Étienne Bonnot de Condillac

philosophe, écrivain, académicien et économiste français
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Étienne Bonnot de Condillac, abbé de Mureau, né le à Grenoble et mort le à Lailly-en-Val, est un philosophe, écrivain, académicien et économiste français.

Étienne Bonnot de Condillac
Gravure d’Alix d’après Giuseppe Baldrighi.
Fonctions
Fauteuil 31 de l'Académie française
-
Abbé
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(à 65 ans)
Lailly-en-ValVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
Essai sur l'origine des connaissances humaines
Traité des sensations
Plaque commémorative.

Lecteur assidu de la philosophie britannique et en particulier de Francis Bacon et de John Locke, il est le chef d'une école philosophique française des Lumières qui enseigne le sensualisme un empirisme radical, qui voit dans l'expérience non seulement la source matérielle des idées, mais également la méthode de la connaissance. Il a pour principaux disciples Helvétius, Volney, Cabanis.

Biographie

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Né dans une famille de juristes récemment anoblie[1],[2],[3], Étienne Bonnot de Condillac est le frère cadet de l'écrivain politique l’abbé de Mably et du grand prévôt de Lyon, Jean Bonnot de Mably.

Affligé d'une vue très basse et a une santé fragile, il n'apprend à lire qu'à l'âge de douze ans[4]. Tout comme ses frères, il passe au cours de sa jeunesse beaucoup de temps dans la résidence secondaire de sa famille, le domaine des Ombrages de Vif, acheté par leur oncle en 1710[5].

Maison natale de Condillac à Grenoble.

Étienne Bonnot entre dans les ordres en et devient abbé de Mureau. Pour les deux frères philosophes, la fonction d’abbé n’était qu’un titre parmi les autres. Condillac passait pour n'avoir célébré la messe qu'une seule fois dans sa vie[4]. Ayant renoncé au sacerdoce, Condillac se consacre à la réflexion et à la philosophie. Il mène en outre une vie mondaine.

Arrivé à Paris, il fréquente le salon de Claudine de Tencin et retrouve Rousseau, qui avait été précepteur dans la famille de son frère ainé. Lorsqu’il éprouve des difficultés à publier son premier ouvrage, Rousseau en parle à Diderot, qui le met en contact avec son propre libraire, Laurent Durand[6]. C’est lors de leur repas hebdomadaire à l’hôtel du Panier-Fleuri que Diderot fait l’hypothèse de deux hommes-machine, qui donnera naissance au « mythe des deux personnes » de Condillac [7]

Il étudie les philosophes modernes, surtout John Locke. Il répand ses idées et pousse plus loin que son maître une philosophie empiriste propre à substituer à la métaphysique l'observation et l'étude des faits. Il publie ainsi, à partir de , plusieurs ouvrages de philosophie qui se font remarquer par la nouveauté des idées et par la clarté du style, et attirent l’attention sur sa doctrine, le sensualisme. En 1749, il est élu à l’Académie de Berlin.

En 1757, il est envoyé à Parme pendant neuf ans pour éduquer l’infant don Ferdinand, alors âgé de 7 ans[8]. Sa mission éducative est un échec retentissant. Malgré la rédaction de son monumental Cours d’études en 13 volumes, destiné à révolutionner la pédagogie des Lumières, le résultat concret sur l’élève a été jugé très décevant. Alors qu’il prônait une éducation basée sur les sensations, son système obligeait l’enfant à devenir un logicien et un métaphysicien avant même de maitriser les bases de la grammaire. La méthode trop abstraite et très directive de Condillac n’est jamais parvenue à mobiliser la curiosité naturelle du prince. Pis, celui-ci s’est montré réfractaire aux idées réformatrices de son précepteur, qui a complètement échoué à faire de Ferdinand un souverain éclairé. Revenu en France, il se retire de la vie mondaine, et refuse la proposition d’éduquer les trois fils du dauphin Louis[9].

Il est néanmoins admis à l’Académie française en , et reçoit en 1777 du gouvernement de Pologne la mission de rédiger une Logique classique pour la jeunesse du pays.

Il termine sa vie au lieu-dit de Flux, dans une petite propriété[10] qu’il avait achetée près de Lailly-en-Val, où il meurt le .

Bien que la postérité ne l’ait pas élevé au même rang que d’autres penseurs des Lumières, Étienne Bonnot de Condillac s’affirme comme l’un des psychologues les plus pénétrants de son siècle. Avec Voltaire, il représente l'un des principaux introducteurs en France des principes du philosophe anglais John Locke, qu’il développe de façon systématique[11].

