Expansionnisme
L'expansionnisme est l'accroissement de la souveraineté d'un État par l'adjonction de territoires exogènes, processus opérant généralement par l'édification d'un empire ou par le colonialisme[1],[2]. Lors de la phase paradigmatique des conquêtes, la légitimation éthique de l'annexion foncière au détriment d'une entité politique constituée procède fréquemment d'un pragmatisme laconique ; elle s'étaye alors sur le postulat du droit du plus fort, érigeant la puissance coercitive en fondement de la licéité internationale.

L'évolution des paradigmes relatifs à l’État-nation, singulièrement pour ce qui a trait aux prérogatives intrinsèques des administrés, favorise l'émergence d'argumentaires d'une complexité accrue. L'anomie consécutive à l'effondrement d'une structure étatique, les impératifs de réunification ou les doctrines du pan-nationalisme constituent des leviers rhétoriques destinés à asseoir la légitimité d'une politique d'accroissement territorial. Ces motifs sont principalement mobilisés lorsque l'objectif affiché consiste en la reconquête de provinces aliénées ou en l'appropriation de domaines patrimoniaux. En l'absence de substrat historique tangible, les promoteurs de l'expansionnisme distillent parfois des idéologies fondées sur le concept de « terre promise ». Ces constructions intellectuelles s'étayent fréquemment sur un pragmatisme téléologique, postulant que les territoires convoités échoient, par une nécessité inéluctable, à la puissance hégémonique pressentie[3].
Théories
modifierL'analyse de la croissance des entités politiques s'articule autour de paradigmes sociologiques et économiques pérennes. Ibn Khaldoun postule que l'émergence des dynasties repose sur l'asabiyya, cette cohésion sociale organique qui confère aux structures naissantes une propension à la dilatation territoriale illimitée[4]. Cette dynamique de puissance trouve un écho séculaire dans les travaux de l'économiste Nikolaï Kondratiev, lequel théorise le développement du capitalisme selon des cycles de cinquante ans. Ces oscillations, alternant phases d'exubérance et de marasme, procèdent du renouvellement constant des innovations technologiques. Dans cette succession de cycles, des nations telles que le Royaume-Uni, l'Allemagne, les États-Unis, le Japon et, ultérieurement, la Chine, occupent successivement une position hégémonique. Sur le plan de la sociologie politique, Crane Brinton, au sein de son étude Anatomie de la révolution, identifie le processus révolutionnaire comme un vecteur cardinal de l'expansionnisme, ainsi qu'en témoignent les trajectoires de la Russie stalinienne, de l'Empire napoléonien ou des États-Unis. À l'inverse, une approche plus psychologisante, portée par Christopher Booker, suggère que certaines phases d'expansion, à l'instar de celle observée au sein de l'Union européenne, relèvent d'une « étape onirique ». Ce stade, bien que marqué par une apparente prospérité, demeure structurellement labile et précaire. Enfin, les recherches récentes publiées en 2023 mettent en exergue le rôle moteur des agents périphériques. L'accroissement territorial résulte fréquemment d'initiatives autonomes prises par des subalternes opérant aux confins de l'État, hors de toute injonction souveraine du pouvoir central. Une fois le territoire investi, les autorités métropolitaines se trouvent dans l'incapacité de procéder à une rétrocession, entravées par la théorie des coûts irrécupérables, par les contingences de la politique intérieure et par l'impératif de la dignité nationale[5].
Exemples
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L'expansionnisme constitue un phénomène universel, dont les manifestations transcendent les clivages géographiques[6],[7]. L'impérialisme et le colonialisme islamique procèdent des conquêtes initiales de l'Hégire, se perpétuent sous l'égide des califats successifs et s'étiolent lors du démembrement de l'Empire ottoman. Au cours des XVe et XVIe siècles, la Sublime Porte entame une phase d'accroissement territorial. Cette hégémonie culmine en 1453 lorsque Mehmed II, dit le Conquérant, s'empare de Constantinople, scellant ainsi la disparition de l'Empire romain d'Orient[8].

