Essey-la-Côte

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Essey-la-Côte est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Essey-la-Côte
Essey-la-Côte
Panorama du Haut de la Côte, depuis l'ancien volcan.
Blason de Essey-la-Côte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Denis Ferry
2020-2026
Code postal 54830
Code commune 54183
Démographie
Gentilé Aceyens[1]
Population
municipale
76 hab. (2023 en évolution de −6,17 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 30″ nord, 6° 28′ 07″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 415 m
Superficie 6,6 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lunéville-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Essey-la-Côte
Géolocalisation sur la carte : France
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Essey-la-Côte
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Essey-la-Côte
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
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Essey-la-Côte

Selon Jean Spaite, les gentilés seraient les Aceyens et les Aceyennes[2] mais l'auteur ne cite aucune référence, ce qui laisse planer un doute sur cette affirmation.

Géographie

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Localisation

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Le territoire de la commune a une superficie de 660 hectares, dont 160 environ de forêts communales et privées. Il est situé en limite du département des Vosges.

Hydrologie

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Carte
Le Palebœuf (clic pour agrandir)

La plus grande partie du territoire se situe dans le bassin versant du ruisseau du Palebœuf qui est un affluent de l'Euron, lui-même affluent de la Moselle. Le Palebœuf est situé en limite Sud puis Est du territoire. Il reçoit les ruisseaux du Breuil, de Franc-fossé, du Ru-de-la-Goule et du Goutal. Les versants ouest et sud-ouest de la côte d'Essey se déversent dans le bassin versant de l'Euron.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Essey-la-Côte[Note 1].

Altitude

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Le bâtiment de la mairie est à 320 mètres d'altitude. Le territoire culmine à 422 mètres au sommet de la côte et le point le plus bas se situe à 285 mètres en limite du territoire de Giriviller.

Communication

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Le village est traversé par la route départementale no 144 reliant Vennezey au nord à Haillainville au sud-est. Les villages voisins de Damas-aux-Bois et de Giriviller sont reliés par des routes communales. Le village voisin de Saint-Boingt n'est pas directement accessible.

Volcan et côte d'Essey

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La côte d'Essey.

Une curiosité géologique peut être observée depuis le village d'Essey-la-Côte et les villages environnants. Il s'agit d'un ancien volcan culminant à 415 m (100 m de dénivelé par rapport au village d'Essey-la-Côte). Il s'est formé il y a quelque 27 millions d'années environ (Oligocène supérieur), lors de l'activité tertiaire du fossé rhénan[3].

Dans un article de 1885, Charles Velain publie un croquis représentant la côte d'Essey et la colline de la Molotte en coupe. Il y fait figurer cinq « cheminées » verticales qu'il appelle des « épanchements basaltiques » alignés selon un axe sud-est à nord-ouest. Le conduit de la Molotte est le plus important[4]. Si l'on se réfère à ce schéma, c'est donc bien l'ensemble de l'élévation qui est de nature volcanique et pas seulement l'une ou l'autre colline. Toujours selon le même alignement, Velain représente deux autres « cheminées » sur le territoire de Hadigny-les-Verrières, de part et d'autre de la route départementale no 32 et à proximité de l'ancienne ferme de Bédon (aujourd'hui démolie).

À l'horizon, la côte d'Essey vu depuis l'église d'Amance soit 39 km ; à gauche de la côte, on devine les éoliennes d'Ortoncourt. Au premier plan, le clocher de Laître-sous-Amance
photo de la Cheminée géodésique de Rehaincourt
Cheminée géodésique de Rehaincourt.

Dans les champs, on peut trouver des pierres noires, du basalte, qui ont jailli du volcan. Cette roche a été étudiée et datée en 1976 pour servir de standard géochimique (dit « basalte BR », classé parmi les Néphélinites à mélilite) au Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG) de Nancy[5]. Ce standard est un étalon utilisé lors du contrôle et du calcul des analyses chimiques. La composition de la roche magmatique la rapproche de roches de celles trouvées sur les pentes du Nyiragongo en République démocratique du Congo, sur la presqu'île du Cap-Vert à Dakar au Sénégal ou encore dans certaines zones de l'archipel d'Hawaï[3].

