Évangélique
Le terme « évangélique », dans le sens premier, est ce qui se rapporte aux Évangiles, du grec ευ-άγγελον (eu-ággelon, litt. « bon message », p. ext. « bonne nouvelle ») ou désigne de manière générale l'enseignement du christianisme.
Sens confessionnel
modifierLe mot désigne une forme de christianisme qui se veut centrée sur les Évangiles, ou sur la Bible en général. À l'époque de la Réforme, le mot désigne d'abord les cercles humanistes qui redécouvrent le texte original de la Bible, puis le protestantisme par opposition au catholicisme (fondé, lui, sur la Bible et la tradition). À partir de cet usage, le sens confessionnel s'est développé dans le monde protestant au cours de la Réforme. Depuis 1653, il constitue une auto-dénomination officielle dans le cadre de l'unification des Églises luthériennes (Martin Luther) et réformées (Ulrich Zwingli, Jean Calvin). L'adjectif devient synonyme de protestant.
Plus tard, il est utilisé par de nombreuses Églises libres protestantes comme auto-appellation (Association des églises libres évangéliques, évangélique-église libre, évangélique-méthodiste, etc.). De nos jours[Quand ?], le mot désigne plus spécifiquement les Églises et mouvements des chrétiens évangéliques. Avec des nuances, il y a un ensemble de croyances similaires pour les mouvements adhérant à la doctrine de l'Église de professants, dont les principaux sont l'anabaptisme, le baptisme et le pentecôtisme.
Après l'influence du rationalisme sur la théologie protestante, puis le Réveil, il désigne au XIXe siècle la partie du protestantisme qui opère un retour aux Écritures et à une piété individuelle. Il s'oppose alors au « protestantisme libéral », au sein des Églises historiques ou en rupture avec elles.