L'accession de Nicolas Ier au trône en 1825 inaugure une ère de prédilection pour l'autocratie et l'expansionnisme territorial. Sous son égide, l'Empire russe engage des hostilités victorieuses contre la Perse (1826-1828) puis l'Empire ottoman (1828-1829), consolidant son hégémonie régionale. Cette dynamique belliqueuse se manifeste également par la conculcation des velléités d'indépendance des peuples caucasiens et par l'étouffement rigoureux de l'insurrection polonaise de 1830. Fidèle aux principes de la Sainte-Alliance, le souverain déploie en 1848 son armée en territoire austro-hongrois afin d'y annihiler le soulèvement magyar. Parallèlement, le pouvoir central instaure une politique d'acculturation forcée, visant à l'assimilation des minorités ethniques au sein de l'appareil impérial. En 1853, l'exacerbation du sentiment panslaviste précipite un nouveau conflit avec l'Empire ottoman. Cette déstabilisation de l'équilibre oriental suscite l'intervention militaire de la France et du Royaume-Uni, dont les corps expéditionnaires investissent la péninsule de Crimée[9].
Sous l'égide de Benito Mussolini, l'Italie fasciste s'assigne pour dessein la restauration d'une hégémonie impériale en Méditerranée, érigée en Mare Nostrum. Cette politique d'expansionnisme territorial se cristallise autour de la doctrine du « Spazio vitale », pivot conceptuel dont la finalité et les modalités s'apparentent au Lebensraum allemand ou à la « Destinée manifeste » américaine. La mise en œuvre de cette ambition se traduit par une succession d'agressions militaires : l'invasion de l'Éthiopie en 1935, l'annexion de l'Albanie au début de l'année 1938, puis l'offensive contre la Grèce. L'idéologue Giuseppe Bottai s'attache à légitimer ces conquêtes en inscrivant l'action contemporaine dans la filiation historique et symbolique de la Rome antique[10].
À compter de 1937, le Troisième Reich, sous l'impulsion d'Adolf Hitler, émet des revendications territoriales sur la région des Sudètes. Ce processus expansionniste se concrétise en par l’Anschluss, c'est-à-dire le rattachement de l’Autriche au Reich. L'année suivante, en , il aboutit à l'occupation militaire et à la désintégration du reste des territoires tchèques, érigeant le protectorat de Bohême-Moravie. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, un pacte germano-soviétique, communément appelé pacte Hitler-Staline, permet le démembrement et le partage de la Pologne entre les deux puissances totalitaires. Cette politique agressive s'inscrit dans une doctrine géopolitique plus vaste, le Drang nach Osten (la « poussée vers l'Est »), qui théorise la conquête d'un espace vital (Lebensraum) au profit du peuple allemand. C'est dans ce cadre idéologique qu'en , la Wehrmacht déclenche l'opération Barbarossa, envahissant massivement l'Union soviétique.

Le nationalisme expansionniste constitue une déclinaison radicale de l'affirmation identitaire, au confluent de la ferveur patriotique et d'une doctrine de projection territoriale. Apparu dans le dernier tiers du XIXe siècle, ce concept émerge lors de la curée de l’Afrique par les métropoles européennes. Il atteint toutefois son acmé sous l'égide des régimes militaristes du XXe siècle, à l'instar de l'Italie fasciste, du Troisième Reich ou de l'empire du Japon. Ce paradigme innerve également les politiques balkaniques, où il se cristallise autour de projets d'irrédentisme ou de palingénésie territoriale visant à instaurer de vastes entités unitaires : Grande Albanie, Grande Bulgarie, Grande Croatie, Grande Hongrie, Grande Roumanie et Grande Serbie.
Au lendemain du conflit de 1812, l'idéologie de la « Destinée manifeste » s'impose comme le paradigme directeur de l'expansion transcontinentale des États-Unis. Ce courant, articulant nationalisme hégémonique et velléités d'unification territoriale, culmine lors de la guerre américano-mexicaine (1846-1848). Au sein de ce contexte belliqueux, la firme Bent, St. Vrain and Company, prépondérante dans les échanges avec les populations autochtones, voit son ascendant s'étioler. Malgré la protection étatique dont jouissent les pionniers, l'interruption des flux migratoires orchestrée par Beyreis fragilise l'entreprise, laquelle subit un coup fatal le lors de l'assassinat de son associé, Charles Bent, au cours d'une sédition liée aux hostilités. Parallèlement, la pression démographique exogène exerce une action délétère sur l'équilibre sanitaire et environnemental des Grandes Plaines. Les nations Cheyennes, Comanches, Kiowas et Pawnees subissent une ponction démographique drastique due à l'introduction de pathogènes importés : la variole (1839-1840), la rougeole et la coqueluche (1845), puis le choléra (1849). Enfin, l'accroissement des convois vers les gisements aurifères de Californie après le conflit entraîne une exploitation prédatrice des ressources : l'atrophie des pâturages, le tarissement des points d'eau et le déclin des hardes de bisons témoignent de l'altération profonde de l'écosystème par le passage des colons[11].
XXIe siècle
modifierAzerbaïdjan
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Les autorités de la république d'Azerbaïdjan ont émis des prétentions territoriales à l'encontre d'espaces jouissant d'une souveraineté internationalement consacrée, en particulier certaines provinces de l'Iran ainsi que des étendues significatives[13] — sinon l'intégralité[14] — du territoire de l'Arménie[15],[16],[17]. Ces revendications se manifestent sous diverses dénominations évocatrices d'une entité politique irrédentiste, telles que « Grand Azerbaïdjan »[18], « Azerbaïdjan tout entier[19] » ou « Azerbaïdjan du Sud ». S'agissant spécifiquement du territoire arménien, ces visées expansionnistes sont déclinées à travers des appellations comme « république de Goyche-Zangezur », « république d'Irevan »[20], « Grand Retour »[17],[21] « corridor de Zanguezour[22] » et « Azerbaïdjan occidental »[14].
Chine
modifierL'activisme et les prétentions territoriales de la Chine en mer de Chine méridionale valent à cet État d'être qualifié d'expansionniste. Ses revendications se heurtent à une concomitance de souverainetés putatives émanant de la Chine, du Vietnam, des Philippines, du Brunei et de la Malaisie[23].
Israël
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L'État d'Israël accède à la souveraineté le , consécutivement à la Seconde Guerre mondiale et à la Shoah. À l'issue de la guerre des Six Jours, l'administration israélienne instaure une occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, du plateau du Golan et de la péninsule du Sinaï ; ce dernier territoire est toutefois rétrocédé à l'Égypte en 1982[24],[25],[26]. Par ailleurs, une présence militaire est maintenue dans la partie méridionale du Liban de jusqu'à son évacuation en [27].
Iran
modifierRépublique théocratique et principale puissance se réclamant de l'imamat jafarite, l'Iran déploie une stratégie d'hégémonie transnationale au sein du Proche-Orient. Cette influence se cristallise par l'inféodation ou le soutien logistique de diverses factions paramilitaires au Yémen, en Irak, en Syrie ainsi qu'au Liban[28].
Russie
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Sous la présidence de Vladimir Poutine, la Russie déploie une politique étrangère aux velléités expansionnistes manifestes, singulièrement à compter de la seconde décennie du XXIe siècle[29]. Le chef de l’État russe appréhende la dislocation de l’Union soviétique comme une spoliation territoriale ayant engendré une fragmentation diasporique sans précédent, qualifiant cet événement d'« injustice historique » majeure[30],[31]. Cette doctrine se traduit par une présence coercitive au sein de plusieurs États limitrophes. En 2008, l'intervention militaire en Géorgie consacre l'occupation de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Ce processus d'irrédentisme s'accentue en 2014 par l'annexion de la péninsule de Crimée, puis culmine en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine, laquelle débouche sur l'incorporation unilatérale de ses provinces sud-orientales. Concomitamment, Moscou exerce une suzeraineté de fait sur le Bélarus[32]. Enfin, l'influence russe sur le continent africain, médiée par les structures paramilitaires du groupe Wagner et de l'Africa Corps, fait l'objet d'accusations de néocolonialisme[33],[34].