Au milieu du XIXe siècle, une carrière exploitait le basalte au lieu-dit la Molotte. Lors de la création de la ligne de chemin de fer Nancy-Sarrebourg, les passages à niveau furent pavés avec cette roche[6]. Selon le témoignage d'anciens habitants, au début du XXe siècle une voie ferrée étroite dite « voie de 60 » reliait encore cette carrière à la route départementale no 144, au lieu-dit derrière la chapelle. Un concasseur de pierres y avait été installé.

Cheminée géodésique

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Jusqu'aux années 1990, il existait au sommet de la côte d'Essey une petite colonne en briques de ciment d'environ 1,2 mètre de haut et de 0,35 mètre de côté. Sa base était ouverte afin de distinguer une borne IGN. Les habitants d'Essey-la-Côte appelaient cette petite construction : « la cheminée ». Il s'agissait d'une « cheminée géodésique ». Elle est aujourd'hui disparue.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 865 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 9,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Roville-aux-Chênes à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 833,3 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,5 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Essey-la-Côte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,5 %), forêts (29,2 %), prairies (28,3 %), zones urbanisées (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le village est mentionné sous le nom d'Alodium de Hassay en 1157 ; d'Accium et Aceium en 1189 ; Ascey en 1265 ; Assey en 1286 ; Escey en 1350 ; Asseyum en 1433 ; Essey près de Wenezey en 1533 ; Essey-en-Vosges en 1564 ; Essey-lès-Vosges en 1614 (AD54 B7369) ; Essey-Sous-La-Côte en 1708 ; Haut-Essey en 1710, Essey-sous-la-Côte pendant la Révolution[21]. Henri Lepage indique aussi Aciaca mais ne précise pas à quelle date.
Selon Jean Spaite, le toponyme se serait formé sur la base du nom romain ACCIUS et signifierait : le domaine d'Accius[2]. Pour Aude Wirth, l'origine pourrait aussi être le nom gaulois ACIUS[22].

Essey-Sous-La-Côte en 1708, comme l'attestation ancienne l'indique, Essey se trouve au pied de la Côte-d,Essey[23].

La « cheminée » principale du volcan s'appelle « la Molotte », qui est également le nom du lieu-dit jusqu'en 1990. Il s'agit de la colline secondaire sur le flanc nord-ouest de la côte d'Essey[réf. nécessaire].

Histoire

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Période pré-romaine

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Maison construite par un vigneron au XIXe siècle
Maison construite par un vigneron au XIXe siècle.

Au sommet de la côte d'Essey, les archéologues font état d'une castramétation antérieure à l'époque gallo-romaine. Il s'agirait d'une enceinte protohistorique qui aurait pu être l'un des habitats correspondant aux tertres de la Naguée et à ceux d'Haillainville et de Damas-aux-bois (voir ces communes sur Wikipedia). Des sondages réalisés en 1981 ont révélé les traces d'une occupation hallstattienne et d'une implantation gallo-romaine[24]. Aux abords de ce cône volcanique, il a également été découvert des outils paléolithiques en basalte[25].

Le territoire est traversé du nord au sud par une ancienne voie, probablement pré-romaine, dont on aperçoit encore quelques traces au lieu-dit "la Saux", à proximité du territoire de Damas-Aux-Bois. Selon l'abbé Idoux, cette voie reliait Giriviller à Portieux. De son côté, Jean Godfrin mentionne un diverticule entre Giriviller et Moyen[26]. Il ne peut s'agir que du prolongement de la voie de Portieux à Giriviller. Dans la monographie d'Essey-la-Côte, il est mentionné des vestiges de voie antique à proximité de la Chapelle. Elle serait orientée vers le nord-est[27]. Il s'agit probablement d'un tronçon de la voie de la Saux qui, à proximité immédiate du village, se nomme chemin de derrière-la-rue.

Moyen Âge

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Au haut Moyen Âge et selon la carte de A. Fournier, le village faisait partie du pagus calvomontensis que l'on appellera plus tard « le Chaumontois »[28]. Essey-la-Côte est mentionné dans une charte de Lorraine en 1157 à propos des revenus et possessions de l'abbaye de Belchamp[29]. Le nom du village est mentionné sous le nom d'Accium dans une charte de Pierre de Brixey, évêque de Toul, pour l'abbaye de Beaupré en 1189. À Cette période de l'histoire, le village fait partie du bailliage de Nancy.

