Ernest Siben

militaire français

Ernest Alexandre Romulus Siben, né le à Pistoia (Italie) et mort le à Meudon, était un officier supérieur français.

Ernest Siben
Naissance
Pistoia (Italie)
Décès (à 64 ans)
Meudon
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 1878 – 1921
Commandement 57e division d'infanterie
24e division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Biographie

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Il est le fils d'Alexandre Siben (1824-1882) et de Caroline Le Duc (1827-1910). Son père, ingénieur des ponts et chaussées et ancien élève de l'École polytechnique, travaille à la construction du chemin de fer de Florence à Bologne, ce qui explique sa naissance à Pistoia.

En 1873, il entre au lycée de Nice et passe son baccalauréat l'année suivante. Il intègre l'École polytechnique en 1878, et choisi l'artillerie à sa sortie.

Le , il épouse à Paris Louise Gouzy, fille de Paul Gouzy, également polytechnicien et artilleur. Le couple a quatre enfants, une fille et trois garçons, dont l'un est également polytechnicien.

Il meurt à la suite de problèmes cardiaques en .

Carrière militaire

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Sous-lieutenant, puis lieutenant, il est nommé au 22e régiment d'artillerie de Versailles le , au 15e bataillon d'artillerie de forteresse le , au 35e régiment d'artillerie , au 19e régiment d'artillerie le et au 2e régiment d'artillerie le .

Il est promu capitaine et nommé au 17e régiment d'artillerie le .

Affecté au ministère de la Guerre (officier d'ordonnance du ministre)[1], il devient chef d'escadron en 1901, aux 33e puis 27e régiments d'artillerie[2]. Il devient lieutenant-colonel en 1903, attaché à la légation en Belgique le [1],[2]. Ce poste lui donne un double rôle d'attaché militaire en Belgique et aux Pays-Bas[3]. À ce titre, il apparaît parmi les signataires de l'accord final de la seconde conférence internationale de la paix de La Haye du [4].

En , il est affecté à l'état-major de l'artillerie, puis nommé commandant militaire de la Chambre des députés en avril. Il est promu colonel le [5],[6].

À partir de , il commande le 33e régiment d'artillerie. En , il est nommé commandant par intérim de l'artillerie en Algérie, puis promu général de brigade à l'état-major général d'Algérie le [6].

Au début de la Première Guerre mondiale, il sert d'abord à l'état-major de la 9e armée puis commande l'artillerie du 1er corps et ensuite la 103e brigade d'infanterie[5]. Nommé général de division en et envoyé à l'armée française d'Orient, il occupe divers postes, à cause du manque d'officiers généraux sur le front d'Orient[7] : il prend le commandement de l'artillerie de l'armée française d'Orient en novembre. Il commande la 57e division d'infanterie de à , puis la 76e division d'infanterie du au .

En , il est nommé au commandement de la 24e division d'infanterie à Périgueux et à Limoges. Il est nommé au Centre d'études d'artillerie de Metz en , puis muté à Laon.

Il est placé dans la réserve en [5].

Il est nommé chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur en , officier en et commandeur en [8].

Notes et références

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  1. 1 2 Éric Denécé, Renseignement et espionnage pendant la Première Guerre Mondiale, Editions Ellipses, (ISBN 978-2-340-08179-6, lire en ligne), p. 3 & 9
  2. 1 2 Duchesne [1961], p. 1102.
  3. Wim Klinkert, Defending Neutrality: The Netherlands prepares for War, 1900-1925, Brill, , 336 p. (lire en ligne), p. 36
  4. Voir en lignele texte de l'acte sur JSTOR, p. 11.
  5. 1 2 3 Duchesne [1961], p. 1109.
  6. 1 2 « Les généraux de brigade », Le Gaulois, no 13306, , p. 3 (gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k536102f/f3.item.r=siben)
  7. Gérard Fassy, Le commandement français en orient (octobre 1915-novembre 1918) : étude historique d'un commandement opérationnel français à la tête d'une force militaire alliée, Institut de stratégie comparée, , 468 p. (lire en ligne), p. 246 & 335
  8. Base Léonore du ministère de la Culture.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Albert Duchesne, «L'armée et la politique militaire belges de 1871 à 1920 jugées par les attachés militaires de France à Bruxelles», Revue belge de philologie et d'histoire, tome 39, fasc. 4, 1961, p. 1092-1126, voir en ligne sur Persée.
  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la grande guerre 1914-1918, t. 2 : L-Z, Paris, Archives & culture, , 699 p. (ISBN 978-2-350-77070-3, OCLC 964013001).

Articles connexes

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Liens externes

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