Ennemond de Lyon

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Ennemond (Aunemundus) ou Dauphin (Dalfinus) ou encore Chaumond[1] est un évêque de Lyon, il est mort martyr le à Chalon-sur-Saône. Il est inscrit au martyrologe romain et fêté le .

Ennemond
Fonction
Archevêque
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
ou Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Évêque catholique, prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Autres informations
Étape de canonisation
Fête
Saint Antoine, Marguerite and Ennemond.

Biographie

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Il fut élevé au palais sous Dagobert et Clovis II où il jouissait d'une certaine influence[2],[3] et fut parrain du fils aîné de Clovis II.

Les textes hagiographiques tardifs le disent issu d'une famille gallo-romaine bien que son nom soit d'origine germanique, plus courant chez les burgondes à la fin du Ve siècle. Ces mêmes textes lui attribuent un frère Dauphin (Dalfinus) préfet des Gaules. Les récits de ses contemporains Étienne de Ripon et Bède le Vénérable nomment l'évêque de Lyon Dalphinus et ne font aucune mention de son frère.

Succédant à Viventius, il devient archevêque de Lyon entre 652 et 654 sous le règne de Clovis II. Il créa une communauté de femmes se consacrant à Dieu, l'Abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon.

Saint Wilfrid aurait passé quelques années à Lyon auprès d'Ennemond, qui lui aurait donné la tonsure[4]. La tradition lui attribue l'évangélisation de la région de Saint-Chamond (Castellum Sancti Admundi) dont l'église renferme encore une de ses reliques.

Victime d'un complot fomenté par le maire du palais, Ebroin, il a été assassiné le près de Chalon-sur-Saône, lors d'un voyage de Paris à Lyon[1]. Wilfrid aurait été témoin de son martyre.

Son corps a été ramené à Lyon soit à l'abbaye Saint-Pierre soit à l'église Saint-Nizier : les deux établissements se sont disputé sur ce point du XIIIe au XVe s pour valider l’authenticité de leurs reliques et capter ainsi le flux des pèlerins. Le corps de saint Ennemond a été déposé dans la crypte de l'église Saint-Nizier en 1528. Les deux églises lyonnaises ont été siège d’un culte à Ennemond jusqu’à la Révolution[5].

Genesius lui succéda comme archevêque.

Ennemond est aussi vénéré à Bellegarde-en-Forez et à Champdieu. Il a donné son nom à la commune de Saint-Ennemond dans l'Allier et par dérivation linguistique à celle de Saint-Chamond dans la Loire.

Une de ses reliques est conservée dans l'église Saint-Ennemond de Saint-Étienne.

Légende

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On raconte que c'est Ennemond qui, le premier, imagina d'appeler les fidèles à l'office en faisant sonner les cloches des églises. De même, au moment où sa dépouille fut ramenée à Lyon, toutes les églises se seraient mises à sonner sur son passage[6].

L’inhumation d’Ennemond donna lieu à un miracle (guérison d’un malade) ; il fut invoqué à Lyon pour guérir les enfants épileptiques[7].

Représentations

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Une statue dans l’église Saint-Ennemond à Saint-Étienne le représente en habits épiscopaux, tenant le livre des Écritures à la main.

L'église Saint-Ennemond à Saint-Étienne.

Notes et références

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  1. 1 2 La Vie de saint Chaumond, évêque de Lyon et martyr, Paris, Vaugon, , 28 p.
  2. Kleinclausz, 1939, t. I, p. 85-86.
  3. Coville, 1928, p. 352-365 et 366-416.
  4. Abbé James Condamin, Saint Ennemond, évêque de Lyon : sa vie et son culte, Lyon, Librairie ancienne Auguste Brun, , 166 p., p. 20
  5. Abbé James Condamin, Saint Ennemond, évêque de Lyon : sa vie et son culte, Lyon, Librairie ancienne Auguste Brun, , 166 p., p. 50 - 67 et 72
  6. Site de la ville de Saint-Ennemond.
  7. Abbé James condamin, Saint Ennemond, évêque de Lyon : sa vie et son culte, Lyon, Librairie ancienne Auguste Brun, , 166 p., p. 68

Liens externes

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