Par un acte passé devant le duc Ferry au mois d', Aubry de Haudonville, sa femme Hawis et leur fille Emeline vendent à l'abbaye de Moyenmoutier « tout l'éritage, toutes les censes, toutes droitures qu'ils avoient à Acey (Essey), Rozeruelles (Rozelieures) et on ban, à Venerzey (Vennezey), et on ban, en preiz, en boix et en champs »[30].

Dans une « littera patronatus de Vernezeyo » (lettre au patronage de Vennezey) écrite en latin en 1302, les habitants de « villæ Aceyo » (Essey-la-Côte) reconnaissent avoir la charge d'entretien de la toiture de la chapelle[31] (probablement l'ancienne église). Dans cette lettre, on apprend aussi que la communauté dépend de la paroisse de Vennezey, du doyenné de Flavigny et du diocèse de Toul. Il est également dit que le droit de patronage appartient à l'abbaye de Chaumouzey.

Ancien régime

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Le village dépendait de deux seigneuries distinctes. Celle qui était nommée « la Rue » appartenait au couvent de Moyenmoutier qui la céda à la fin du XVIIe siècle à l'abbaye Saint-Léopold de Nancy. L'autre seigneurie était nommée « la haute Essey » et dépendait du marquisat de Gerbéviller. Selon les documents consultés, on peut conclure, sans preuve formelle, que la seigneurie « la rue » correspondait à la partie basse de l'actuelle rue St-Léopold et s'arrêtait à l'intersection de la rue Général-Leclerc. La seigneurie « Haute Essey » correspondait à l'actuelle rue Général Leclerc et à la partie haute de l'actuelle rue St-Léopold. Chaque seigneur avait ses officiers de justice qui « connaissaient » (traitaient) les affaires en première instance. Les appels étaient portés au bailliage de Nancy[30].

Le village a beaucoup souffert pendant la guerre de Trente Ans. En 1678, « il n'y avait plus assez d'habitants pour créer un Maire dans la seigneurie de la rue car toutes ses maisons étaient détruites »[30].

En 1691, Gaston de Tornielle, marquis de Gerbéviller, vend à Laurent Pancheron, seigneur des Hautes et Basses Ferrières ses droits de seigneur de Giriviller et d'Essey-la-Côte pour 35 000 francs barrois[32].

Selon l'édit du duc Léopold du , le village est rattaché au bailliage de Lunéville[33].

Le , Anne-Adrienne de Juvrecourt, veuve de Laurent Pancheron de son vivant seigneur de Serrières, reprend en fief du duc de Lorraine la terre et seigneurie « d'Essey-sous-la-côte »[34]. Selon Henri Lepage, il s'agit de la seigneurie dite « haute Essey » et Anne-Adrienne de Juvrecourt n'en reprend que les trois-quarts.

En 1710, la communauté était composée de seulement 17 habitants[30].

Jusqu'à la Révolution française, Essey-la-Côte était une annexe de la paroisse de Vennezey. En 1802, Essey devient une paroisse et Vennezey son annexe. En 1822 seulement, la forêt qui était commune avec Vennezey est partagée entre les deux villages[35].

Révolution française

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Lors de la création des départements français, « Essey-sous-la-Côte » a d'abord fait partie du département des Vosges, district de Rambervillers, canton de Fauconcourt avant d'être rattaché au département de la Meurthe.

En 1792, le district de Lunéville condamne à la prison deux prêtres réfractaires qui avaient dit la messe et confessé à Essey-la-Côte[36].

Époque moderne

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1956 : inauguration de l'école reconstruite après un incendie
1956 : inauguration de l'école reconstruite après un incendie, en présence du sénateur Robert Gravier (au centre de la photo).

Lorsque la médaille de Sainte-Hélène est créée, elle est attribuée à deux habitants de la commune ayant combattu sous le Premier Empire et qui sont encore vivants en 1857. Il s'agit de Nicolas Dablainville né en 1784. Il a été enrôlé dans un régiment de train des équipages de 1806 à 1814. Il fit la campagne de Prusse et d'Espagne. Le second est Jean-Nicolas Xoual né en 1785. Il faisait partie du 7e régiment d'artillerie à pied de 1813 à 1814. Il a participé au blocus de Mayence et est rentré en garnison à Auxonne[37].

