Eugène Schnerb
Eugène Schnerb, né le à Paris 3e et mort le à Paris 9e, est un journaliste et haut fonctionnaire français.
| Préfet de Meurthe-et-Moselle | |
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| Préfet de la Gironde | |
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| Préfet du Maine-et-Loire | |
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| Préfet de Vaucluse | |
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| Préfet de Corse | |
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Fonctionnaire |
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Louis Feine (d) (gendre) |
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Biographie
modifierEugène Schnerb est né le dans le 3e arrondissement de Paris [1],[2].
Il est le fils de Simon Schnerb né à Herrlisheim (Haut-Rhin) le , employé, caissier et de Marie Eugénie Merbodt née à Luxembourg le [3].
Journaliste
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Journaliste, il a travaillé pour Le Hanneton, journal des Toqués[4],[5]. En 1865 environ, il est secrétaire de rédaction du Soleil[6] auprès de Jules Noriac, rédacteur en chef[7].
Il participe depuis 1866 aux diners du Pluvier[8] dans le Café dit de Robespierre[9].
Le , Eugène Schnerb devient rédacteur en chef de Paris-caprice. Le , il en devient directeur[10]. Ensuite il est rédacteur de Paris-Journal, où il remplace Henry de Pène, blessé au temps de la Commune de Paris (1871), comme rédacteur en chef pendant sa convalescence[11]. En 1876 il rejoint Le XIXe siècle, revue sous la direction d'Edmond About[12].
Le Petit Parisien, fondé par le député Louis Andrieux le , est cédé le à Eugène Schnerb[13], qui le cède en juin à Hector Pessard, qui le passe en août de la même année à Paul Dalloz[14].
Préfet
modifierEugène Schnerb est préfet successivement en Corse (), où il manipule les élections communales au profit des républicains[15], en Vaucluse (), en Maine-et-Loire (), en Gironde () et en Meurthe-et-Moselle (). Il est préfet à Nancy au moment de l'affaire Schnaebelé contre lequel il a ouvert une enquête administrative[16]. Pour une question de préséance, il entre en conflit avec le premier président de la Cour de Nancy et à la suite de cela il est mis en disposition[17]. Il est ensuite nommé préfet honoraire et Conseiller d'État en service honoraire ().
Directeur de la sûreté générale
modifierIl est directeur de la sûreté générale du au . Lors de sa nomination, l'Univers israélite note : « M. Eugène Schnerb, préfet de Maine et Loir [sic], vient d'être nommé directeur de la sûreté générale au ministère de l'intérieur. C'est un rare honneur pour un Israélite d'avoir été jugé digne d'occuper un poste aussi important et aussi délicat[18]. »
Mort
modifierEugène Schnerb est mort le à son domicile de la Rue de Maubeuge à Paris.
Famille
modifierEugène Schnerb est le père de Jacques Schnerb, peintre, graveur et écrivain d'art, engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale et mort au champ d'honneur le à Ablain-Saint-Nazaire à l'âge de 35 ans[19],[20],[21].
Honneurs
modifier- Chevalier de la légion d'honneur en 1877, officier en 1880 et Commandeur de la Légion d'honneur en 1887[22].
Notes et références
modifier- ↑ Société française d'histoire de la police.
- ↑ Schnerb, Eugène. Archives nationales.
- ↑ Eugène Schnerb. Bio. Archives Nationales.
- ↑ Élements pour servir à la biographie des préfets de la Gironde, Archives de la Gironde
- ↑ Le Hanneton au BNF
- ↑ Le Soleil (Paris. 1865), Fiche de la BNF
- ↑ Le Figaro, 3 octobre 1882
- ↑ Auguste Lepage, Les Dîners artistiques et littéraires de Paris, BnF collection ebooks, 5 aug. 2016
- ↑ Philibert AudebrandUn café de journalistes sous Napoléon III, Collection XIX, 17 décembre 2015
- ↑ Paris-caprice. data.bnf.fr.
- ↑ Edouard Moriac, Paris sous la Commune 18 mars au 28 mai, 1871 p. 98
- ↑ Auguste Lepage, op. cit.
- ↑ Le petit Parisien, 27 février 1877, p. 1
- ↑ Des sources pour l'histoire de la protection sociale. 11R: le petit parisien.
- ↑ Péripéties municipales: une urne très convoitée, Le blog des Poggiolais, 31 janvier 2014
- ↑ Edouard Boeglin, L'affaire Schnaebelé, L’Alsace/Le Pays, avril 199, texte repris dans e-storial de Lorraine
- ↑ M. le Conseiller Serre, Limédia Kiosque, L'Est républicain du 7 mars 1912
- ↑ L'Univers israélite, 1882, p. 536.
- ↑ Bulletin de la Meurthe-et-Moselle, 17 août 1915.
- ↑ Journal des débats politiques et littéraires, 14 août 1915 p. 4
- ↑ Fiche BNF de Jacques Felix Schnerb
- ↑ Céline Lambert, Les préfets de Maine-et-Loire, Presses universitaires de Rennes, 9 juillet 2015
Bibliographie
modifier- Auguste Lepage. Les diners artistiques et littéraires de Paris, Bibliothèque des Deux-mondes, 1884 Lepage, 1884, p. 131.
- John Grand-Carteret. Les Almanachs Français. J. Alisie & cie, 1896 John Grand-Cateret, 1896, p. 640 (1869)
- Georges d'Heylli & Damase Jouaust. Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique..., Volume 22. Librairie des bibliophiles, 1897 d'Heylli & Jouaust, 1897, p. 3.
- Henri Avenel, Histoire de la presse française, depuis 1789 jusqu'à nos jours, rapport au ministère du commerce: exposition universelle de 1900. E. Flammarion, 1900 lire en ligne.
- Nécrologie dans Le Figaro du Jean-Louis, Un journaliste, Le Figaro, 25 juin 1897.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :