Ernest Delbet

député, fondateur-directeur du Collège libre des sciences sociales, Paris

Ernest Pierre Julien Delbet, né le à Barbonne-Fayel (Marne) et mort le à Paris, est un médecin, sociologue et homme politique français.

Ernest Delbet
Fonctions
Député français

(15 ans, 1 mois et 24 jours)
Élection 3 septembre 1893
Réélection 8 mai 1898
27 avril 1902
6 mai 1906
Circonscription Seine-et-Marne
Législature Ve, VIe, VIIe, VIIIe et IXe (Troisième République)
Groupe politique Gauche démocratique (1893-1902)
Républicain radical (1902-1906)
Gauche radicale (1906-1908)
Prédécesseur Casimir Gastellier
Successeur Louis Lorimy
Président du Conseiller général de Seine-et-Marne
Maire de La Ferté-Gaucher

(20 ans)
Successeur Paul Jules Cochot
Conseiller général de Seine-et-Marne

(28 ans)
Circonscription Canton de La Ferté-Gaucher
Prédécesseur Victor Plessier
Successeur Paul Cochot
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Barbonne-Fayel
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès 6e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Docteur en médecine
Résidence Seine-et-Marne

Il a notamment été maire de La Ferté-Gaucher, député radical de Seine-et-Marne de 1893 à 1908, et président du conseil général de Seine-et-Marne. Il est le fondateur du Collège libre des sciences sociales et de la Société des universités populaires et l'un des exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte.

Biographie

modifier

Sa formation

modifier

Il entreprend des études classiques à l'institution Massin à Paris, dont les élèves suivent les cours du lycée Charlemagne. Dès ces années lycéennes, il entre en relation avec Auguste Comte sur la recommandation de son beau-frère, le docteur Cousin, de La Ferté-Gaucher. Inscrit à la Faculté de médecine, il est reçu docteur le .

Député de Seine-et-Marne (1893-1908)

modifier

Maire et conseiller général de La Ferté-Gaucher. En 1893, il se présente à la députation pour la première fois et il est élu au deuxième tour, sous l'étiquette radical. Il est réélu dès le premier tour en 1898, puis en 1906. Il adhère à une ligne nettement républicaine et s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique, puis au groupe radical de la Chambre des députés. Dans une de ses professions de foi, il affirme : « Je resterai toujours inflexible en principe, conciliant en fait, modéré dans la forme, passionné pour la chose sociale. »

À la chambre des députés, il poursuit son action sociale au sein de la Commission de l'hygiène publique et à la Commission de prévoyance sociale. Partisan de la séparation de l'Église et de l'État, il vote la loi contre les congrégations et la loi sur les associations républicaines. Il soutient les gouvernements radicaux.

Il est décédé en cours de mandat le .

Marié à Maria Olympe Aviat, il est le père du docteur Pierre Delbet.

Membre de la Société d'économie sociale, il est envoyé en mission, en 1857, au Moyen-Orient, notamment en Égypte, en Syrie et en Asie Mineure.

Le est créée La Coopération des idées-Société des Universités Populaires ; Delbet assiste le président Gabriel Séailles.

Sources

modifier

Liens externes

modifier