Eugène Cormon

auteur dramatique français

Eugène Cormon est un dramaturge et librettiste français, né le à Lyon (2e) et mort le à Paris 9e.

Eugène Cormon
Description de l'image Eugène Cormon.png.
Nom de naissance Pierre-Étienne Piestre
Naissance
Lyon (2e)
Décès (à 92 ans)
Paris 9e
Nationalité française
Activité principale dramaturge et librettiste
Style drame, vaudeville, opéra-comique
Activités annexes directeur de la scène
Années d'activité 1842-1880
Collaborations Eugène Scribe
Charles-Gaspard Delestre-Poirson
Signature de Eugène Cormon

Scènes principales

Il est l'auteur de plus de deux cents œuvres dramatiques en collaboration avec notamment Adolphe d'Ennery, Laurencin, Eugène Grangé et Michel Carré.

Biographie

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Jeunesse et études

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Pierre-Étienne Piestre naît le à Lyon (2e arr.) de Jean-Louis Piestre, chef de bureau à la préfecture du Rhône, et Jeanne Cormon. Il descend, par cette dernière, de la famille des libraires Cormon, dont il a pris le nom, en abordant la carrière théâtrale[1].

Carrière

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Auteur extrêmement prolifique, il écrit, depuis ses débuts en 1842, plus de deux cents œuvres dramatiques de genres différents, drames, vaudevilles ou opéras-comiques, toutes en collaboration (à l'exception de trois[2]), notamment avec Adolphe d'Ennery, Laurencin, Eugène Grangé et Michel Carré[3].

Il a également collaboré avec Honoré de Balzac à l’adaptation de son roman César Birotteau en 1838[a].

Parmi ses succès on note Les Crochets du père Martin[b], qui a connu plusieurs centaines de représentations[5], mais sa pièce la plus populaire reste Les Deux Orphelines, drame en cinq actes écrit en collaboration avec Adolphe d'Ennery et créé le au théâtre de la Porte Saint-Martin[c].

On lui doit également le livret de nombreux opéras et opéras-comiques, dont Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet, Robinson Crusoé de Jacques Offenbach et Les Dragons de Villars de Louis-Aimé Maillart[1].

Directeur de la scène à l'Opéra de Paris de 1859 à 1871, il remplace cette année-là Léon Carvalho au poste d’administrateur du théâtre du Vaudeville, puis cesse peu à peu de produire[1].

Doyen des dramaturges français[5], il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le .

Eugène Cormon meurt le le dans le 9e arrondissement de Paris, à l'âge de 92 ans[7], au moment même où le théâtre des Célestins reprend son célèbre drame Les Crochets du père Martin[1]. À l’issue de ses obsèques au temple de la rue Roquépine, il est inhumé au cimetière de Montmartre[8].

Vie privée

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Eugène Cormon épouse en 1838 la comédienne Charlotte Faris dite Caroline Paris, dont il a un fils, le futur peintre académique Fernand Cormon (1845-1924)[4]. Il est également le grand-père de la cantatrice Élise Mayrargues[9].