Turquie
modifierLa politique étrangère de la Turquie se caractérise, surtout depuis les années 2010, par un expansionnisme agressif, un irrédentisme et un interventionnisme en Méditerranée orientale et dans les pays voisins comme Chypre, la Grèce, l'Irak, la Syrie, ainsi qu'en Afrique, notamment en Libye et au Haut-Karabakh. La Turquie a occupé des territoires étrangers et y a stationné des troupes, suite à l'invasion turque de Chypre en 1974, à l' occupation turque du nord de la Syrie en 2016, à la présence turque dans le nord de l'Irak en 2018 et à la suite de la guerre du Haut-Karabakh en 2020[35],[36],[37],[38],[39],[40],[41].
États-Unis
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Sous la présidence de Donald Trump, l'exécutif américain manifeste la velléité d'accroître l'imperium territorial et l'ascendant géopolitique des États-Unis[42]. Cette ambition rompt avec une période de stabilité frontalière dont le dernier jalon remonte à 1947, lors de l'intégration sous tutelle des archipels des Mariannes, des Carolines et de Marshall. En , le chef de l'État réitère sa proposition d'acquisition du Groenland auprès de la Couronne danoise, érigeant la souveraineté sur ce territoire au rang d'impératif stratégique pour la sécurité nationale. Cette démarche réactive les tensions nées d'une première offre formulée durant son précédent mandat, laquelle s'était heurtée à une fin de non-recevoir du Danemark et avait entraîné l'annulation d'une visite diplomatique en [43]. Parallèlement, Donald Trump exige la rétrocession de la zone du canal de Panama, arguant du caractère prohibitif des redevances appliquées au transit des navires étasuniens[44]. Une telle dévolution restaurerait une juridiction américaine sur cet isthme, disparue depuis le retrait consécutif à l'intervention militaire de 1989[45].
Le , Donald Trump, Jr., accompagné de l'activiste Charlie Kirk, gagne Nuuk afin d'y diffuser l'iconographie politique associée au mouvement paternel[46]. Lors d'une conférence de presse tenue le lendemain, le président Donald Trump refuse d'occulter l'éventualité d'une coercition militaire ou économique visant l'annexion de l'île ou la mainmise sur le canal de Panama[47], tout en écartant formellement une telle immixtion en territoire canadien[47]. Le , le collectif dit « Nelk Boys » procède à des libéralités monétaires auprès de la population locale[48]. Cette recrudescence de tensions diplomatiques suscite, le , une assemblée extraordinaire au ministère d'État danois réunissant les dirigeants des principaux conglomérats du pays, notamment Novo Nordisk, Vestas et Carlsberg[49],[50]. Le , l'ancien diplomate Friis Arne Petersen qualifie cette conjoncture d'anhistorique, tandis que la conseillère Noa Redington assimile la pression exercée sur le Danemark à la crise systémique consécutive à la publication des caricatures de Mahomet en 2005[51]. L'analyste Henrik Qvortrup soutient que toute mention du Groenland lors de l'investiture du acterait la pérennité de ces visées, instituant ainsi le différend le plus prégnant pour la souveraineté danoise depuis 1945[52].
Idéologies
modifierAu XIXe siècle s'élaborent diverses doctrines d'unification ethno-raciale, au premier rang desquelles figurent le pangermanisme, le panslavisme, le panturquisme ainsi que le touranisme, schème idéologique connexe. Ces constructions théoriques offrent aux puissances hégémoniques — respectivement le royaume de Prusse, l'Empire russe et l'Empire ottoman[53], singulièrement sous l'égide d'Enver Pacha — les fondements doctrinaux nécessaires à l'exégèse et à la validation de leurs visées annexionnistes.
Idéologie américaine
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Les dynamiques expansionnistes des États-Unis renvoient aux paradigmes formulés au XIXe siècle, singulièrement la thèse de la « Frontière » théorisée par Frederick Jackson Turner. Ce postulat postule que le caractère déterminant de la construction nationale réside dans la progression pionnière[54],[55]. L'aliénation foncière s'y avère absente : l'accessibilité pérenne aux terres arables favorise une autarcie économique, rompant avec le modèle de prééminence des oligarchies terriennes européennes. Ce phénomène catalyse l'instauration d'une démocratie participative[56]. La pérennité de cette expansion induit une certitude quant à la précellence du modèle sociétal américain, corollaire de l'affluence de dizaines de millions de migrants. À cette prospérité matérielle s'agrège une conviction éthocentrique postulant une aptitude intrinsèque des populations anglo-saxonnes à l'exercice de la gouvernance[57].