Le style de Condillac est limpide, d’une clarté logique extrême qui peut verser dans la sécheresse. Son analyse de l’esprit humain se fonde entièrement sur l’élaboration progressive des sensations, sans jamais faire appel à un principe spirituel, bien qu’il ait toujours affirmé son orthodoxie religieuse. Condillac est reconnu comme étant le chef de l’école sensualiste et affirme que notre seule source de connaissance est la sensation, d’où dérive normalement et par transformation simple la réflexion, le raisonnement, l’attention et le jugement[12]. Pour prouver ses assertions, ils se base sur l’exemple de l’Homme statue, qui éprouve successivement les sensations.

Son premier ouvrage, l’Essai sur l’origine des connaissances humaines, reste très proche des écrits de son maître anglais. Il accepte avec quelques hésitations l’idée de Locke selon laquelle notre connaissance aurait deux sources, la sensation et la réflexion. Le rôle de cette dernière est de combiner les sensations élémentaires en idées. Il emprunte aussi à Locke le principe explicatif de l’association des idées[13].

Son ouvrage suivant, le Traité des systèmes, est une critique vigoureuse des théories philosophiques modernes fondées sur des principes abstraits ou des présupposés. Cette polémique, largement inspirée par l’esprit de Locke, est dirigée contre l’idéalisme cartésien, doctrine de René Descartes, la psychologie du philosophe français Nicolas Malebranche, le monadisme et l’harmonie préétablie du philosophe et savant allemand Gottfried Wilhelm Leibniz et, par-dessus tout, contre la notion de substance établie dans la première partie de l’Éthique du philosophe néerlandais Baruch Spinoza[14].

Le Traité des sensations

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Son principal ouvrage est le Traité des sensations, dans lequel il s’émancipe du patronage de Locke et aborde la psychologie de sa propre manière, formulant sa doctrine du sensualisme. Il raconte comment il a été amené à revoir les postulats de Locke : c’est la critique d'Élisabeth Ferrand, qui lui a fait remettre en question la doctrine du philosophe anglais, selon laquelle les sens nous donnent une connaissance intuitive des objets. En effet, l’œil, par exemple, interprète naturellement la forme, la taille, la distance et la position d’un objet. Sa discussion avec cette femme l’a convaincu qu’il était nécessaire, pour élucider ce genre de problèmes, d’étudier chaque sens séparément, d’attribuer à chacun ce que nous lui devions, d’observer leur développement et la façon dont ils se complètent les uns les autres. Le résultat, selon lui, démontrerait que toutes les facultés et connaissances humaines ne sont que des sensations transformées à l’exclusion de tout autre principe, telle la réflexion[15].

Condillac imagine d’abord une statue de constitution humaine et animée d’une âme neuve, où aucune sensation ni perception n’a jamais pénétré. Il éveille ensuite progressivement les sens de cette statue, en commençant par l’odorat, le sens qui contribue le moins à la connaissance humaine. Toute la conscience de la statue se réduit alors aux odeurs singulières qu’elle éprouve. La perception par cette statue vivante de telle ou telle odeur s’accompagne nécessairement de plaisir ou de douleur, selon l’axiome lockien de la bipolarité de la conscience. La douleur et le plaisir deviennent ainsi le principe directeur qui va diriger toutes les opérations de son esprit. Après cette simple attention aux sensations naît la mémoire, qui n’est que l’impression persistante de l’expérience d’une odeur : « La mémoire n’est donc qu’une manière de sentir. » De la mémoire découle la comparaison : la statue expérimente l’odeur, par exemple, d’une rose, tout en se souvenant de celle d’un œillet, « car comparer n’est autre chose que donner en même-temps son attention à deux idées. » Or, « dès qu’il y a comparaison, il y a jugement. » La comparaison et le jugement deviennent habituels. Ils se développent grâce au tout-puissant principe de l’association des idées. De la comparaison d’expériences passées et présentes et du plaisir ou de la douleur qui leur est attaché, émerge le désir. C’est le désir qui oriente l’usage de nos facultés, qui stimule la mémoire et l’imagination, et qui déclenche les passions. Les passions, elles aussi, ne sont que des sensations transformées[16].

Ces indications résument le propos général de la première partie du Traité des sensations. Pour esquisser la suite de l’ouvrage, il suffit de citer les titres des principaux chapitres restants : « D’un homme borné au sens de l’ouïe », « De l’odorat et de l’ouïe réunis », « Du goût seul, et du goût joint à l’odorat et à l’ouïe », « D’un homme borné au sens de la vue », « De la vue avec l’odorat, l’ouïe et le goût »[16].

