Environnement en Éthiopie

L'environnement en Éthiopie est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Éthiopie .

L'Éthiopie, 12e pays le plus peuplé au monde, compte parmi les huit pays au monde où se concentrera plus de la moitié de la croissance démographique mondiale entre 2022 et 2050[1].

La biodiversité en Éthiopie

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Carte de l'Éthiopie.

Climats

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Du fait de son positionnement en zone tropicale, de son relief et de sa proximité avec l'océan Indien, l'Éthiopie possède une grande diversité de climats. Globalement, seules les régions du sud-ouest disposent d'un climat de type tropical, les climats des autres zones étant influencés par l'altitude et la mousson de l'océan Indien[2].

On distingue généralement six zones climatiques majeures sur l'ensemble du territoire :

  • alpine, au-dessus de 3 800 m, la température y est en moyenne de 5 °C et le climat de type alpin ;
  • tempérée subalpine, jusqu'à 1 400 m, d'une température moyenne de 15 °C ;
  • tropicale, entre de 500 m et 1 000 m d'altitude, d'une température moyenne de 30 °C ;
  • tropicale de savane, entre 100 m et 1 400 m d'altitude ;
  • semi-désertique entre 100 m et 800 m d'altitude, le climat est semi-aride dans ces deux zones ;
  • désertique entre −130 m et 100 m d'altitude, le climat y est de type aride et la température moyenne atteint les 40 °C[2].

Les plateaux du nord et le Choa central, qui constituent le cœur de l'Éthiopie historique, sont soumis à des précipitations abondantes (moyenne annuelle supérieure à 1 000 mm) durant la mousson d'été (fin juin à fin septembre), suivi d'une saison sèche jusqu'en février. La mousson pénètre le pays par le sud-ouest avant de précipiter à la rencontre des hauts-plateaux, épargnant ainsi les plaines du Danakil sur le versant est au climat aride[2].

Du fait du relief du pays, les basses terres à l'est et au sud-est sont ainsi généralement soumises à des climats plus arides que les hauts plateaux. La région de l'Ogaden au sud-est bénéficie de précipitations plus faibles au printemps et en automne, le climat y est de type semi-désertique (moyenne annuelle entre 50 et 300 mm seulement)[2]. Les régions du sud et du sud-ouest du pays sont moins sensibles à la mousson. Le climat y est de type tropical, les pluies y sont intermittentes et l'humidité élevée[2].

Milieux

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Selon Farm Africa, une organisation impliquée dans la gestion des forêts en Éthiopie, moins de 4 % des terres du pays étaient boisées en 2020, une forte baisse par rapport à environ 30 % à la fin du XIXe siècle[3].

Faune et flore

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L'Éthiopie dispose d'une végétation extrêmement diversifiée du fait de la grande variété de climats et de reliefs au sein du pays. La région éthiopienne constitue à cet égard l'une des huit écozones identifiées à travers le monde par le biologiste Nikolaï Vavilov, c'est-à-dire des régions du globe où l'on trouve une très forte diversité génétique d'espèces particulières qui peuvent être identifiées comme le centre d'origine de cette espèce. La diversité est telle qu'on y découvre encore de nos jours de nouvelles espèces[5]. Dans les régions de très hautes altitudes (au-dessus de 3 800 m), seule subsiste une végétation de type alpin (lichen, bruyère). Plusieurs plantes sont caractéristiques de ces régions, notamment la lobélie géante.

Aires protégées

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Carte des principales aires protégées de l'Éthiopie.
  • Parcs nationaux
  • Sanctuaires
  • Réserves de biosphère
  • Réserves de faune sauvage
  • Aires de chasse réglementée
  • Aires de chasse ouverte
  • Aires protégées par les communautés
  • Zones forestières nationales prioritaires

Le réseau d'aires protégées de l'Éthiopie couvre environ 10 % de son territoire. L'Autorité éthiopienne de conservation de la faune sauvage (Ethiopian Wildlife Conservation Authority, EWCA) gère 14 parcs nationaux et sanctuaires, et réglemente l'utilisation de la faune sauvage dans tout le pays. D'autres aires protégées, dont un certain nombre de parcs nationaux, de réserves naturelles, d'aires de chasse réglementée et de zones forestières prioritaires, sont gérées par diverses autorités régionales dans les différents États de la fédération.

Au niveau international, une partie du parc national du Simien est inscrite depuis 1978 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Cinq réserves de biosphère ont été établies et sont administrées par les autorités locales en partenariat avec les régions concernées.

Impacts sur les milieux naturels

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Activités humaines

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Industries

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Agriculture, pêche et chasse

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Transports

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Activités tertiaires

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Pression sur les ressources

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Pression sur les ressources non renouvelables

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Pression sur les sols et l'eau

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Pollutions

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Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

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La pollution de l'air

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La pollution de l'eau

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La gestion des déchets

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Un habitant d'Afrique subsaharienne génère en moyenne 165 kg de déchets par an et par habitant en 2023 (soit nettement moins que dans les pays plus riches)[6].

Impacts de l'urbanisation

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Avec plus de 110 millions d'habitants (122 millions en 2022 d'après les Nations unies), l’Éthiopie est le 12e pays le plus peuplé au monde, et le 2e d'Afrique. Grâce à une politique élaborée de planning familial entamée dès les années 1990, l’Éthiopie connaît une baisse constante de son taux de fécondité. Mais malgré cette évolution, le pays devrait voir sa population atteindre 213 millions d’habitants en 2050[1].

L'exposition aux risques

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Le risque sismique

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Catastrophes naturelles

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Réchauffement climatique et sécheresse

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La guerre civile au Tigré et la sécheresse dans l’Est du pays ont déplacé plus de 5 millions d’Éthiopiens en 2021 : un record mondial[1].