Œuvres

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  • 1832 : Les Honneurs sans profits, comédie-vaudeville en deux actes, avec Augustin Lagrange
  • 1833 : Un aveu, comédie-vaudeville en un acte, avec Augustin Lagrange
  • 1834 : Flore et Zéphyr, folie-vaudeville en un acte, avec Augustin Lagrange
  • 1834 : Naissance et mariage, comédie-vaudeville en un acte avec Jean-Baptiste-Pierre Lafitte
  • 1835 : Le Bon Ange, ou Chacun ses torts, drame-vaudeville en un acte avec Louis Boulé, théâtre du Panthéon
  • 1835 : Les Gueux de mer ou la Belgique sous Philippe II, drame en trois actes, avec Augustin Lagrange
  • 1836 : Le Prisonnier d'une femme, comédie-vaudeville en un acte, avec Augustin Lagrange
  • 1836 : Les Trois Jeannette, vaudeville en un acte, avec Augustin Lagrange
  • 1836 : 1814 ou le Pensionnat de Montereau, vaudeville en deux actes avec Adolphe d'Ennery, Ambigu-Comique ()
  • 1836 : Un serment de femmes, vaudeville en un acte avec Jean-Baptiste-Pierre Lafitte, Ambigu-Comique ()
  • 1836 : La Vagabond
  • 1837 : C'est encore du guignon, vaudeville en trois actes avec Saint-Amand , théâtre de la Porte-Saint-Antoine ()
  • 1837 : Les Deux Mères, vaudeville en deux actes avec Paulin Deslandes et Didier, Vaudeville ()
  • 1837 : Les Enfants du fermier, drame en trois actes avec Alphonse Brot, Porte-Saint-Antoine ()
  • 1837 : Le Réfractaire ou Une nuit de la mi-carême, vaudeville en deux actes avec Julien de Mallian, théâtre de la Gaîté ()
  • 1838 : La Femme au salon et le Mari à l'atelier, comédie-vaudeville en deux actes avec Julien de Mallian, théâtre des Variétés ()
  • 1838 : Femmes et Pirates, vaudeville en deux actes avec Adolphe d'Ennery, Ambigu-Comique ()
  • 1838 : Le Mariage en capuchon, comédie-vaudeville en deux actes, avec Augustin Lagrange
  • 1838 : César Birotteau, drame-vaudeville en trois actes, avec Augustin Lagrange et Honoré de Balzac, théâtre du Panthéon
  • 1841 : Deux dames au violon, pochade en un acte, avec Charles Dupeuty
  • 1842 : Paris la nuit, drame populaire en cinq actes et huit tableaux avec Charles Dupeuty
  • 1842 : Les Petits Mystères de Paris, vaudeville en trois actes et six tableaux, avec Charles Dupeuty
  • 1842 : L'Anneau de la marquise, comédie-vaudeville en un acte avec Laurencin, Vaudeville ()
  • 1842 : Le Père Trinquefort, vaudeville en un acte avec Charles Dupeuty
  • 1843 : Le Trombone du régiment, comédie-vaudeville en trois actes, avec Charles Dupeuty et Saint-Amand
  • 1843 : Les Cuisines parisiennes, vaudeville populaire en trois actes, avec Charles Dupeuty
  • 1845 : Corneille et Rotrou, comédie en un acte, avec Ferdinand de Laboullaye
  • 1845 : Le Canal Saint-Martin, drame en cinq actes et sept tableaux avec Charles Dupeuty
  • 1846 : Philippe II, roi d'Espagne, drame en cinq actes « imité de Schiller », précédé de L'Étudiant d'Alcala (prologue), théâtre de la Gaîté (14 mai)
    Cette pièce a inspiré l'opéra de Giuseppe Verdi, Don Carlos (1867).
  • 1847 : Gastibelza ou le Fou de Tolède, opéra avec Adolphe d'Ennery, musique de Louis-Aimé Maillart
  • 1847 : Mademoiselle Agathe, comédie-vaudeville en un acte, avec Adolphe d'Ennery et Augustin Lagrange
  • 1847 : Marie-Thérèse, opéra en quatre actes avec Félix Dutertre, musique de Nicolas Louis, Lyon
  • 1848 : Les Canards de l'année revue de 1847, en trois actes et quatre tableaux avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1849 : L'Hôtel de la Tête-Noire, drame en cinq actes et neuf tableaux, avec Charles Dupeuty et Eugène Grangé
  • 1850 : Deux Sergents, avec Saint-Amand, musique de Nicolas Louis, théâtre de Reims
  • 1850 : Les Compagnons ou la Mansarde de la Cité, drame en cinq actes et sept tableaux, avec Adolphe d'Ennery
  • 1852 : Paris qui pleure et Paris qui rit, drame en cinq actes et huit tableaux avec Laurencin, théâtre de la Gaîté ()
  • 1852 : Les Balançoires de l'année, revue en cinq actes dont deux entr'actes avec Laurencin et Eugène Grangé
  • 1853 : Le Carnaval des maris, comédie-vaudeville en trois actes avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1853 : Les Aides de camp du général, comédie-vaudeville en trois actes avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1853 : Les Sept Merveilles du n° 7, parodie électro-magnético-burlesco-féerico-dramatico-comique en neuf tableaux avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1854 : La Danseuse espagnole, comédie-vaudeville en trois actes avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1855 : La Foire aux plaisirs, revue de 1854 en trois actes et cinq tableaux avec Eugène Grangé, Folies-Dramatiques ()
  • 1855 : Le Chien du jardinier, opéra-comique en un acte, en collaboration avec Lockroy, musique d'Albert Grisar, Opéra-Comique ()
  • 1855 : Théâtre des zouaves, vaudeville en un acte mêlé de couplets (dont Voilà l'Zouzou), en collaboration avec Eugène Grangé
  • 1855 : Le Festin de Balthazar, pièce de carnaval en trois actes mêlée de couplets avec Eugène Grangé
  • 1856 : Les Dragons de Villars, opéra-comique en trois actes avec Lockroy, musique de Louis-Aimé Maillart, Théâtre-Lyrique ()
  • 1857 : Le Mariage extravagant, opéra-comique en un acte, musique d'Eugène Gautier, Opéra-Comique
  • 1857 : Le Roi Don Pèdre, opéra-comique en trois actes avec Eugène Grangé, musique de Ferdinand Poise, Opéra-Comique ()
  • 1858 : Les Crochets du père Martin, drame en trois actes avec Eugène Grangé, théâtre de la Gaîté ()
  • 1858 : Déa, opéra-comique en deux actes avec Michel Carré, musique de Jules Cohen
  • 1859 : Le Diable au moulin, opéra-comique en un acte avec Michel Carré, musique de François-Auguste Gevaert, Opéra-Comique ()
  • 1860 : Le Docteur Mirobolan, opéra-comique en un acte avec Henri Trianon, musique d'Eugène Gautier, Opéra-Comique ()
  • 1860 : Les Pêcheurs de Catane, drame lyrique en trois actes avec Michel Carré, musique de Louis-Aimé Maillart, Théâtre-Lyrique ()
  • 1860 : Le Château-Trompette, opéra-comique en trois actes avec Michel Carré, musique de François-Auguste Gevaert, Opéra-Comique
  • 1861 : Le Crétin de la montagne, drame en cinq actes et huit tableaux avec Lambert-Thiboust, théâtre de la Gaîté ()
  • 1862 : Jocrisse , opéra-comique en un acte avec Henri Trianon, musique d'Eugène Gautier, Opéra-Comique ()
  • 1863 : Les Pêcheurs de perles, opéra en trois actes avec Michel Carré, musique de Georges Bizet, Théâtre-Lyrique ()
  • 1864 : Lara, opéra-comique en trois actes avec Michel Carré, musique de Louis-Aimé Maillart, Opéra-Comique ()
  • 1864 : Le Trésor de Pierrot, opéra-comique en deux actes avec Henri Trianon, musique d'Eugène Gautier, Opéra-Comique
  • 1866 : José Maria, opéra-comique en trois actes avec Henri Meilhac, musique de Jules Cohen, Opéra-Comique ()
  • 1867 : Robinson Crusoé, opéra-comique en trois actes avec Hector Crémieux, musique de Jacques Offenbach, Opéra-Comique ()
  • 1867 : Les Bleuets, opéra en quatre actes avec Henri Trianon, musique de Jules Cohen, Théâtre-Lyrique ()
  • 1868 : Le Premier Jour de bonheur, opéra-comique en trois actes avec Adolphe d'Ennery, musique de Daniel-François-Esprit Auber, Opéra-Comique ()
  • 1868 : Quentin Durward, opéra-comique en trois actes avec Michel Carré, musique de François-Auguste Gevaert, Opéra-Comique ()
  • 1869 : Rêve d'amour, opéra-comique en trois actes avec Adolphe d'Ennery, musique de Daniel-François-Esprit Auber, Opéra-Comique ()
  • 1872 : Madame Turlupin, opéra-comique en deux actes avec Charles Grandvallet, musique d'Ernest Guiraud, théâtre de l'Athénée ()
  • 1874 : Les Deux Orphelines, drame en cinq actes avec Adolphe d'Ennery, théâtre de la Porte-Saint-Martin ()
  • 1875 : La Filleule du roi, opéra-comique en trois actes avec Raymond Deslandes, musique de Charles Vogel, théâtre de la Renaissance ()
  • 1877 : Une cause célèbre, avec Adolphe d'Ennery, théâtre de l'Ambigu-Comique (), puis Porte-Saint-Martin ()
  • 1878 : Suzanne, opéra-comique en trois actes avec Locroy, musique d'Émile Paladilhe, Opéra-Comique ()
  • Un drame noir