Dans la seconde partie du traité, Condillac ne donne d’abord que le sens du toucher à la statue, ce qui lui fait éprouver l’existence d’objets extérieurs. Dans une analyse très précise, il distingue les différents éléments que l’on rencontre lors de notre expérience tactile : le toucher de notre propre corps, le toucher d’objets extérieurs, l’expérience du mouvement, l’exploration manuelle d’une surface. Il décrit l’élargissement des perceptions des distances et des formes[16].

La troisième partie traite de la combinaison du toucher et des autres sens. La troisième partie est aussi l'objet de l'étude du chirurgien de Londres, Monsieur Cheselden. Ce chirurgien a opéré des aveugles-nés à qui il a abaissé les cataractes. L'étude même de Condillac porte sur le problème de Molyneux qui se demandait si un aveugle-né, à qui on aurait fait reconnaître une sphère d'un cube au toucher, ferait la différence une fois qu'il retrouve la vue[16].

La quatrième partie traite des désirs, activités et idées d’un homme isolé qui possède tous ses sens. Le traité s’achève par des observations à propos d’un « homme sauvage » qui vivait avec les ours dans une forêt de Lituanie[17].

Le traité conclut que l’ordre naturel des choses prend sa source dans les sensations, que la façon dont les hommes ressentent les choses varie considérablement d’un individu à l’autre, et qu’un homme n’est que ce qu’il a acquis. Toutes les facultés ou idées innées sont rejetées[16].

Le langage

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Comme ses prédécesseurs, Condillac n'échappe pas à la question de l'origine du langage. Comment lier ses idées sur les sensations et la question du langage qu'il dégage d'emblée d'une question théologique. Comme il avait imaginé une statue qui se construirait à partir des sensations et de leur accumulations, articulations, discriminations entre agréable et désagréable, il imagine une sorte de « mythe des deux personnes » seules qui seraient amenées à se parler. Il postule qu'elles sont de sexes différents[18]. D'abord, ils le feraient dans « un langage d'action » (gestes, cris, etc.), puis dans un deuxième temps, à un « langage articulé ». Ayant eu des enfants et ceux-ci développant dans leurs échanges avec leurs parents une dextérité particulière de la langue (au sens propre), le langage articulé se développe au détriment du langage d'action parce qu'il se révèle plus « économique »[19]. Selon lui, le langage est donc d'invention purement humaine, les signes et des langues sont « d'institution », et non de nature. Il se pose ainsi en prédécesseur de la linguistique postsaussurienne qui veut que les liens entre les signes et leurs idées sont arbitraires. Les règles de fonctionnement du langage sont, selon lui, indépendantes de l'individu[20].

Le Cours d’études

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Les écrits de Condillac sur la politique et l’histoire, contenus pour la plupart dans son Cours d’étude offrent peu d’intérêt particulier. Ils témoignent de son attachement à la pensée anglaise. Ses écrits de logique sont moins reconnus que ceux de psychologie[21].

Il s’étend avec beaucoup de répétitions, mais peu d’exemples concrets, sur la suprématie de la méthode analytique ; il affirme que raisonner consiste à remplacer une proposition par une autre qui lui est identique. Il assimile la science à un langage bien construit. Il essaie de le prouver à propos en arithmétique avec sa Langue des calculs. Les mathématiques constituent son modèle épistémologique. Il ne s’intéresse pas encore aux sciences naturelles ni au raisonnement par induction, qui donnèrent de l’étoffe aux travaux de John Stuart Mill[22].

La psychologie de Condillac, traitant la personnalité comme un agrégat de sensations, dont le langage se détache pour devenir un fait d'institution, met de côté la question religieuse de l'origine théique du langage. Ses propos sur la religion sont par contre toujours en accord avec sa profession. Ce n’était pas un matérialiste, même si les philosophes matérialistes ont pu s’inspirer de son sensualisme. Condillac a toujours considéré l’âme comme dotée d’une réalité substantielle[21]. Au début de son Essai sur l’origine des connaissances humaines, il tient d’ailleurs ces propos qui le rapprochent de l’idéalisme de George Berkeley : « [...] soit que nous nous élevions, pour parler métaphoriquement, jusques dans les cieux ; soit que nous descendions dans les abysmes ; nous ne sortons point de nous-mêmes ; et ce n’est jamais que notre propre pensée que nous apercevons. »

Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre

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Condillac a écrit un traité d’économie magistral, Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre, où il passe en revue de nombreux aspects de l’économie, du commerce, de leurs équilibres, de leur dynamique, et de leur rapport avec la décision politique[23].

