Erika Kokay
Erika Jucá Kokay (Fortaleza, 15 août 1957) est une employée de banque publique, psychologue, syndicaliste et femme politique brésilienne, affiliée au Parti des travailleurs (PT) et actuellement députée fédérale du District fédéral.
| Député fédéral du District fédéral 56e législature du Congrès national du Brésil (d) | |
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| depuis le | |
| Député fédéral du District fédéral 56e législature du Congrès national du Brésil (d) | |
| Député fédéral du District fédéral 55e législature du Congrès national du Brésil (en) |
| Naissance | |
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Femme politique, caissière de banque, syndicaliste |
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Biographie
modifierErika Kokay est née le à Fortaleza, capitale de l'État du Ceará, dans la région du Nordeste. Elle a étudié la psychologie à l'université de Brazilia de 1976 à 1988. Elle a exercé la profession de banquière[1].
De 1992 à 1998 elle a présidé le syndicat des travailleurs de la banque de Brasília et la Centrale unifiée des travailleurs du District fédéral de 2000 à 2002[1].
Elle s'est présentée sans succès à la députation de district une première fois en 1998. C'est lors de l'élection de 2002 qu'elle est élue pour le Parti des Travailleurs. En 2006, elle a été réélue au même poste[1].
Arrivée cinquième pour 8 sièges disponibles (obtenant 72 651 voix) elle est élue députée fédérale en 2010. En 2014, elle a été réélue pour un second mandat. En 2018, elle a été réélue pour un troisième mandat, étant arrivée deuxième dans le district fédéral. En 2022, elle a été réélue pour son quatrième mandat de députée fédérale du district fédéral avec 146 092 voix[2].
Erika Kokay est impliquée dans la défense des droits humains. Pendant ses mandats successifs elle a par exemple été membre de la coordination pour les droits de la femme, de la commission des droits humains, des minorités et de l'égalité raciale[1]. Dans les années 2010 elle s'est mobilisée contre les brevets qui freinent l'accès aux médicaments contre le VIH[3]. Elle s'est opposée en 2017 à l'interdiction de l'avortement lors d'une grossesse survenue suite à un viol, un des trois seuls motifs légaux d'accès à l'avortement au Brésil[4]. Elle s'est exprimée en 2018 contre un projet de loi intitulé "Escola Sem Partido", soit "L'école sans partis politiques". Celui-ci visait à interdire aux enseignantes et enseignants d'influencer les élèves et était perçu par Erika Kokay comme un projet « clairement LGBTphobe, extrêmement sexiste et enjoignant visiblement à faire passer les enseignants pour des ennemis du système éducatif »[5].
Références
modifier- 1 2 3 4 (pt) « Biographie d'Erika Kokay », sur Chambre des députés du Brésil (consulté le )
- ↑ (pt-BR) « Veja quem são os oito deputados federais eleitos pelo DF », G1 (consulté le )
- ↑ Paul Benkimoun, « Les géants du Sud face au défi de l’accès aux médicaments », Le Monde, (lire en ligne
) - ↑ Claire Gatinois, « Le Brésil sous l’emprise des « BBB » pour bœuf, Bible, balle », Le Monde, (lire en ligne
) - ↑ (en) Lise Alves, « Controversial Education Project Divides Brazil’s Lower House », The Rio Times, (lire en ligne)