Acipenser oxyrinchus
Acipenser oxyrinchus (en grec « riverain au nez pointu »), communément appelé Esturgeon noir d'Amérique (également Esturgeon atlantique, Esturgeon de mer, Esturgeon escargot ou Esturgeon guindé[1]) est un esturgeon de la côte est nord-Américaine. Sa distribution va du golfe du Saint-Laurent (où la plus grande population existe) jusqu'à la Floride. Une population disjointe (presque disparue) existe aussi dans la mer Baltique en Europe. D'une taille record de plus de 4 mètres, c'est le plus grand poisson à fréquenter les eaux douces du Québec.
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NT : Quasi menacé
Statut CITES
Une étude génétique a montré qu'au Moyen Âge, c'est cette espèce qui peuplait la mer du Nord, la mer Baltique et leurs fleuves tributaires, et non l'esturgeon d'Europe Acipenser sturio comme on l'a cru auparavant. En Europe du Nord cette espèce a constitué une source alimentaire non négligeable autrefois, mais elle a aujourd'hui disparu à l'exception d'une modeste population relique en mer Baltique[2].
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815[3]
- Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Esturgeon noir[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13], Esturgeon noir d'Amérique[5],[7],[8],[9],[13], Esturgeon de l'Atlantique[6],[14], Esturgeon atlantique[15], Esturgeon de mer[12]
- Noms vernaculaires (langage courant) : écaillé[12]
Sous-espèces
modifierDescription
modifierL'esturgeon noir est méconnu ; ce n'est que récemment qu'on a découvert des frayères dans l'estuaire du Saint-Laurent. À l'aide d'émetteurs on a pu également retrouver ses aires d'alimentation. Discret, l'esturgeon noir est un poisson anadrome. La reproduction aurait lieu tous les 4 à 10 ans pour les femelles et 2 à 4 ans pour les mâles. Lors de sa remontée des cours d'eau il cesse toute alimentation, ce qui explique le mystère de la localisation de ses frayères (aucune capture d'esturgeon à la ligne durant la période de fécondation). Étant un poisson de fond, il passe souvent inaperçu hormis lors de ses sauts spectaculaires hors de l'eau. Ce serait pour se débarrasser de parasites (dont la lamproie marine) qu'il effectuerait ces sauts.
L'esturgeon se nourrit au fond, qu'il scrute à l'aide de ses quatre barbillons. Il se nourrit principalement de crustacés, d'insectes et de mollusques.
L'esturgeon noir est pêché commercialement dans l'estuaire du Saint-Laurent principalement dans la zone comprise entre Montmagny et Saint-Jean-Port-Joli. La température de l'eau est le principal élément limitatif des pêches. Lorsqu'elle devient trop chaude en été les esturgeons meurent dans le filet et la qualité du produit en souffre. C'est pourquoi au milieu de l'été il y a une saison morte (les quotas étant très restrictifs, et facilement atteints[16], une attention particulière est portée à la qualité).
Voir aussi
modifierRéférences taxonomiques
modifier- (en + fr) FishBase :
- (fr + en) ITIS : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815
- (en) Fauna Europaea : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (consulté le )
- (en) NCBI : Acipenser oxyrinchus (taxons inclus)
- (en) Catalogue of Life : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (consulté le )
Liens externes
modifier- (fr) INPN : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (TAXREF) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (consulté le )
- (fr + en) CITES : espèce Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (+ répartition) (sur le site de l’UNEP-WCMC) (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (consulté le ).
- (en) CITES : Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815 (+ répartition sur Species+) (consulté le ).
- (fr) CITES : taxon Acipenser oxyrinchus (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le ).
Notes et références
modifier- ↑ Louis Bernatchez 1960- et Marie Giroux, Les poissons d'eau douce du Québec et leur répartition dans l'est du Canada, Broquet, (ISBN 2890004937 et 9782890004931, OCLC 43790813, lire en ligne)
- ↑ https://www.researchgate.net/publication /281147800_Archaeogenetic_evidence_for_medieval_occurrence_of_Atlantic_sturgeon_Acipenser_oxyrinchus_in_the_North_Sea
- ↑ NCBI, consulté le .
- ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le .
- 1 2 3 4 Christian Meyer, « esturgeon », sur le Dictionnaire des Sciences Animales (en ligne), Montpellier, CIRAD (consulté le ).
- 1 2 Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, consulté le .
- 1 2 FishBase, consulté le .
- 1 2 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
- 1 2 MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le .
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ Noms en français de « Acipenser oxyrinchus », sur Nomen.at, Dictionary of Common (Vernacular) Names (consulté le ).
- 1 2 3 « esturgeon noir », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le )
- 1 2 Occurrences en français de « Acipenser oxyrinchus », sur TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada (consulté le ).
- ↑ CITES, consulté le .
- ↑ Brice Ephrem, « Des restes d'esturgeon à Ecornebœuf : un marqueur social chez les Pétrocores ? », dans Christian Chevillot, Ecornebœuf. La colline des Pétrocores. De Ouesona à Vesunna, Périgueux, ADRAHP, coll. « Documents d'archéologie et d'histoire périgourdines, supplément no 7 », (ISBN 2950988938 et 9782950988935, lire en ligne [PDF]), p. 375-382.
- ↑ (fr) « Annex 2a », Notifications au parties, CITES, genève, le 9 juillet 2001 sur les quotas de pêche aux esturgeons en Amérique du Nord.