Précurseur de l’économie politique, il étudie les rapports entre politique et économie. Économiste libéral classique, il étudie la valeur et en énonce le caractère subjectif, défend la liberté économique et commerciale, notamment le libre échange, et dénonce les dangers inflationnistes des manipulations monétaires[24].

Alternant descriptions théoriques et illustration par l’histoire comparée de quatre royaumes imaginaires (méthode hypothético-déductive), Condillac explique dans ce traité, parmi de nombreux autres aspects de l’économie et de ses rapports à la politique, que :

  • l’échange permet à chacune des deux parties d’obtenir une valeur plus grande de ce qu’il obtient que de ce qu’il cède ;
  • les flambées de prix en cas de disette arrivent rarement dans les pays libres, mais plutôt dans les pays qui se barricadent derrière des barrières protectionnistes ;
  • les impôts et les réglementations sont des fardeaux dont la multiplication affaiblissent l’économie ;
  • les monopoles jaillissent souvent des contraintes réglementaires et qu’il est alors bien difficile de revenir à une situation concurrentielle saine.

Postérité

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Précurseur de l’économie politique, économiste libéral classique, Condillac a inspiré des générations d’économistes, notamment en France, où, au début du XIXe siècle, le courant des Idéologues en a fait son précurseur[25].

Disciple de John Locke, Condillac a également inspiré en retour certains penseurs anglais. Dans des domaines liés aux associations d’idées, à la suprématie du plaisir et de la douleur, et dans l’explication générale de toute pensée comme une sensation ou une sensation transformée, on peut discerner son influence chez Alexander Bain et Herbert Spencer. Il a contribué de façon notable à la constitution de la psychologie en science[26].

Hommages

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Un arrêt de tramway de l'agglomération grenobloise, sur le campus universitaire de l'Université de Grenoble, porte encore son nom.

Principales publications

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Éditions

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  • Amsterdam, Charles-Antoine Jombert, 1766, 20 vol. in-12
  • Paris, Ch. Houel, 1798 , 23 vol. in-8º.
  • Paris, Dufart, 1803, 31 vol. in-12.
  • Augustin Théry (éd.), Paris, 1821-1822, 16 volumes in-8º. — .Avec une notice sur sa vie et ses ouvrages.
  • Œuvres philosophiques, Georges Le Roy (éd.), Paris, PUF, PUF entre 1947-1951, éd. pratique en 3 vol.