Dans la monographie éditée pour l'Exposition universelle de 1889, il est indiqué au chapitre « cultures », 11 hectares de vignes et un hectare de houblonnière (cs). À la même période, il est indiqué que les anciens du village parlent le « patois montagnard » tandis que les plus jeunes parlent le français mélangé de patois. Le même document indique qu'il aurait existé un télégraphe aérien au sommet de la Côte. Cette indication est très curieuse car elle ne figure sur aucun autre document[35].

Le phylloxéra est découvert à Essey en 1898. Les 18 ha du vignoble sont contaminés[38]. La surface donnée ici est nettement supérieure à celle du paragraphe précédent. Le rapport du Conseil général indique aussi que « Les vignerons ainsi que l'administration municipale sont pleins de bonne volonté ».

Le , le ministère de l'Intérieur publie un arrêté accordant la médaille d'honneur des sapeurs pompiers. Parmi ceux-ci, on distingue Eugène Litaize comme récipiendaire pour plus de trente années de service au sein de la subdivision d'Essey[39]. Cette information permet de dater a minima l'ancienneté du corps local de pompiers.

Par décret ministériel du , les biens de la « fabrique de l'église d'Essey » placés sous séquestre sont attribués au bureau de bienfaisance de la commune[40]. Cela signifie qu'il n'avait pas été créé d'association cultuelle, conformément à la loi de séparation des Églises et de l'État. Ces biens comprenaient du mobilier de l'église d'Essey, une rente sur l'État de 123 francs, un jardin et trois petites chenevières. Les terrains dépendaient de l'église annexe de Vennezey[41].

En , juste avant le début de la bataille de Rozelieures, les Allemands bombardent la Côte d'Essey de manière intense. Selon Barrès, les tirs auraient duré 52 heures. Ce bombardement était inutile car aucune installation militaire n'était présente. Entre le et le début de , pendant le redéploiement des forces alliées entre la Grande Retraite et la première bataille de la Marne, la côte d'Essey « fume comme un volcan », du fait de son rôle important comme poste d'artillerie, notamment dans le secteur du 52e bataillon de chasseurs alpins[25],[42].

Le site Mémoire des hommes recense 88 soldats français tués sur le territoire communal en 1914[43]. Ce nombre ne tient pas compte des blessés qui ont été déplacés avant de mourir.

En , des loups sont aperçus sur le territoire. Il semble que ce soit le dernier signalement en Lorraine au XXe siècle[44]. La même année, le conseil municipal est dissous par décision administrative du régime de Vichy[45].

Politique et administration

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La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1962 René Martin    
mai 1962 2001 André Neige    
mars 2001 en cours
(au 23 mai 2026)
Denis Ferry[47],[48] ,[49]   Artisan[50]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52].

En 2023, la commune comptait 76 habitants[Note 3], en évolution de −6,17 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234236257257264264264274263
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
295268233247227207187169174
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
193177154136121126125124120
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1111071171057990928781
2022 2023 - - - - - - -
7576-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Culture locale et patrimoine

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la fontaine de l'ancien guéoir.

Lieux et monuments

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  • Vestiges gallo-romains au sommet de la Côte ;
  • Voie pré-romaine au lieu-dit la Saulx ;
  • Points de vue en différents endroits de la côte d'Essey qui permettent de voir nettement les principaux sommets vosgiens, notamment le Donon à l'est et le Hohneck au sud. Dans la même direction, on peut également voir les immeubles les plus élevés de la ville d'Épinal. Au nord, on aperçoit le sommet de quelques buttes témoins du Saulnois comme les côtes de Delme-Tincry. L'amplitude de la vue est impressionnante.