Notes et références

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  1. ↑ Il a raconté comment étant allé demander à Balzac et George Sand d’assister à la première représentation d’un drame qu’il venait de composer, les compliments de ces deux célébrités de la littérature avaient suffi à faire son bonheur, indépendamment du sort de la pièce[4].
  2. ↑ Cette pièce a été traduite pour la scène russe par Nikolaï Potekhine en 1861.
  3. ↑ C’est lui qui a apporté le titre et l’idée de ce drame, qui est resté le type le plus parfait du genre[6].

Références

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  1. 1 2 3 4 « Les Théâtres », Le Tout-Lyon, Lyon, vol. 9, no 11,‎ , p. 2-3 (ISSN 2999-7992, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  2. ↑ Triboulet, « Théâtres », L’Intransigeant, Paris, no 8273,‎ , p. 3 (ISSN 1256-0189, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  3. ↑ « Nécrologie », Le Monde artiste, Paris, vol. 43, no 11,‎ , p. 175 (ISSN 2427-5212, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  4. 1 2 Adolphe Brisson, « M. Cormon », Les Annales politiques et littéraires, Paris, vol. 21, t. 40, no 1029,‎ , p. 166 (ISSN 1149-4034, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  5. 1 2 Henri Heugel, « Nécrologie », Le Ménestrel, Paris, vol. 69, no 11,‎ , p. 88 (ISSN 1247-9519, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  6. ↑ Félix Duquesnel, « Chroniques du lundi : l’auteur des Deux Orphelines », Le Petit Journal, Paris, no 14689,‎ , p. 1 (ISSN 1256-0464, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  7. ↑ « Acte no 318 (vue 14/31) », registre des décès de l'année 1903 pour le 9e arrondissement, sur Paris-Archives (consulté le ).
  8. ↑ « Nécrologie », La Liberté, Paris, vol. 38, no 13459,‎ , p. 3 (ISSN 1256-0286, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  9. ↑ Gustave Chadeuil, « Nécrologie », Le XIXe siècle, Paris, no 12051,‎ , p. 2 (ISSN 2390-5018, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Liens externes

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