Notes et références

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  1. Grandi, Giovanni, « Étienne Bonnot de Condillac », sur stanford.edu, (consulté le ).
  2. Le Nouveau Dictionnaire des auteurs, Robert Laffont, Tome 1, p. 726
  3. Fiche BNF
  4. 1 2 Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, p. 197
  5. Alain Faure, Pour ne pas Oublier : Bulletin des Amis de la Vallée de la Gresse et des Environs, , « La Maison Champollion à Vif », p. 62-69
  6. « The Naturalism of Condillac », dans Studies in Language, Literature and Criticism, University of Nebraska (OCLC 1776058, lire en ligne), p. 9.
  7. (en) Jessica Riskin, The Restless Clock : a history of the centuries-long argument over what makes living things tick, Chicago, University of Chicago Press, , 548 p. (ISBN 978-0-22652-826-7, OCLC 1022287080, lire en ligne), p. 168.
  8. Rita Fanari, « Le Nouveau Projet éducatif de Condillac dans son Cours pour l’instruction du Prince de Parme, notamment le rôle pédagogique et politique de l’Histoire », Études sur le XVIIIe siècle, no 47, , p. 221-35 (ISSN 0772-1358, lire en ligne).
  9. Gianni Paganini, « Condillac historien et penseur politique : luxe, propriété et contrat social dans le Cours d’études », Les Études philosophiques, Paris, no 128, , p. 111-36 (ISSN 0014-2166, lire en ligne).
  10. « La ferme de Flux », notice no IA45000080, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Gianni Paganini, « Psychologie et physiologie de l'entendement chez Condillac », Dix-Huitième Siècle, Paris, no 24 « Le matérialisme des Lumières », , p. 165-78 (ISSN 1760-7892, lire en ligne).
  12. Pierre Trotignon, « Condillac Étienne Bonnot de - (1714-1780) », Encyclopædia Universalis
  13. Pierre Morère, « Signes et langage chez Locke et Condillac », Revue de la Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, vol. 23, no 1 « Le continent européen et le monde anglo-américain aux XVIIe et XVIIIe siècles », , p. 16-29 (lire en ligne).
  14. (en) Ellen McNiven Hine, A Critical Study of Condillac’s Traité des Systèmes, La Haye, Martinus Nijhoff, , 226 p. (ISBN 978-9-02472-120-7, OCLC 470279843, lire en ligne).
  15. (en) Nina Rattner Gelbart, Minerva’s French Sisters : Women of Science in Enlightenment France, Yale University Press, , xix, 340 p., illustr., portr. ; 24 cm (ISBN 978-0-30025-256-9, OCLC 1198557353, lire en ligne).
  16. 1 2 3 4 5 Francine Markovits, La Statue de Condillac : les cinq sens en quête de moi, Paris, Hermann, 132 p., 21 cm (ISBN 978-2-70569-743-3, OCLC 1050941827, lire en ligne).
  17. Claude Blanckaert, « Les Animaux dénaturés : anthropologie(s) du « sauvage absolument sauvage » (1750-1825) », Revue d'histoire des sciences humaines (d), Paris, no 38, , p. 39-67 (ISSN 1622-468X, lire en ligne).
  18. Roger Lefèvre, « Condillac, maitre du langage », Revue internationale de philosophie, vol. 21, nos 82-4, , p. 393-406 (ISSN 0048-8143, lire en ligne).
  19. Martine Pécharman, « Signification et Langage dans l’essai de Condillac », Revue de métaphysique et de morale, Paris, no 1, , p. 81-103 (ISSN 0035-1571, lire en ligne).
  20. Aliénor Bertrand et Hans Aarsleff, Condillac, l’origine du langage, Paris, Presses universitaires de France, , 146 p., in-16 (ISBN 978-2-13052-501-1, OCLC 51221000, lire en ligne).
  21. 1 2 Gianni Paganini, « Condillac historien et penseur politique : luxe, propriété et contrat social dans le Cours d’études », Les Études philosophiques, Paris, vol. 128, no 1, , p. 111-36 (ISSN 0014-2166, lire en ligne).
  22. Léon Dewaule, Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, Paris, Germer Baillière, , 331 p. (OCLC 1203409790, lire en ligne), p. 2.
  23. Auguste Lebeau, Condillac, économiste, Paris, Guillaumin, , vii, 458 p., portr. ; in-8º (OCLC 6613834, lire en ligne).
  24. Aliénor Bertrand, « Lire le commerce et le gouvernement : contre l’interprétation néolibérale de Condillac », Les Études philosophiques, Paris, no 128, , p. 137-59 (ISSN 0014-2166, lire en ligne).
  25. Edern De Barros, « La Fabrication d’un Condillac « sensualiste » : l’influence de la physiocratie, des idéologues et des romantiques (1750-1850) », Annales historiques de la Révolution française, Paris, no 416, , p. 161-86 (ISSN 1952-403X, lire en ligne).
  26. Étienne Vacherot, La Psychologie contemporaine, Paris, , 729 p. (OCLC 781996322, lire en ligne), p. 723.

Médiagraphie

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Bibliographie

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  • Étienne Bonnot de Condillac, Le commerce et le gouvernement, Amsterdam et Paris, Jombert & Cellot, (lire en ligne)
  • Aliènor Bertrand (éd.), Condillac: L'origine du langage, Paris, Presses universitaires de France, 2002.
  • Aliènor Bertrand, Vocabulaire de Condillac, Paris, Ellipses, 2003.
  • André Charrak, Empirisme et métaphysique. L'Essai sur l'origine des connaissances humaines de Condillac, Paris, Vrin, 2003.
  • Jacques Derrida, L'archéologie du frivole, Lire Condillac, Paris, Éditions Galilée, 1973.
  • Nicolas Rousseau, Connaissance et langage chez Condillac, Genève, Droz, 1987.
  • Jean Sgard, (éd.), Condillac et les problemes du langage, Genève, Slatkine, 1982.
  • Élisabeth Badinter, L'Infant de Parme, Paris, Arthème Fayard, 2008.
  • Edern de Barros, Condillac et Mably: deux frères théoriciens d'une démocratie tempérée, Paris, Mare & Martin, 2025.

Sitographie

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Iconographie

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Liens externes

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