Enrico Ferrari
Enrico Ferrari, né le à Modène et mort le à Rome, est un journaliste, syndicaliste et homme politique communiste italien.
| Député de la Consultation nationale | |
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| Député XXVIIe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXVe législature du royaume d'Italie | |
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Biographie
modifierMilitantisme syndical et communiste
modifierEngagé très jeune dans les rangs du Parti socialiste italien (PSI), il devint un actif organisateur du mouvement ouvrier en Émilie-Romagne. Il dirigea le Syndicat des typographes de Modène et d'autres syndicats, fut secrétaire des Chambres du travail de San Felice sul Panaro, Carpi, Modène, Rome et Forlì, et rédacteur en chef des journaux modénais Domani et Lotta di classe.
Député communiste lors des 25e et 27e législatures du Parlement, il fut arrêté à plusieurs reprises et sévèrement persécuté durant la période fasciste. Détenu à Lipari et à San Nicola delle Tremiti, il fut jugé par le Tribunal spécial aux côtés d'Antonio Gramsci, Umberto Terracini, Mauro Scoccimarro, Giovanni Roveda, Rosolino Ferragni, Igino Borin, Gino Alfani, Ezio Riboldi et d'autres dirigeants communistes. Il fut condamné à plus de 15 ans de prison et à une interdiction à vie d'exercer une fonction publique. Sa période de probation fut prolongée et, en 1937, il demanda une grâce qui lui fut accordée en 1939. Il collabora ensuite avec La Verità, revue fondée par Nicola Bombacci.
Activité politique après-guerre
modifierIl fut nommé Consultant national par décret-loi du (Journal officiel n° 76 de 1946) et affecté à la Commission du travail et de la sécurité sociale à compter de cette même date. Il convient de rappeler que la Consultation nationale italienne était une assemblée provisoire, créée après la Seconde Guerre mondiale afin de remplacer le Parlement jusqu'à la tenue d'élections législatives régulières. Convoquée par le gouvernement de Ferruccio Parri (sa première réunion eut lieu le ), elle représenta le Parlement jusqu'aux élections législatives du , lors desquelles furent élus les membres de l'Assemblée constituante.
Enrico Ferrari cessa ensuite toute activité politique. Il mourut à Rome le .
Le , le Sénat de la République italienne a approuvé une loi reconnaissant la Consulta nationale comme organe législatif de la République. Tous les membres de la Consulta se voient accorder les droits des anciens parlementaires.
Bibliographie
modifier- C. Ravera, Diario di trent'anni 1913 - 1943, Roma 1973
- C. Ghini, A. Dal Pont, Gli antifascisti al confino, Roma 1971
- P. Spriano, Storia del Partito Comunista italiano, Torino 1967
- Il movimento operaio italiano. Dizionario biografico, a cura di F. Andreucci e T. Detti, Roma, Editori Riuniti, 1978, ad vocem
- La Consulta Nazionale (25 settembre 1945 - 1º giugno 1946) Camera dei deputati, Segretariato generale, Ufficio studi legislativi