Estela Barnes de Carlotto

militante argentine des droits de l'homme

Estela Barnes de Carlotto (née le à Buenos Aires) est une militante argentine des droits de l'homme. Elle est la présidente de l'association Grands-mères de la place de Mai, dont le but est de retrouver la véritable identité des enfants volés sous la dictature argentine.

Estela Barnes de Carlotto
Estela de Carlotto en 2015.
Fonction
Professeure
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Enriqueta Estela Barnes de Carlotto
Nationalité
Domicile
Activités
Enfants
Laura Carlotto
Remo Carlotto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Ignacio Montoya Carlotto (d) (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Biographie

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Enfance et vie de famille

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Estela de Carlotto naît en 1930 dans une famille d'origine anglaise, de Miguel Alejandro Barnes, receveur des postes, et Edwig Frances May Wauer, femme au foyer[1].

Elle épouse Guido Carlotto avec lequel elle a quatre enfants. Elle est institutrice, puis directrice d'une école de Brandsen.

Pendant la Guerre sale

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Le , sa fille Laura Carlotto, membre des Montoneros, est arrêtée par la dictature militaire[2]. Elle est alors enceinte de son compagnon Oscar Montoya, qui est torturé et exécuté dans les locaux de l'ESMA après avoir été lui aussi capturé. Estela de Carlotto tente d'intercéder auprès de Reynaldo Bignone dont elle connaît la sœur Marta pour obtenir que sa fille ait la vie sauve, mais en vain.

Laura Carlotto donne naissance à un fils le et est exécutée deux mois plus tard [3]. Comme des centaines d'autres, l'enfant est enlevé et donné à adoption sous une fausse identité. Le corps de la mère est rendu à la famille, ce qui est exceptionnel [4] : la plupart des desaparecidos étaient enterrés dans des fosses communes ou jetés à la mer lors des vols de la mort.

Engagement avec les Grands-mères de la place de Mai

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Estela de Carlotto rejoint l'association Grands-mères de la place de Mai en , s'y consacre à plein temps en prenant sa retraite à partir d', et en devient présidente en 1989.

En 2003, elle reçoit le prix des droits de l'homme des Nations unies[5].

Le , elle retrouve son petit-fils Guido Montoya Carlotto qui vivait depuis sa naissance sous l'identité d'Ignacio Hurban[6]. C'est le 114e petit-enfant retrouvé par l'association.

Reprise de son identité

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Après avoir apprise en juin 2014 qu'elle était adoptée, elle se présente de son plein gré en juillet auprès de Músicos por la Identidad et des Abuelas de Plaza de Mayo afin de faire la lumière sur son identité, et est orienté vers la Conadi. Elle passe le test ADN le 24[7]. Auparavant, au mois de mai, elle compose la chanson Para la memoria, consacrée à la dictature.

Le , le tribunal fédéral no 1 de la capitale fédérale, présidé par la juge María Romilda Servini de Cubría, qui instruisait l’affaire relative à son enlèvement, a confirmé les résultats des analyses ADN qui permettent d'établir la véritable identité d’Ignacio Guido[8]. Selon Servini de Cubría, elle s'était adressée à la justice car elle pensait pouvoir être la petit-fille de Carlotto[9]. Guido reçoit les résultats par téléphone de la part de sa tante biologique, Claudia Carlotto, présidente de la Conadi. Deux jours après l'annonce de son identité, elle rencontre sa grand-mère et ses oncles et tantes biologiques, ainsi que ses cousins.

Distinctions notables

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Notes et références

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  1. (es) Valeria Shapira, « A solas con Carlotto », sur La Nación, (consulté le ).
  2. « Argentine : Estela de Carlotto retrouve son petit-fils 36 ans après », sur Le Figaro, (consulté le )
  3. (es) Perfil.com, « Estela de Carlotto | Cómo fueron los 36 años de búsqueda de un nieto robado », sur Perfil.com, (consulté le )
  4. (es) « Laura Estela Carlotto », sur desaparecidos.org (consulté le ).
  5. (en) « The United Nations Prize in the Field of Human Rights List of previous recipients », sur Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (consulté le )
  6. AFP, « Argentine: la grand-mère de la Place de Mai serre dans ses bras son petit-fils », sur Le Point, (consulté le ).
  7. (es) « "Sos el nieto de Estela, sos mi sobrino" », Página/12,
  8. (es) « Encontraron al Nieto de Estela Carlotto », sur Infobae, .
  9. (es) « ¿Quien es Ignacio Hurban el nieto recuperado de Estela de Carlotto », Infonews.com, (consulté le ).
  10. (fr + en) « Human Rights Day 2003 », Comité de Derechos Humanos.
  11. (es) « Cumpleaños con medalla », Página/12, .
  12. (es) « Estela B. de Carlotto », Fondation Konex (consulté le ).
  13. (es) « Estela de Carlotto en “Ciudadanos Ilustres” », Agencia Nova, (consulté le ).
  14. (es) « Las Abuelas de Plaza de Mayo reciben el premio Houphouët-Boigny de fomento de la Paz », Servicio de Prensa. Unesco, 9 septembre2011.
  15. (es) « Estela de Carlotto será "visitante ilustre" de la UNT », La Gaceta, .
  16. (es) « Estela de Carlotto fue premiada por la UNLP | Nota al Pie | Noticias en contexto », (consulté le ).
  17. (es) « PUBLICACIÓN DE LAS PERSONAS Y ENTIDADES DISTINGUIDAS CON EL PREMIO DERECHOS HUMANOS 2025 EN SU 43 EDICIÓN » (consulté le ).

Liens externes

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