Étienne de Saint Genys
Étienne Marie, comte de Saint-Genys, est un diplomate et collectionneur français né le à Gavrus[1] et mort le au château de la Gemmeraie[2], à La Chapelle-sur-Oudon (Maine-et-Loire).
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(à 59 ans) La Chapelle-sur-Oudon |
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Diplomate et collectionneur français, Étienne de Saint Genys a collectionné les dessins anciens et les objets extra européens, rassemblé notamment lors de ses voyages (Bolivie, Pérou).

Biographie
modifierÉtienne de Saint-Genys, né d'une famille d'aristocrates installés en Anjou au début du XIXe siècle, embrasse une carrière de diplomate[3] qui le conduit de Saint-Pétersbourg en 1880, à Lima en 1883, ainsi qu'à Londres en 1886 et à Tokyo[4].
Si son attrait envers un certain exotisme est assuré lors de son voyage outre-Atlantique, il est surtout confirmé par son extraordinaire recherche d’estampes et d’art de l’Extrême-Orient, rassemblés dans l’une des plus fameuses collections de France qui, jointe à sa collection d’objets divers et de multiples provenances, révèlent en lui un passionné et un savant[réf. nécessaire].
De ses voyages, il a par exemple rapportés des estampes de La Route du Tokaido d’Hiroshige, quelques Vues du Mont Fuji d’Hokusai, ainsi que des estampes d’Utamaro, de Toyokuni ou de Gakutei[5]mais aussi des vases précolombiens chimu, des icônes russes et 280 estampes japonaises.
A sa mort, sont remises à la Ville d’Angers, sa bibliothèque d’érudit discret et la totalité de ses collections, à l’unique condition que ces dernières rejoignent celles léguées par son oncle Turpin de Crissé, auquel il voue une admiration telle qu’il veut le rejoindre, même plus discrètement, dans le musée qui porte son nom. Ainsi, à sa mort en 1915, sont intégrées aux collections du musée, entre autres, plus de 150 feuilles des écoles française, hollandaise et italienne du XVIe au XIXe siècles, plus de 250 estampes japonaises et de remarquables vases péruviens. Pour l’aménagement des salles de l’hôtel Pincé qui les abritent, le Comte ajoute à son legs une somme de 25.000 francs, soit l’équivalent de 66.000 euros[réf. nécessaire].
Étienne de Saint-Genys est modestement enterré dans le cimetière de La Chapelle-sur-Oudon.
Collection
modifierDans cette collection, Saint-Genys est surtout réputé pour sa collection de dessins de maîtres anciens[6], des écoles françaises, italiennes et du nord, qui compte plusieurs chefs-d'œuvre. De 1898 environ à sa mort en 1915, il s'investit dans l'enrichissement de cette collection et fréquente assidument les salles de vente[7]. Le peintre et expert Paul Mathey le conseille dans ses acquisitions. Saint-Genys fréquente également Henry de Chennevières, conservateur au musée du Louvre, qu'il chargera de veiller à la bonne exécution de son testament et à l'installation des œuvres dans leurs lieux d'exposition[8]. Plusieurs dessins ayant appartenu à Saint-Genys portent les marques de collections prestigieuses, notamment celle d'Everhard Jabach, de Vivant Denon, de Jean-Baptiste Meyran de Lagoy, du peintre Joshua Reynolds, de Moritz von Fries etc.

Parmi les œuvres léguées aux musées d'Angers figurent des dessins de Jean Cousin, Boucher, Delacroix, Niccolo dell'Abbate, le Parmesan, le Guerchin, Solimena, Bloemaert, Rubens, Rembrandt, Van Goyen, Ingres etc.
L'ensemble de la collection du Comte de Saint-Genys est disponible sur le site du musée d'Angers : https://ow-mba.angers.fr/fr/collections/coll-saint-genys?p=1 . Sa marque de collection Lugt porte le numéro L.4823[9].
Expositions
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En 2015, lors de la fermeture du musée Pincé pour rénovation, La vague d'Hokusai, avec huit autres estampes de la série, sont exposées au Grand Palais[10].
La série des « Trente-six Vues du mont Fuji » de Katsushika Hokusai, publiée en 1830-1831, fait partie des ensembles d'estampes dites « du monde flottant » (ukiyo-e) qui fascinèrent le plus les Occidentaux à la fin du XIXe siècle. De nombreux voyageurs et collectionneurs achetèrent des tirages de cette série pour leur cabinet personnel. C'est le cas notamment du comte Etienne de Saint-Genys qui possédait neuf vues de la série (toutes dans les collections du musée Pincé aujourd'hui), dont La Vague[10] et Sous le pont Mannen à Fukagawa[11].
Décoration
modifierNotes et références
modifier- ↑ Acte de naissance à Gavrus, no 2, vue 491/591.
- ↑ « Article du Petit Courrier du 23 novembre 1915. », sur RetroNews.
- ↑ Résumé des services extrait de l’annuaire diplomatique et consulaire de 1901
- ↑ Henry de Morant, musée Pincé, Art chinois, Art japonais, 1966.
- ↑ « Collection Saint-Genys - Musées d'Angers », sur ow-mba.angers.fr (consulté le )
- ↑ voir Karine Sauvignon, in « Hommage au comte Étienne de Saint-Genys (1855-1915) », dans De Speckaert à Jongkind. Dessins méconnus des musées d'Angers, Angers, 2006
- ↑ Karine Sauvignon, Catalogue des dessins anciens des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles des musées d'Angers, maîtrise d’histoire de l’art, université de Paris-IV, Sorbonne, 1998, 2 tomes
- ↑ Testament du comte de Saint-Genys, 9 août 1915
- ↑ (en) « Collection Saint-Genys », sur marquesdecollections.fr, .
- 1 2 inconnu, « Angers. Vedette du Grand Palais, « La vague » d'Hokusai est aussi en Anjou »
, sur ouest France, (consulté le ) - ↑ « Sous le pont de Mannen à Fukugawa, série des "Trente-six vues du Mont Fuji" », sur ow-mba.angers.fr (consulté le ).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :