Eugène Follin

ophtalmologiste français

Eugène Follin né le à Harfleur et mort le est un chirurgien et ophtalmologue français, créateur de l'ophtalmoscope Follin.

Eugène Follin
Eugène Follin, photographié par Pierre Petit. …un ample crâne avec un large front, et puis un grand œil bleu, doux et tranquille, qui regardait en face et s'animait parfois d'un éclat singulier.[1]
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
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Biographie

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François Anthime Eugène[2] Follin est issu d'une famille normande distinguée, « d'une aisance honnête ». Fils unique, il perd son père très tôt et il est élevé par sa mère[3].

Il étudie sa médecine à Paris. Doté d'une grand capacité de travail, il est interne en 1845, aide d'anatomie en 1847 et prosecteur en 1850. Il obtient son doctorat en 1850 avec sa thèse Recherches sur les corps de Wolf[4].

En , il est membre fondateur de la Société de biologie avec Charles-Nicolas Houel[5] et Charles Philippe Robin[6],[7]. Ce mouvement s'inscrit dans le sillage de la révolution de février 1848 qui galvanise une jeunesse recherchant l'utile et le nouveau[8].

En 1853, il devient professeur agrégé de chirurgie. Il fait partie des trois mousquetaires avec Aristide Verneuil et Paul Broca[9] qui se voient eux-mêmes comme des triumvirs d'une jeune génération, se soutenant mutuellement pour « dire toute la vérité sur tout » en s'opposant aux « faux bonhommes et intriguants » de la génération précédente[9],[10].

Sa carrière de chirurgien se déroule à la Salpêtrière et à l'hôpital du Midi. Infatigable, il brille dans ses trois domaines : l'enseignement, la pratique médico-chirurgicale et la recherche[11].

En 1866, il est président de la société de chirurgie et membre de l'Académie de Médecine le de la même année. Mais il ne siège qu'à une seule séance : il meurt prématurément, frappé d'une attaque cérébrale, à l'âge de 44 ans[11].

Distinctions

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Travaux

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Ses premiers écrits traitent de l'anatomie, la pathologie et la chirurgie générale[12],[13],[14]. En 1853, dans sa thèse d'agrégation les rétrecissements de l'œsophage 27 il décrit la syphilis de l'œsophage[15].

il se spécialise dans l'ophtalmologie avec de nombreux articles sur le glaucome, l'iridectomie, l'accommodation, l'hémorragie rétinienne et le traitement des maladies des voies lacrymales[16].

Son ouvrage de référence est en 1859 Leçons sur l'exploration de l'œil et en particulier sur les applications de l'ophtalmoscope au diagnostic des maladies des yeux[17]. cet atlas est considéré comme le premier ouvrage en langue française consacré à l'utilisation de l'ophtalmoscope.

L'ophtalmoscope Follin est le premier modèle d'ophtalmoscope pour l'examen des milieux transparents et du fond de l'œil. Il contient quatre verres correcteurs montés dans un disque rotatif de sorte que chaque lentille peut être mise en rotation en face de l'ouverture de l'objectif de l'appareil[18],[17].

Bibliographie

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Notes et références

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  1. Aristide Verneuil 1868, p. 13-14.
  2. ou François Anthelme Eugène
  3. Aristide Verneuil 1868, p. 12-13.
  4. Corps de Wolf nouvelle nomenclature: Mésonéphros Recherches sur les corps de Wolf, Paris, Nabu press, , 82 p. (ISBN 978-1-275-68246-7)
  5. « Charles-Nicolas Houel (1815-1881) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  6. « CTHS - Société de biologie », sur cths.fr (consulté le )
  7. Françoise Huguet, Les professeurs de la faculté de médecine de Paris, dictionnaire biographique 1794-1939, Paris, INRP - CNRS, , 753 p. (ISBN 2-222-04527-4), p. 420.
  8. Aristide Verneuil 1868, p. 16-17.
  9. 1 2 Pierre Huard, « Blandine Barrachi, Biobibliographie d'Aristide Verneuil de Saint-Martin (1823-1895) », Revue d'histoire des sciences, vol. 29, no 4, , p. 368–370 (lire en ligne, consulté le )
  10. Aristide Verneuil 1868, p. 19-20.
  11. 1 2 Jules Rochard 1875, p. 464-465.
  12. Études sur les végétations des cicatrices et des ulcères, Paris, , 24 p.
  13. Examen de quelques nouveaux procédés opératoires pour le traitement des fistules vésico-vaginales, Paris, Labé Éditeur, (lire en ligne)
  14. Traité élémentaire de pathologie externe, Paris, Masson, (lire en ligne)
  15. Maxime Laignel-Lavastine (dir.) et M. Hubert Jausion, Histoire générale de la médecine, Paris, Albin Michel, , 670 p., « Histoire du mal vénérien », p. 549.
  16. Leçons sur l'exploration de l'œil, General books, , 106 p. (ISBN 978-1-235-45208-6, lire en ligne)
  17. 1 2 Leçons sur l'exploration de l'œil et en particulier sur les applications de l'ophtalmoscope au diagnostic des maladies des yeux, Paris, Adrien Delahaye, , 268 p. (lire en ligne)
  18. « Ophtalmoscope de Follin (modèle simple) », sur Conservatoire du Patrimoine Hospitalier Régional (consulté le )

Liens externes

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