Eta Piscis Austrini

étoile binaire de la constellation du Poisson austral

Eta Piscis Austrini (en abrégé η PsA) est une étoile binaire[14] de la constellation du Poisson austral. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente combinée de 5,43[5]. Le système présente une parallaxe annuelle de 3,8 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'il est distant d'environ 860 années-lumière de la Terre[1].

η Piscis Austrini A / B
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite

22h 00m 50,224 54s[1]

22h 00m 50,349 36s[2]
Déclinaison

−28° 27 13,458 7[1]

−28° 27 14,146 0[2]
Constellation Poisson austral
Magnitude apparente 5,72/6,78[3]

Localisation dans la constellation : Poisson austral

(Voir situation dans la constellation : Poisson austral)
Caractéristiques
Type spectral B6 III shell/B8,5 V[4]
Indice U-B −0,30[5]
Indice B-V −0,11[3]/−0,07[3]
Variabilité suspectée[6]
Astrométrie
Vitesse radiale −5 ± 5 km/s[7]
Mouvement propre μα = +15,289 mas/a[1]/+17,554 mas/a[2]
μδ = +0,096 mas/a[1]/−1,229 mas/a[2]
Parallaxe 3,808 7 ± 0,093 2 mas[1]/4,534 2 ± 0,330 6 mas[2]
Distance 262,6 ± 6,4 pc (856 al)[8]
Magnitude absolue −1,53[9]
Caractéristiques physiques
Masse 4,01 ± 0,18 M[10]/3,6 M[11]
Gravité de surface (log g) 3,48 ± 0,52[12]/4,17[11]
Luminosité 881 L[12]
Température 12 310 ± 190 K[12]/14 144 K[11]
Métallicité ?/[Fe/H] = −0,21[11]
Rotation 320 ± 23 km/s[12]
Âge 115 Ma[13]

Désignations

η PsA, 12 PsA, HD 209014, HIP 108661, HR 8386 , CD−29 18119, CPD−29 6659, NSV 13993, SAO 190822, WDS J22008 -2827[8]

En 2017, les deux étoiles de la paire avaient une séparation angulaire de 1,9 seconde d'arc et étaient disposées selon un angle de position de 113°[15]. La composante primaire, désignée η PsA A, est une étoile Be[13] de magnitude 5,72[3]. Elle est classée comme une géante bleue de type spectral B6 III shell[4], qui présente également des caractéristiques d'étoile à enveloppe (shell). On estime que l'étoile est âgée de 115 millions d'années[13] et qu'elle est quatre fois plus massive que le Soleil[10]. Elle tourne rapidement sur elle-même, montrant une vitesse de rotation projetée de 320 km/s[12]. Elle est 880 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 12 310 K[12].

La composante secondaire, η PsA B, est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B8,5 V[4] et de magnitude 6,78[3]. Elle est 3,6 fois plus massive que le Soleil et sa température de surface est de 14 144 K[11].

Eta Piscis Austrini est répertoriée comme une étoile variable suspectée, dont la luminosité varierait entre les magnitudes 5,33 et 5,44[6]. Sa variabilité apparaît être liée à sa rotation rapide ainsi qu'à l'enveloppe qui l'entoure, et on a ainsi tenté de la classer comme un objet qui combine des caractéristiques d'une étoile Be variable ainsi que d'une variable de type Maïa[16].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. 1 2 3 4 5 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. 1 2 3 4 5 (en) C. Fabricius et al., « The Tycho double star catalogue », Astronomy & Astrophysics, vol. 384, , p. 180–189 (DOI 10.1051/0004-6361:20011822, Bibcode 2002A&A...384..180F).
  4. 1 2 3 (en) C. J. Corbally, « Close visual binaries. I - MK classifications », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 55, , p. 657-677 (DOI 10.1086/190973 Accès libre, Bibcode 1984ApJS...55..657C, lire en ligne). Note : le type spectral affiché comme étant celui de la secondaire sur SIMBAD (B8.5IV) est en réalité le type spectral combiné de AB.
  5. 1 2 (en) A. Feinstein et H. G. Marraco, « The photometric behavior of Be Stars », The Astronomical Journal, vol. 84, , p. 1713–1725 (DOI 10.1086/112600 Accès libre, Bibcode 1979AJ.....84.1713F).
  6. 1 2 (en) N. N . Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: NSV and supplement », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le ).
  7. (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W).
  8. 1 2 (en) * eta PsA -- Be Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  10. 1 2 (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537, , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052).
  11. 1 2 3 4 5 (en) F. Anders et al., « StarHorse2, Gaia EDR3 photo-astrometric distances (Anders+, 2022) », Catalogue de données en ligne VizieR : I/354, (Bibcode 2022yCat.1354....0A).
  12. 1 2 3 4 5 6 (en) J. Zorec et al., « Critical study of the distribution of rotational velocities of Be stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 595, , article no A132 (DOI 10.1051/0004-6361/201628760, Bibcode 2016A&A...595A.132Z, arXiv 1702.07684, lire en ligne).
  13. 1 2 3 (en) J. Zorec, Y. Frémat et L. Cidale, « On the evolutionary status of Be stars. I. Field Be stars near the Sun », Astronomy & Astrophysics, vol. 441, no 1, , p. 235–248 (DOI 10.1051/0004-6361:20053051, Bibcode 2005A&A...441..235Z, arXiv astro-ph/0509119).
  14. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  15. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).
  16. (en) L. A. Balona et al., « Rotational modulation in TESS B stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 485, no 3, , p. 3457 (DOI 10.1093/mnras/stz586, Bibcode 2019MNRAS.485.3457B, arXiv 1902.09470, lire en ligne).

Liens externes

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