Édifices religieux

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  • Église Saint-Sylvestre construite en 1866 et 1867 sur l'emplacement d'une église du XIIIe siècle démolie le . Le style architectural dominant est le néogothique. C'est une église sans transept saillant. À l'intérieur, les chapiteaux de piliers sont tous différents les uns des autres. La construction de l'église actuelle a été adjugée à Joseph Beaufort, entrepreneur à Laronxe pour un montant de 24 000 francs. 8 040 francs ont été apportés sous forme de souscription. Les plans déposés à la sous-préfecture de Lunéville sont de « l'architecte aux 120 églises », monsieur Léon Vautrin. Les fonts baptismaux proviennent de l'église précédente ainsi que les cloches qui datent de 1822. Elles sont de Thuillié, fondeur à Nancy. Un accident corporel grave s'est produit lors de la couverture du clocher en 1867 ; la chute d'une échelle a entraîné la chute de deux ferblantiers dont l'un fut gravement blessé[55]. L'église a été consacrée le [56]. Le , le maire sollicite l'autorisation du préfet pour faire procéder au remplacement du vitrail d'une fenêtre latérale gauche qui avait été détruit par un obus allemand en [57]. Selon la presse locale, les autres vitraux datent de 1937 et ont été produits par les ateliers Benoît frères à Nancy. En guise d'inauguration, ils ont été bénis par le chanoine Simon le . Le chanoine Simon est né à Essey dans une famille bien connue du secteur. Au moment de cette inauguration, il était secrétaire de l'évêché de Nancy et de Toul[58].
  • Chapelle Sainte-Colombe située à l'entrée du village par Vennezey. Son linteau porte la date de 1737. Elle aurait été érigée par les habitants du village en hommage à « Notre-Dame de Bon Secours » pour la remercier de les avoir préservés de la peste.

Personnalités liées à la commune

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plaque à la mémoire d'Élie André sur l'église d'Amance
Plaque à la mémoire d'Élie André sur l'église d'Amance.
Louisa Simon
Louisa Simon portant la croix de guerre.
  • François Élie André, curé d'Amance : né le à Essey, mort le à Amance (Meurthe-et-Moselle) ; ordonné prêtre le . Il était très apprécié de ses paroissiens qui témoignèrent leur attachement par cette épitaphe : Au père des pauvres, à l'ami des enfants, pieux souvenir. François Elie André, né à Essey-la-Côte, curé d'Amance, le , est mort le 26 Xbre 1857, unanimement regretté de ses parents et de sa paroisse. Vous qui avez été les témoins de son zèle, de sa charité et de sa patience, ne l'oubliez pas devant le Seigneur[59]. Une plaque à sa mémoire figure à l'entrée de l'église d'Amance (54). Son frère aîné Jean François fut également prêtre. Après être passé par les cures de Boudonville, Arnaville et Manonville, il alla s'installer à Alger en 1847[60].
  • Louisa Simon : née à Essey-la-Côte en 1896, a reçu une citation à l'ordre de la division militaire et fut décorée de la Croix de guerre. À l'âge de 17 ans en et avant même la fin des combats, elle porta courageusement secours aux soldats blessés lors de la bataille de Rozelieures[61],[62].

Héraldique

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Blason de Essey-la-Côte Blason
De gueules à la montagne d’or chargée d’un pal de sable accompagnée en chef de deux alérions d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Blason populaire

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Les habitants étaient surnommés « les têtes de jotes »[2],[63],[64]. Dans la langue locale, la « jote » est un chou.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Jean Spaite, Saint patronage et sobriquets, Nancy, Imprimerie Apache Color, 4e trimestre 1999, 247 p., page 218
  2. 1 2 3 Jean Spaite, Étude sur le Saint Patronage les appellations officielles et les sobriquets dans les villages de Meurthe-et-Moselle, Nancy, , 246 p., p. 218.
  3. 1 2 Philippe Martin, « Lave d'Essey-la-Côte », sur www4.ac-nancy-metz.fr, Académie de Nancy-Metz (consulté le ), p. 1-4.
  4. Charles Velain, Les roches basaltiques d'Essey-la-Côte Néphélinite à olivine et basalte à labrador, Paris, (lire en ligne), p. 565-572.
  5. D. Velde et J. Thiébaut, « "article" », Bulletin de la Société Française de Minéralogie et de Cristallographie, vol. 96, , p. 6.
  6. S. F. Lebrun, Annales de la société d'émulation du département des Vosges, tome 8, 1er cahier, Épinal, Vve Gley, , 284 p. (lire en ligne), p. 238.
  7. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  10. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
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