Enola Gay (chanson)
Enola Gay est une chanson synthpop du groupe britannique Orchestral Manoeuvres in the Dark (OMD)[3],[4], single extrait de leur album Organisation de 1980, un des grands succès internationaux emblématiques de leur carrière et de la new wave des années 1980.
| Face A | Enola Gay |
|---|---|
| Face B | Annex |
| Sortie | |
| Enregistré |
1980
Ridge Farm Studio (en) de Dorking ( |
| Durée | 3:24 |
| Genre | Synthpop[1],[2], electropop, new wave |
| Format | Disque microsillon, 7", 12" |
| Auteur-compositeur | Andy McCluskey |
| Producteur | Orchestral Manoeuvres in the Dark, Mike Howlett |
| Label | DinDisc (en), Virgin Records |
| Classement | 1re (France), 8e (Royaume Uni) |
Singles d’Orchestral Manoeuvres in the Dark
Clip vidéo
[vidéo] « Orchestral Manoeuvres In The Dark - Enola Gay », sur YouTube
[vidéo] « Orchestral Manoeuvres In The Dark - Enola Gay (remix) », sur YouTube
Histoire
modifierAndy McCluskey, leader-cofondateur du groupe britannique OMD en 1978, compose et écrit ce tube synthpop des débuts de la période new wave des années 1980[5], à base de synthétiseur, boîte à rythmes et séquenceur en vogue de l'époque, sur le thème « pacifiste anti arme nucléaire » du bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon, durant la guerre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale.

Les paroles évoquent en particulier Little Boy (petit garçon, en anglais), première bombe A de l'histoire de l'humanité déployée pour un bombardement stratégique, larguée à « 8 h 15 » le sur Hiroshima, par le bombardier Boeing B-29 Superfortress américain Enola Gay[6],[7], nommé d'après Enola Gay Hazard Tibbets, mère du lieutenant-colonel-pilote américain du bombardier Paul Tibbets (suivie de la seconde bombe Fat Man sur Nagasaki du 9 août 1945).
Les paroles « Enola Gay, ça n'aurait jamais dû se terminer ainsi... » évoquent le débat très controversé sur les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki du projet Manhattan, à l'origine des prolifération nucléaire, guerre froide, guerre nucléaire, retombée radioactive, et mouvement antinucléaire des XXe et XXIe siècle (dissuasion et prolifération nucléaires au XXIe siècle).
Le groupe l'enregistre au Ridge Farm Studio (en) de Dorking près de Londres, au Royaume-Uni. Elle se classe aux sommets des ventes en Europe, vendue à plus de 5 millions d'exemplaires, 1re en France, et 8e au Royaume Uni.
Groupe
modifier- Andy McCluskey : chant, synthétiseur, basse, orgue, piano acoustique traité, programmation rythmique, percussions acoustiques et électroniques
- Paul Humphreys : chant, synthétiseurs, orgue, piano électrique et acoustique, programmation rythmique, percussions acoustiques et électroniques
- Malcolm Holmes (en) : batterie, percussions
Classements
modifier| Classement (1980–1981) | Meilleure position |
|---|---|
| 47 | |
| 4 | |
| 14 | |
| 1 | |
| 31 | |
| 1 | |
| 1 | |
| 2 | |
| 8 | |
| 34 |
Reprises et adaptations
modifierOMD réédite ce tube sur leur albums compilation The Best of OMD (1988), The OMD Singles (1998), et Messages : Greatest Hits (2008). Le titre est également repris ou adapté par divers groupes et interprètes, dont The Faint (2001), Sash! (1998), David Guetta & Joachim Garraud (2003), Scooter (2007), Nouvelle Vague (album 3, 2009), René Binamé (2011), Hillbilly Moon Explosion (en) (2011)...
Il est également interprétée pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012 de Londres.
Au cinéma et télévision
modifier- 2008 : Valse avec Bachir, film d'animation d'Ari Folman, écoutée par les soldats israéliens sur le bateau pour aller combattre au Liban ;
- 2017 : Rock'n Roll, de Guillaume Canet ;
- 2012 : Stars 80, de Frédéric Forestier et Thomas Langmann ;
- 2014 : Ex machina, d'Alex Garland ;
- 2021 : Flashback, de Caroline Vigneaux ;
Notes et références
modifier- ↑ (en) Adam Brent Houghtaling, This Will End in Tears : The Miserabilist Guide to Music, HarperCollins, , 416 p. (ISBN 978-0-06-171967-7)
« Orchestral Manoeuvres in the Dark (OMD) made the haunting shadows left behind by the flashburnt victims of the first atomic bombs into the synthpop hit "Enola Gay," which imagines an eternal kiss that is "never gonna fade away." »
- ↑ (en) « Enola Gay – Orchestral Manoeuvres in the Dark (1980) », Rolling Stone, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Enola Gay by Orchestral Manoeuvres in the Dark », sur secondhandsongs.com (consulté en ).
- ↑ (en) « Orchestral Manoeuvres In The Dark – Enola Gay », sur discogs.com (consulté en ).
- ↑ « OMD revient 30 ans après "Enola Gay" », sur Charts In France, (consulté le ).
- ↑ (en) Garin Pirnia, « Enola Gay », Rolling Stone, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Olivier Rey, « Nuclear Manoeuvres in the Dark », sur sciences-critiques.fr, .
- ↑ (en) « Forum – ARIA Charts: Special Occasion Charts – CHART POSITIONS PRE 1989 », Australian-charts.com. Hung Medien (consulté le ).
- ↑ (en) « Song artist 397 - Orchestral Manoeuvres In The Dark », sur tsort.info (consulté le ).
- ↑ Jaclyn Ward - Fireball Media Group - https://www.fireballmedia.ie, « The Irish Charts - All there is to know », sur irishcharts.ie via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ (it) « SINGOLI – I NUMERI UNO (1959-2006) (parte 3: 1980-1990) », It-charts.150m.com (consulté le ).
- ↑ (en) Charts.org.nz – OMD (Orchestral Manoeuvres In The Dark) – Enola Gay. RMNZ. Hung Medien. Consulté le 23 juillet 2013.
- ↑ « Orchestral Manoeuvres In The Dark – Enola Gay (Vinyl) », Discogs (consulté le ).
- ↑ (es) Fernando Salaverri, Sólo éxitos : año a año, 1959–2002, Spain, Fundación Autor-SGAE, , 1st éd., 1046 p. (ISBN 84-8048-639-2).
- ↑ (en) Swisscharts.com – OMD (Orchestral Manoeuvres In The Dark) – Enola Gay. Schweizer Hitparade. Hung Medien. Consulté le 23 juillet 2013.
- ↑ (en) Archive Chart. UK Singles Chart. The Official Charts Company. Consulté le 23 juillet 2013.
- ↑ « Orchestral Manoeuvres in the Dark – Awards », AllMusic. All Media Network (consulté le ).
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
- [vidéo] « Orchestral Manoeuvres In The Dark - Enola Gay », sur YouTube