Eugène Ruffy

politicien suisse

Eugène Ruffy est un homme politique suisse, né le à Lutry et mort le , fils de Victor Ruffy[1]. Membre du Parti radical-démocratique, il fut élu au Conseil d'État du canton de Vaud le et fut conseiller fédéral de 1894 à 1899[2]. En 1898 il épouse Alice Mégroz, la fille d'un négociant en soierie suisse, Marc-Auguste-Louis Mégroz.

Eugène Ruffy
Illustration.
Eugène Ruffy.
Fonctions
Conseiller fédéral
–
Élection 14 décembre 1893
Réélection 17 décembre 1896
Président lui-même en 1898
Département politique
Département DFJP (1894 – )
DFI ( – 1897)
Militaire (1899)
Prédécesseur Antoine Louis John Ruchonnet
Successeur Marc-Emile Ruchet
Conseiller national
–
Président lui-même en 1888-1889[n 1]
Législature 12e à 16e
Prédécesseur Antoine Louis John Ruchonnet
Conseiller d'État vaudois
–
Département Instruction publique et cultes
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lutry
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Berne
Nationalité Suisse
Parti politique Parti radical-démocratique
Père Victor Ruffy
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Avocat

Biographie

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Fils du conseiller fédéral Victor Ruffy, qui décédera deux jours avant son accession à la présidence, Eugène Ruffy est d'abord élève du collège cantonal à Lausanne, puis gymnasien à Berne. Il revient ensuite à Lausanne pour y suivre des études de Droit (membre de l'association d'étudiants Helvetia)[3], études qu'il poursuit à Leipzig, Heidelberg et Paris. Stagiaire chez Louis Ruchonnet, puis avocat, il fait, grâce à son protecteur, une carrière rapide : il est élu en 1882 au Grand Conseil et succède la même année à Ruchonnet, élu conseiller fédéral, au Conseil national[4].

Il s'investit grandement dans la révision de la Constitution vaudoise en 1884, lors de laquelle, invectivant un parent d'Edouard Secretan[5], membre du parti libéral et directeur de la Gazette de Lausanne, il se voit provoqué en duel par ce dernier. Rendez-vous ayant été donné à Troinex, près de la frontière française, un témoin prévient alors les autorités qui envoient une patrouille maîtriser les deux hommes[6].

Ruffy entre en 1885 au Conseil d'État, qu'il dirigera en 1887[3], et dirige le Département de l'instruction publique : il y achèvera le travail de Ruchonnet en faisant passer la loi du sur la transformation de l'Académie de Lausanne en Université[7].

Après être notamment passé par la présidence du Conseil national en 1888[3], Eugène Ruffy est élu au Conseil fédéral (32e conseiller fédéral de l'histoire[8]), malgré une forte opposition des députés bernois[9]. Il dirigera successivement le Département de justice et police, le Département de l'intérieur, le Département politique et le Département militaire. Il préside le Conseil fédéral en 1898. En 1900, Ruffy abandonne ses charges fédérales pour prendre la direction de l'Union postale universelle jusqu'à sa mort. En 1917, il reçoit de l'Université de Lausanne un doctorat honoris causa[10].

Il meurt le 25 octobre 1919 dans sa propriété des Banderettes à Lutry, l'âge de 65 ans[3].

Sources

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Notes et références

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  1. ↑ Du au .

Références

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  1. ↑ L.C., « Mort d'Eugène Ruffy », Le Confédéré, vol. 59, no 90,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès libre)
  2. ↑ « Ruffy, Eugène, avocat, 1854-1919 », sur Patrinium (consulté le )
  3. 1 2 3 4 « Un grand Vaudois qui disparaît : Eugène Ruffy », La tribune de Genève, vol. 41, no 250,‎ , p. 5 (lire en ligne Accès libre)
  4. ↑ « Ruffy, Eugène » [archive du ], sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  5. ↑ Justin Favrod, « Radical est le scandale », 24 heures, vol. 147, no 26,‎ , p. 38 (lire en ligne)
  6. ↑ Vincent Lehmann, « Un combat (très) singulier », L'Echo rollois et aubonnois, vol. 2012, no 8,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  7. ↑ Laurent Tissot, « Autopsie d'une création », UNI Lausanne, no 67,‎ , p. 5-8 (lire en ligne)
  8. ↑ « Tous les membres du Conseil fédéral depuis 1848 », sur www.admin.ch (consulté le )
  9. ↑ « Eugène Ruffy », Journal d'Yverdon, vol. 146, no 127,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  10. ↑ F.B., « Eugène Ruffy », La Revue. Organe du Parti Démocratique et Fédéraliste Vaudois, vol. 51, no 295,‎ , p. 3 (lire en ligne)

Liens externes

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