Eptesicus nilssonii
Cnephaeus nilssonii · Sérotine de Nilsson, Sérotine boréale
La Sérotine de Nilsson (Cnephaeus nilssonii, anciennement Eptesicus nilssonii), ou Sérotine boréale, est une espèce de chauves-souris appartenant à la famille des Vespertilionidae.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Cnephaeus nilssonii (von Keyserling & J. H. Blasius, 1839)[1]
- Protonyme : Vespertilio nilssonii von Keyserling & J. H. Blasius, 1839[1]
- Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Sérotine de Nilsson[2],[3],[4],[5],[6],[7], Sérotine boréale[2],[4],[5], Sérotine boréale de Nilsson[5], Vespérien boréal[4], Vespérugo boréale[4]
- Nom vernaculaire (langage courant) : serotin Nilsson (breton)[5]
Habitat
modifierChauve-souris typique des forêts boréales ou de montagne. Aussi présente en plaine dans le nord de l'Europe, mais presque exclusivement des collines à la haute montagne, à plus de 2 000 mètres, dans le Sud de l'Europe centrale et en Europe méridionale. Habituellement forêts de feuillus et de résineux riches en eaux de surface, à proximité des maternités. Terrains de chasse souvent dans la zone d'influence des lacs et des cours d'eau, tourbières, prairies, le long des lisières forestières, dans les boisements et agglomérations.
Population
modifierEspèce répandue et commune dans une grande partie de son aire de répartition en Europe, en fait l’espèce de chauve-souris la plus abondante dans le nord (Rydell, 1999). Les colonies de maternité d’été comptent habituellement de 10 à 100 femelles. En Mongolie, aucune estimation de la population n’a été effectuée, mais on suppose que l’espèce est répartie uniformément et qu’elle n’est pas rare (M. Stubbe, comm. pers.). Au Japon, on trouve des colonies de plus de 100 individus.
Protection
modifierIl est protégé par la législation nationale dans la plupart des pays d’Europe. Il existe également des obligations juridiques internationales pour sa protection par la Convention de Bonn (Eurobats) et la Convention de Berne dans les zones où elles s’appliquent. Elle figure à l’annexe IV de la directive de l’UE sur les habitats et les espèces, et Natura 2000 assure une certaine protection de l’habitat Car son aire de répartition se trouve dans plusieurs aires protégées.
Liens externes
modifier- (en) Catalogue of Life : Eptesicus (Cnephaeus) nilssonii (Keyserling & Blasius, 1839) (consulté le ).
- (fr) CITES : taxon Eptesicus nilssoni (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le ).
- (fr + en) EOL : Eptesicus nilssonii (Keyserling & Blasius 1839) (consulté le ).
- (fr + en) GBIF : Eptesicus (Cnephaeus) nilssonii (Keyserling & Blasius, 1839) (consulté le ).
- (fr) INPN : Eptesicus nilssonii (Keyserling & Blasius, 1839) (TAXREF) (consulté le ).
- (fr + en) ITIS : Eptesicus nilssonii (Keyserling and Blasius, 1839) (consulté le ).
- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Cnephaeus nilssonii (von Keyserling & J. H. Blasius, 1839) (consulté le ).
- (en) UICN : espèce Cnephaeus nilssonii (von Keyserling & J.H. Blasius, 1839) (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- 1 2 Christian Meyer, « sérotines », sur le Dictionnaire des Sciences Animales (en ligne), Montpellier, CIRAD (consulté le ).
- ↑ CITES, consulté le .
- 1 2 3 4 (la + en + de + fr + it) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals, Amsterdam, Elsevier, , 868 p. (ISBN 008048882X et 9780080488820, lire en ligne).
- 1 2 3 4 EOL, consulté le .
- ↑ MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le .
- ↑ UICN, consulté le .