L’engorgement mammaire se manifeste par une accumulation excessive de lait dans les seins[2]. Il est egalement possible d'avoir des douleurs et une sensation de dureté des seins[2]. De plus le mamelon peut s'aplatir, ce qui peut rendre l'allaitement difficile[2]. Ce phénomène se produit géneralement dans les jours qui suivent l’accouchement et affecte les deux seins[1],[3]. Les complications peuvent inclure une mastite, des crevasses aux mamelons ou l'arrêt de l'allaitement par la femme[1].
L'élimination du lait, l'utilisation d'un soutien-gorge spécialement conçu, la prise d'ibuprofène ou de paracétamol, ainsi que l'application de froid sont des mesures couramment employées[2][1].
L'évacuation insuffisante du lait maternel est la cause la plus fréquente constaté[1]. Cela peut se produire en raison d'un allaitement insuffisant, des tétées espacés, une succion inefficace du nourrisson ou d'une sécrétion excessive de lait[1]. D’autres facteurs de risque peuvent inclure les implants mammaires[1].
Pour atténuer les symptômes, il est possible de recourir à l'extraction manuelle partielle du lait[2]. Bien que cela puisse toutefois augmenter la production de lait[4]. Comme solution supplémentaire on peut se procurer un soutien-gorge spécialement conçu pour l'allaitement, la prise d'ibuprofène ou de paracétamol, ou l'application de compresses froides ou de feuilles de chou[2],[1]. En général, les symptômes s'améliorent dans les deux semaines suivant l'accouchement[1]. Environ 15% à 50% des femmes sont touchées[1].
↑Jacobs, Abou-Dakn, Becker et Both, «S3-Guidelines for the Treatment of Inflammatory Breast Disease during the Lactation Period: AWMF Guidelines, Registry No. 015/071 (short version) AWMF Leitlinien-Register Nr. 015/071 (Kurzfassung).», Geburtshilfe und Frauenheilkunde, vol.73, no12, , p.1202-1208 (PMID24771901, DOI10.1055/s-0033-1360115)