Politique environnementale en Éthiopie

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Face aux graves problèmes environnementaux observés dans plusieurs régions d’Éthiopie (dégradation des terres, diminution de la couverture forestière), des efforts de réhabilitation sont menés depuis les années 1970. Grâce à un engagement fort du gouvernement éthiopien, des citoyens et des partenaires au développement, des objectifs visant à accroître la couverture végétale, restaurer les paysages dégradés, renforcer la biodiversité et améliorer la sécurité alimentaire ont conduit à lancer divers programmes tels que la Gestion durable des terres (SLM), l’Économie verte résiliente au climat (CRGE) et l’Initiative pour un Héritage Vert (GLI). Ces initiatives ont obtenu des résultats significatifs[7].

Gestion durable des terres (SLM)

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La Gestion durable des terres (GDT, Sustainable Land Management ou SLM en anglais) crée les conditions d'une conservation effective de la santé des sols, en fournissant des connaissances et des pratiques en fonction du contexte, en renforçant les institutions locales et la gouvernance de l'utilisation des terres et en promouvant des approches participatives qui permettent aux exploitants agricoles et aux communautés de gérer et de restaurer durablement les terres. La GDT comprend des mesures adaptées aux contextes locaux, dont l'objectif est de protéger les ressources naturelles, de promouvoir l'utilisation durable des sols, de l'eau et de la biodiversité et de restaurer les zones dégradées[8].

Le projet de Gestion durable des terres (Sustainable Land Management Project ou SLMP en anglais) de l'Éthiopie a été lancé en 2008, en tant que partie du cadre stratégique d'investissement pour la gestion durable (Strategic Investment Framework for Sustainable Management), avec un financement de l'Association internationale de développement (AID, International Development Association ou IDA en anglais, une des trois filiales de la Banque mondiale basée à Washington) et du Fonds pour l'environnement mondial (Global Environment Facility ou GEF en anglais) (Independent Evaluation Group, 2020). Le projet a été planifié en deux phases sur la période 2008 à 2019, la fin ayant été avancée ultérieurement au 31 décembre 2018 (Independent Evaluation Group, 2020) : SLMP-I a été programmée entre 2008 et 2013 et SLMP-II a été programmée entre 2014 et 2018 (Allen & Aguilera, 2021a, 2021b ; Independent Evaluation Group, 2020)[8].

Économie verte résiliente au climat (CRGE)

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Le gouvernement éthiopien a lancé sa stratégie nationale d'économie verte résiliente au climat (EVRC, Climate Resilient Green Economy ou CRGE en anglais) en décembre 2011 à Durban, en Afrique du Sud, lors de la 17e session de la Conférence des Parties (COP 17) de l'UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change). L'objectif principal de cette stratégie climatique est de construire une économie à revenu intermédiaire avec une croissance neutre en carbone et résiliente face aux chocs climatiques[9].

L'initiative IRVC (CRGE) suit une approche sectorielle et a jusqu'à présent identifié et priorisé plus de 60 initiatives, qui devraient aider le pays à atteindre ses objectifs de développement en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Le plan d'économie verte repose sur quatre piliers fondamentaux[10] :

Initiative pour un Héritage Vert (GLI)

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En 2019, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a lancé l'Initiative éthiopienne pour un Héritage Vert (Green Legacy Initiative ou GLI en anglais). Il s'agit d'une vaste campagne nationale de reboisement et de restauration des paysages[11].

Les objectifs de cette campagne sont les suivants :

Les résultats obtenus sont :

  • plantation en 2020 de 350 millions d'arbres par jour pour lutter contre la crise climatique ; à cette date, plus de 2,6 milliards d'arbres avaient déjà été plantés dans presque toutes les régions de cette nation est-africaine, selon les responsables agricoles[3] ;
  • (...)

Évaluation environnementale globale

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Notes et références

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    Références

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    1. 1 2 3 Noé Hochet-Bodin, « En Ethiopie, la maîtrise de la croissance démographique passe par l’éducation », sur lemonde.fr, (consulté le ).
    2. 1 2 3 4 5 Marc Aubert, Luigi Cantamesa, Éthiopie, Guides Olizane, 3e éd., 2000, p. 49-50.
    3. 1 2 « L'Éthiopie plante 350 millions d'arbres par jour pour lutter contre la crise climatique », sur mediaterre.org, (consulté le ).
    4. ↑ (en) « Le parc national du Semien » sur le site de l'UNESCO
    5. ↑ (en) Gilbert M. G., Six new species of Euphorbia (subgenus Esula) from Ethiopia, Kew bulletin (ISSN 0075-5974), 1990, vol. 45, no 2, p. 265-276 [lire en ligne].
    6. ↑ Emilie Aubry, « Le dessous des cartes - Un monde de déchets », sur www.arte.tv, (consulté le )
    7. 1 2 « L'Initiative Éthiopienne pour un Héritage Vert entreprend des restaurations paysagères exemplaires », sur alliancebioversityciat.org (consulté le )
    8. 1 2 « Sustainable land management (SLM), Ethiopia », sur iisd.org (consulté le )
    9. ↑ « Climate Resilient Green Economy Facility », sur mofed.gov.et (consulté le )
    10. ↑ « Ethiopia: Climate-resilient green economy strategy », sur preventionweb.net (consulté le )
    11. 1 2 « L’Initiative Héritage Vert de l’Éthiopie franchit une nouvelle étape avec un objectif de 8 milliards de plants en 2026 », sur ena.et (consulté le )
    12. ↑ « L'Éthiopie a adopté un programme de reboisement massif », sur lecourrier.vn (consulté le )

    Bibliographie

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