À l'aube du XXe siècle, l'expansionnisme des États-Unis transcende les limites continentales pour s'étendre à l'archipel des Philippines. Cette projection hégémonique procède d'un dessein paternaliste, formalisé dès 1899 par le président William McKinley. Ce dernier subordonne l'exercice de la souveraineté américaine à l'instauration d'une paix prétorienne, à la garantie de la sûreté réelle et personnelle, ainsi qu'à l'établissement d'une administration intègre[58]. Néanmoins, l'exercice du pouvoir s'avère protéiforme, l'autorité métropolitaine devant composer avec une oligarchie locale dont les velléités d'émancipation demeurent constantes. Sur la scène politique domestique à Washington, l'opposition démocrate récuse ce paradigme impérialiste. Sous leur impulsion, le Tydings-McDuffie Act de 1934 amorce une phase de transition statutaire qui culmine, en 1946, avec l'accession de l'archipel à la pleine souveraineté internationale[59].
Dans la culture populaire
modifierL'exégèse de la littérature politique et spéculative révèle des œuvres dont la portée heuristique dissèque les structures du pouvoir et les confrontations hégémoniques. La Ferme des animaux, apologue satirique de George Orwell, constitue une transposition allégorique du totalitarisme stalinien. Le récit consigne l'émergence d'une nomenklatura dont l'ascension oblitère les principes égalitaires originels au profit d'une stratification sociale rigide et d'une opulence exclusive. Dans L'Énigme des sables, Robert Erskine Childers exhibe la vindicte et le potentiel belliqueux de l'Empire allemand, préfigurant les tensions géopolitiques européennes. Parallèlement, Elspeth Huxley, dans Les Étrangers rouges, consigne l'attrition des structures socioculturelles de l'Afrique subsaharienne sous l'effet de l'incrément colonialiste. Enfin, l'uchronie de Philip K. Dick, Le Maître du Haut Château, postule une partition territoriale des États-Unis entre le Troisième Reich et l'empire du Japon. Cette dichotomie géopolitique, emblématique d'une réalité alternative, fait l'objet d'une transcription visuelle dans son adaptation télévisuelle homonyme.
Voir aussi
modifier- Impérialisme américain
- Empire britannique
- Empire colonial français
- Impérialisme chinois
- Christianisme et colonialisme
- Colonialisme
- Premières conquêtes musulmanes
- Nettoyage ethnique
- Colonisation européenne des Amériques
- Nationalisme expansionniste
- Irrédentisme
- Empire colonial japonais
- Liste des revendications ou litiges irrédentistes
- La course à l'Afrique
- Empire soviétique
- Propagation de l'islam
- Impérialisme russe
Notes
modifierRéférences
modifier- ↑
Une autre définition considère « l'expansionnisme » comme « un désir d'annexer des territoires supplémentaires » pour des raisons telles que des besoins perçus en « espace vital » ou en ressources, l'intimidation de rivaux ou la projection d'une idéologie.(en) Ronald James (ed.), The Indonesia-Papua New Guinea Border: Irianese Nationalism and Small State Diplomacy, Department of Political and Social Change, Research School of Pacific Studies, Australian National University (no Issue 2 of Working paper (Australian National University. Research School of Pacific Studies. Dept. of PoliticaL and Social Change)), (réimpr. 1979) (ISBN 978-0-908160-33-4, lire en ligne), p. 43 :
« À ce stade, il nous faut toutefois définir plus précisément le terme « expansionnisme ». Je l’interprète comme une volonté d’annexer des territoires supplémentaires, soit pour accroître son « espace vital » (Lebensraum) ou ses ressources (pétrole, cuivre, bois, etc.) ; soit pour affirmer sa puissance nationale et intimider ses voisins ; soit en raison d’une idéologie de grandeur et de puissance nationale.[...] »
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