Epstein didn't kill himself
Epstein didn't kill himself (« Epstein ne s'est pas suicidé ») parfois abrégé en EDKH est une expression utilisée pour remettre en question la cause officielle du décès du délinquant sexuel et financier américain Jeffrey Epstein. Les autorités américaines ont conclu qu'il s'était suicidé par pendaison dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York en août 2019. Epstein était un délinquant sexuel condamné, ayant des liens et des interactions publiques avec de nombreuses personnes puissantes et fortunées. Son incarcération a suscité l'espoir, au sein du public, qu'il puisse révéler l'identité d'autres délinquants sexuels, notamment ceux occupant des postes d'autorité et d'influence. Lorsque son suicide a été annoncé, de nombreuses hypothèses et théories du complot ont émergé pour spéculer sur la véritable nature et la cause de sa mort, présentant le récit officiel du suicide comme un mensonge, généralement qualifié de « cover-up (en) » (tentative de dissimulation).

L'expression est devenue un mème internet, gagnant en popularité en novembre 2019 à mesure que de plus amples détails concernant sa mort étaient rendus publics. Les théories s'accordent généralement à dire que la véritable cause de sa mort était un homicide commandité par ceux qui avaient commis des infractions sexuelles avec Epstein, afin d'éviter que la vérité ne soit révélée au grand jour. Ces théories affirment souvent l'existence d'une liste de clients d'Epstein, ou « livre noir », dans laquelle les noms de criminels sexuels de haut rang étaient enregistrés afin qu'Epstein puisse les faire chanter, si besoin était[1],[2],[3].
Contexte
modifierLe 10 août 2019, Jeffrey Epstein est retrouvé inanimé dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center, où il attendait son procès pour de nouvelles accusations de trafic sexuel. Selon la déclaration officielle du Bureau fédéral des prisons du ministère de la Justice, « Il a été transporté dans un hôpital local pour y être soigné de blessures mettant sa vie en danger et a ensuite été déclaré mort par le personnel hospitalier »[4]. Le médecin légiste de la ville de New York conclut que la mort d'Epstein est un suicide par pendaison[5]. Les avocats d'Epstein contestent cette conclusion et ouvrent leur propre enquête[6]. Le frère d'Epstein, Mark, engage le pathologiste médico-légal agréé Michael Baden pour superviser l'autopsie. Fin octobre, Baden annonce que les preuves de l'autopsie indiquaient une strangulation homicide plutôt qu'une pendaison suicidaire[7].
Le FBI et l' inspecteur général du département de la Justice des États-Unis mènent alors des enquêtes sur les circonstances de sa mort et les gardiens en service dans la prison la nuit du drame sont accusés de complot et de falsification de documents[8].
Références
modifier- ↑ (en) Ellis, « 'Epstein Didn't Kill Himself' and the Meme-ing of Conspiracy », Wired, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Scott Simon, Weekend Edition Saturday, « Epstein's Death Becomes A Meme », NPR, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Mike Rothschild, « Epstein died, but 'Epstein didn't kill himself' memes are alive and well », The Daily Dot, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Caroline Hallemann, « Prince Andrew Says He Regrets His 'Ill-Judged Association' with Jeffrey Epstein », Town & Country, Hearst Digital Media, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Michael R. Sisak, Michael, « Medical examiner rules Epstein death a suicide by hanging », AP News, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Lauren Frias, « Jeffrey Epstein's lawyers blast 'medieval conditions' at federal jail where he died by suicide and say they are launching their own investigation », Business Insider, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Melissa Leon, « Jeffrey Epstein's autopsy more consistent with homicidal strangulation than suicide, Dr. Michael Baden reveals », Fox News, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Rebecca Davis O'Brien, Corinne, « Jeffrey Epstein's Jail Guards Charged With Conspiracy, Records Falsification », Wall Street Journal, (lire en ligne [archive du ], consulté le )