Francisco Maria Esteves Pereira

Orientaliste portugais
(Redirigé depuis Esteves Pereira)

Francisco Maria Esteves Pereira (1854-1924) est un érudit portugais, militaire de formation, devenu orientaliste et expert en études sur l'Éthiopie chrétienne.

Francisco María Esteves Pereira
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Miranda do Douro (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 70 ans)
LisbonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Francisco Maria Esteves PereiraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

modifier

Esteves Pereira, né le 9 août 1854 à Miranda do Douro au nord du Portugal, suit ses études lycéennes à Porto entre 1871 et 1874 puis intègre l’École polytechnique de Lisbonne de 1875 à 1879 avant de parfaire sa formation d'ingénierie militaire à l'école de l'armée à Tancos entre 1880 et 1883. Lieutenant en 1885, capitaine en 1893, major en 1904, il est promu lieutenant-colonel en 1910 menant sa carrière militaire d'inspecteur général des fortifications et œuvres militaires en parallèle à son activité d'orientaliste autodidacte qu'il débute en 1888 à 34 ans[1].

Rien ne prédisposait Esteves Pereira à devenir un orientaliste reconnu par ses pairs[2] notamment de l'Academia das Ciencias de Lisboa dans laquelle il est admis en 1908 si ce n'est son goût pour les langues qui le conduit à être reconnu spécialiste de la langue guèze dans laquelle la littérature de l'Abyssinie est écrite. Sa réputation à l'étranger, plus que dans son pays, provient de sa publication de La Chronique de Susenyos[3]mais aussi de sa collaboration au Corpus scriptorium christianorum orientalium et à la Patrologia orientalis, ouvrages monumentaux sur des textes chrétiens orientaux au côté d'autres orientalistes professionnels. Tous ses ouvrages mettent en lumière les relations entre le Portugal, les jésuites et l'Éthiopie aux XVIe et XVIIe siècles[4].

Il meurt le 9 décembre 1924 à Lisbonne et il faut attendre 1965 pour que son nom soit cité par son neveu qui offre à l'Académie des Sciences de Lisbonne des reliques ayant appartenu à son oncle comme son portrait photographique, une étoile d'or d'Éthiopie et le diplôme offerts par l'empereur éthiopien Menelik II et deux manuscrits en langue guèze[5].

Publications

modifier
  • notice du Magseph Assetat, notice de 16 pages sur un ouvrage de 230 pages écrit en guèze par le père jésuite António Fernandes en 1642, notice écrite en français en collaboration avec le linguiste René Basset en 1886, publié par la Société Géographique de Lisbonne[6]
  • traduction et commentaires sur História de Minas (1559-1563), écrite en guèze et traduite en portugais en collaboration avec René Basset en 1887, publication dans le Journal Asiatique[7]
  • La Chronica de Susenyos, rei de Ethiopia (1607-1632), 1892
  • Historia dos Martyres de Nagran, 1899[8]
  • Livro da Montaria Feito por D. João I, Rei de Portugal, 1918[9]

Distinctions

modifier
  • Croix d'Aviz et de Santiago
  • médaille militaire de l'Ordre du Lion d'Éthiopie des mains de l'empereur Menelik II

Liens externes

modifier

Sources

modifier
  • Hervé Pennec, « Francisco Maria Esteves Pereira (1854-1924) : un éthiopisant solitaire au Portugal », Annales d'Ethiopie, vol. 34,‎ , p. 353-383 (lire en ligne)
  • (pt) Dicionário de Orientalistas de Língua Portuguesa, (lire en ligne), Francisco Maria Esteves Pereira (Miranda do Douro, 1854 – Lisboa, 1924)

Notes et références

modifier
  1. ↑ Dicionário de Orientalistas de Língua Portuguesa 2019, p. 1.
  2. ↑ Esteves Pereira est admis à la Sociedade de Geographia de Lisboa en 1886, à l'Academia das Ciencias de Lisboa en 1908, au Journal asiatique en 1888.
  3. ↑ 1892-1900. Chronica de Susenyos, Rei de Ethiopia, 2 vols, Lisboa, Imprensa Nacional/Sociedade de Geografia de Lisboa.
  4. ↑ Hervé Pennec 2022, p. 358.
  5. ↑ Hervé Pennec 2022, p. 359.
  6. ↑ Hervé Pennec 2022, p. 364.
  7. ↑ Hervé Pennec 2022, p. 365.
  8. ↑ Francisco Maria Robarts - University of Toronto, Historia dos martyres de Nagran;, Lisboa, Imprensa Nacional, (lire en ligne)
  9. ↑ Dicionário de Orientalistas de Língua Portuguesa 2019, p. 5 bibliografia.