg Series vol.16).
C'est Baker qui propose à Dylan de composer une chanson acoustique pour clore l'album. En rentrant à son hotel, passé minuit, Bob Dylan raconte:
« je sortais de l’ascenseur, une call-girl venait vers moi dans le couloir — cheveux blond pâle, vêtue d’un manteau de renard — des talons aiguilles qui auraient à vous transpercer le cœur. Elle avait des cernes bleus sous les yeux, eyeliner noir, des yeux sombres. On aurait dit qu’elle avait été battue et qu’elle avait peur de l’être à nouveau. À la main, un verre de vin d’un violet cramoisi. « J’ai vraiment envie d’un verre », m’a-t-elle dit en me croisant dans le couloir. Elle avait une beauté qui n’était pas faite pour ce genre de monde. »[6]
Cette rencontre inspire à Dylan la chanson "Dark Eyes".
Une version acoustique de la chanson "I'll Remember You" apparait dans le film Masked and Anonymous.
Titres
modifierToutes les chansons sont écrites et composées par Bob Dylan.
| No | Titre | Durée | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | Tight Connection to My Heart (Has Anyone Seen My Love?) | 5:19 | |||||||
| 2. | Seeing the Real You at Last | 4:18 | |||||||
| 3. | I'll Remember You | 4:12 | |||||||
| 4. | Clean Cut Kid | 4:14 | |||||||
| 5. | Never Gonna Be the Same Again | 3:06 | |||||||
| 6. | Trust Yourself | 3:26 | |||||||
| 7. | Emotionally Yours | 4:36 | |||||||
| 8. | When the Night Comes Falling from the Sky | 7:18 | |||||||
| 9. | Something's Burning, Baby | 4:51 | |||||||
| 10. | Dark Eyes | 5:04 | |||||||
| 46:24 | |||||||||
Musiciens
modifier- Bob Dylan : guitare, claviers, piano, harmonica, chant
- Mike Campbell, Mick Taylor, Ted Perlman, Ron Wood, Sid McGinnis, Stuart Kimball, Ira Ingber : guitare
- Robbie Shakespeare, Bob Glaub, Howie Epstein, Jon Paris : basse
- Sly Dunbar, Jim Keltner, Don Heffington, Anton Fig : batterie
- Bashiri Johnson : percussions
- Vince Melamed, Richard Scher : synthétiseur
- Alan Clark : synthétiseur, claviers
- Al Kooper : guitare rythmique, claviers
- Benmont Tench : claviers, piano, orgue Hammond
- Chops, Urban Blight Horns : cuivres
- David Watson : saxophone
- Peggie Blu, Debra Byrd, Carolyn Dennis, Queen Esther Marrow, Madelyn Quebec : chœurs
Production
modifier- Bob Dylan : production
- Josh Abbey : enregistrement
- George Tutko, Judy Feltus : technique
- Arthur Baker : mixage
Pochette
modifier- Nick Egan : conception
- Ken Regan : photographie
Références
modifier- ↑ (en) Stephen Thomas Erlewine, « Empire Burlesque », sur AllMusic (consulté le ).
- ↑ (en) Kurt Loder, « Empire Burlesque », Rolling Stone, (lire en ligne).
- ↑ (en) Robert Christgau, « Bob Dylan » (consulté le ).
- ↑ (en) « Bob Dylan », dans Nathan Brackett et Christian Hoard (éd.), The New Rolling Stone Album Guide, Simon & Schuster, , 4e éd. (ISBN 0-7432-0169-8).
- ↑ (en) Colin Larkin, « Bob Dylan », dans Encyclopedia of Popular Music, Omnibus Press, (ISBN 9780857125958).
- 1 2 Bob Dylan et Jean-Luc Piningre, Chroniques, Fayard, (ISBN 978-2-213-62340-5)
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :