Le féminisme mondial est une théorie féministe s'inscrivant en étroite cohérence avec la théorie postcoloniale ainsi que le féminisme postcolonial. Il s'intéresse principalement à la progression de la défense des droits des femmes sur une échelle mondiale, avec l'objectif de prendre en compte les vies des groupes de femmes marginalisés ainsi que de s'éloigner d'une vision occidentalisée du féminisme. Utilisant différentes perspectives historiques, s'éloignant de l'héritage du colonialisme, ainsi que prenant en compte le discours public, les médias et les documents pertinents, les féministes mondiales adoptent des causes mondiales et lancent des mouvements qui cherchent à démanteler ce qu'elles considèrent comme les structures actuellement prédominantes du patriarcat mondial. Cela se fait en considérant le féminisme sous les angles de toutes les femmes ainsi que la manière dont ces perspectives varient en fonction d'une variété de facteurs tels que le statut socioéconomique, la race, l'ethnicité, etc., plutôt qu'un féminisme ne prenant la forme que d'un groupe d'individus privilégiés ayant des idéologies occidentalisées[1]. Le féminisme mondial est également connu sous le nom de féminisme international.

Lors d'un séminaire tenu à la Harvard Kennedy School en début 2021, Dr. Zoe Marks, une maîtresse de conférences à la Kennedy School spécialisée dans les inégalités hommes-femmes, les inégalités intersectionnelles ainsi que la politique africaine, adapte la définition du féminisme proposée par Bell Hooks dans le cadre de sa conférence sur le féminisme mondial au XXIe siècle. Elle définit le féminisme mondial comme un « mouvement visant à mettre fin à la répression sexiste et basée sur le genre localement ainsi qu'à l'échelle transnationale »[2]. Aborder les deux contextes distincts, local et transnational, invite à considérer les différentes expériences que l'on peut rencontrer selon les normes sociales, l'histoire et la culture d'une région en particulier ; des expériences distinctes pour les femmes placées différemment dans la hiérarchie sociale.

Les trois vagues féministes émergent dans les États-Unis d'Amérique et à leur origine, s'articulaient autour des femmes blanches appartenant à une strate supérieure de la société. Bien que de nombreuses améliorations aient été mises en œuvre par le biais de cette série de mouvements, il subsistait une omission inhérente des femmes de couleur ainsi que des personnes issues de milieux socio-économiques différents, selon Dixon[3]. Ces associations se sont perpétuées au fil du temps — où nos associations immédiates avec le féminisme, comment cela évolue dans l'ensemble, comment la femme moyenne est traitée dans la sphère domestique, au travail, leur rôle en contribuant à la société, etc. — sont liées aux femmes blanches du monde occidental. Chaque fois que l'on parle de progrès dans une perspective féministe, la législation et les évolutions au sein des nations occidentales constituent le principal point de mire et le marqueur du féminisme moderne. Cela ne tient pas compte des divers climats sociaux et culturels des femmes dans d'autres régions du monde.

Parallèlement au féminisme transnational, il existe le féminisme du Tiers monde, qui prend spécifiquement en compte les expériences des femmes dans les nations en développement ainsi que les nations sous-développées. Dans sa revue, « Reclaiming Third World Feminism: or Why Transnational Feminism Needs Third World Feminism », Ranjoo Seodu Herr affirme qu'il convient de se réapproprier le féminisme du Tiers monde « pour promouvoir des féminismes inclusifs et démocratiques, capables d'intégrer les perspectives féministes diverses et multiples des femmes du tiers-monde sur le terrain »[4]. Dans le but de progresser à une échelle mondiale ainsi que d'évoluer vers une base équitable, en termes d'accès et d'opportunité, de pouvoir et de protection, la priorité doit être donnée à ceux qui sont à la traîne.

Omniprésent et dominant dans l'ensemble du monde, le patriarcat est une structure inhérente jouant un rôle dans les vies des femmes. Le militantisme ainsi que la prise de conscience ont eu un impact positif en décryptant ce schéma dans les nations occidentales. Toujours est-il que les sociétés en développement où un code strict de comportement consacré aux femmes régi par des systèmes de croyances misogynes était — et est toujours — fortement présent sont souvent négligées lorsque le féminisme moderne est examiné. Deux exemples historiques de féminisme mondial pourraient être utilisés afin d'exposer les structures patriarcales à l'œuvre au sein de groupes ou sociétés colonisés : l'Espagne médiévale (de la fin du XIe siècle au XIIIe siècle) ainsi que Cuba au XIXe siècle. L'exemple précédent concerne les femmes des communautés Mudejar de l'Espagne islamique ainsi que les codes sexuels stricts via lesquels leur activité sociale était régulée. Les femmes Mudejar pouvaient être vendues comme esclaves en conséquence d'une activité sexuelle avec un homme chrétien ; c'était pour échapper à la punition encourue. En raison de leurs rôles simultanés de préservation de l'honneur familial et de « statut et de genre conquis », « les femmes Mudejar ont subi une double peine lors de leurs contacts sexuels avec les chrétiens [en Espagne]. » À mesure que les communautés mondiales deviennent de plus en plus interconnectées, répondre à des contextes sociaux et culturels variés sans perpétuer davantage des structures de pouvoir inégalitaires devient vital.

De plus, Cuba du XIXe siècle peut être exploré comme un exemple du colonialisme ainsi que du néocolonialisme travaillant en tandem dans une société esclavagiste dans de but d'affecter les vies des femmes sous le patriarcat, où Cuba « demeura une colonie espagnole tout en perdurant une relation néocoloniale avec les États-Unis ». La Havane, une ville réputée pour son « absence de forme féminine », avait, « de toutes les grandes villes en Occident, les restrictions sociales les plus strictes imposées à la partie féminine de sa population ». Les femmes cubaines aristocrates étaient « un rappel visuel constant de la séparation entre la société blanche d'élite ainsi que les personnes de couleur qu'ils gouvernaient ». Il est important de considérer que de multiples féminités peuvent être mises en œuvre et exister même à un niveau local. Les différences de race, de statut économique, d'identité de genre, de situation matrimoniale et de contexte culturel modifient toutes les opportunités et l'accès offerts à ceux qui peuvent être originaires de la même région.

Maternité transnationale

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Obligation de faire des doubles quarts de travail, lutte pour l'autonomie individuelle, et estomper la sphère privée ainsi que la sphère publique de travail sont toutes des préoccupations supplémentaires au problème principal pour les migrantes. Les inégalités de richesse faussent considérablement l'accès des femmes, et touchent davantage les mères, au droit d'être mères. Le phénomène de la maternité dans une époque contemporaine et transnationale crée des contraintes structurelles pour les migrantes. En jonglant leurs carrières — s'étendant souvent afin d'englober leur journée entière — à côté de leurs enfants ainsi que du travail au foyer, qui est régulièrement négligé par leurs familles, les mères immigrées sont tenues de respecter des normes quasi impossibles. Des employeurs abusifs ainsi que la violence conjugale n'est pas le seul problème auquel font face ces femmes, mais il existe des problèmes structurels concernant le droit d'être mère dans cette ère transnationale. Les immigrées laissent passer leur chance à l'étranger à une maternité idéalisée de voir leurs enfants grandir tout en réalisant leur rôle de genre, et expulsent dans le but d'être le gagne-pain. La restructuration des soins à partir des effets de la mondialisation ainsi que du néolibéralisme institutionnalise ces femmes. Le double standard et les attentes multiples qui leur étaient imposés, d'abord en raison de leur contexte culturel, ensuite en raison de l'idéal occidental de l'ouvrière — tous deux venant après leur besoin de stabilité économique et leur rôle de gestion de leurs foyers — laissent ces femmes se démener dans le but de survivre.

La mondialisation change constamment et de ce fait, il soutient le phénomène des femmes du Sud migrant vers les pays développés afin de servir de personnel domestique. Le rôle de la maternité transnationale au sein d'un paysage politique néolibéral affecte l'exploitation des femmes via la privation de leurs droits civiques, en tirant profit du travail des immigrées tout en minimisant ou en éliminant toute obligation, qu'elle soit sociale ou fiscale, envers la société ou l'État. Les migrantes des pays du Tiers monde ne sont pas attirées hors de leur pays par l'économie en plein essor des pays industrialisés, elles sont plutôt issues de leurs économies ayant été perturbées et déformées par les incursions coloniales occidentales, laissant beaucoup d'entre elles arrachées à leurs racines et recrutées dans différents pays pour répondre aux besoins en main-d'œuvre non permanente, évitant ainsi toute concurrence avec les travailleurs locaux et comblant un manque de main-d'œuvre complémentaire. La maternité transnationale est perçue comme un arrangement pour les deux classes.

La maternité, ainsi que la liberté reproductive et le mariage, est le droit fondamental des femmes mais est prohibée par les nations justifiant les services domestiques diplomatiques, autant que considérer les immigrées comme une menace à son nationalisme. Les nations créent un processus de formation raciale via lequel les femmes de différentes identités raciales et nationales font l'expérience d'une intégration discordante au sein d'une société, contribuant finalement aux hiérarchies de la citoyenneté. Par rapport au darwinisme social, les indigènes estiment que les migrants du Tiers monde « n'y arrivent tout simplement pas », et craignent le déclin, ainsi, les nations essaient d'éliminer ceux qui ne correspondent pas à la société des classes supérieure ou moyenne, par des moyens tels que la stérilisation ; par exemple ; les femmes noires sont considérées comme sournoises, immorales, dominatrices, sexuellement promiscueuses, ainsi que de mauvaises mères, causant leurs droits reproductifs étant menacés par la régulation. La maternité transnationale voit la disparité entre le confort d'une femme occidentale dans un pays occidental, avec tous les outils dont elle a besoin à sa disposition de manière à vivre une vie saine, soutenir sa famille et élever ses enfants tout en maintenant un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée, tandis que les migrants du Tiers monde — qui sont essentiels à la capacité de l'Occidental à vivre avec aisance — ont du mal à vivre des expériences saines, que ce soit sur leur lieu de travail ou en termes d'élever leurs enfants ainsi que de mener une vie de famille ordinaire. Le féminisme mondial ainsi que le féminisme du tiers-monde souhaitent non seulement dénoncer et faire connaître ces structures de pouvoir existantes dans le monde, mais les démanteler dans le but de parvenir à une ère où toutes les femmes, quel que soit la race, la richesse, la nationalité, etc. ont une opportunité égale et la répression patriarcale limitée — idéalement disparue.

De plus, alors que le féminisme occidental a commencé à prendre contact avec le Sud, de nombreuses femmes s'opposèrent aux courants les plus radicaux de son idéologie diabolisant le mariage, la maternité, ainsi que les hommes. La relation entre la maternité ainsi que les mouvements des femmes a conduit à l'avènement du maternisme, inventé par la créatrice Catherine Acholonu comme « une alternative afrocentriste au féminisme ». Dans certaines régions africaines, le féminisme occidental radical a été perçu comme une contrainte inutile n'étant pas alignée sur les réalités des vies des femmes africaines. Le maternisme visait à apporter de l'inclusion à un mouvement perçu comme polarisant. Cette divergence de points de vue est une chose dont il faut tenir compte dans le féminisme mondial, comme les femmes du tiers-monde ainsi que celles des nations développées ne seront pas d'accord sur ce point, en fonction de leur niveau d'éducation, de leur accès aux opportunités d'emploi et des croyances sociétales générales concernant le statut matrimonial et la naissance des enfants[5].

Le féminisme mondial en Asie de l'Est

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La plupart des mouvements féministes en Asie de l'Est ont été renforcés par un féminisme mondial fondé sur les droits, issu d'organisations comme les Nations Unies ainsi que leur traité international Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes dans le but d'opérer des changements à l'échelle nationale dans leurs propres pays. Adopter une approche fondée sur les droits de l'homme, comme le souhaite l'ONU, permit aux féministes japonaises de faire pression pour la promulgation de la loi sur l'égalité des chances en matière d'emploi en 1985 ainsi que de la loi fondamentale pour une société fondée sur l'égalité entre les sexes en 1999[6]. De la même manière, les militantes coréennes ont réalisé de nouveaux progrès en matière d'équité des sexes après avoir rejoint les Nations Unies en 1991, ainsi que l'avènement de la Déclaration de Pékin[7]. La majorité de ces gains sont issus de la démocratisation coréenne ainsi que l'élection d'un gouvernement progressiste dans les années 1990, or, l'évolution des normes internationales entourant la défense des droits des femmes fut également un facteur. D'autre part, une réaction de rejet aux mouvements de défense des droits des femmes dans le monde entier risque de favoriser un retour en arrière de la même manière.

De nombreux pays asiatiques de l'Est ont participé au mouvement MeToo, dont le Japon, la Chine, la Corée du Sud, ainsi que les Philippines. Tandis que le mouvement avait été lancé par une militante américaine, sa nature virtuelle l'aida à s'étendre ainsi qu'à devenir véritablement mondial. Y compris en dépit de la censure courante des réseaux sociaux en Chine, le mouvement se développa, bien qu'étant largement limité aux étudiants. Les risques liés au fait de s'élever contre des hommes occupant des postes de pouvoir ainsi que leurs châtiments correspondants sont beaucoup plus sévères dans les pays asiatiques. De grâce, la barrière engendrée par les plateformes en ligne utilisées au cours du mouvement MeToo permit aux femmes appartenant à ces nations de s'exprimer librement, avec moins de crainte, au sujet de ce qui serait autrement un sujet tabou.

Les mouvements des femmes en Thaïlande

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Les mouvements des femmes en Thaïlande sont souvent considérés avec suspicion par le gouvernement en raison de leurs associations avec le féminisme occidental, étant considéré antithétique aux valeurs thaï[6]. Malgré cela, les femmes thaï fondèrent de nombreux groupes de femmes tels que la Women's Association of Siam ainsi que des groupes professionnels comme The Woman Lawyers Association of Thailand. Dans les années 70, le gouvernement conservateur thaïlandais tenta de fermer de nombreuses organisations féministes, qui, par conséquent, ont trouvé refuge dans les universités occidentales. L'un des principaux enjeux propulsant le féminisme thaï sur la scène mondiale est toutefois l'industrie du sexe nationale. Les travailleurs du sexe essayent de s'organiser dans les années 1970 et 80 furent opprimés par le gouvernement, qui souhaitait avoir plus de contrôle sur ce qui était perçu comme une industrie problématique. Les ONGs féministes s'étant réunies afin de résoudre ces problèmes percevaient le travail du sexe principalement d'un point de vue de classe moyenne, considérant les travailleuses du sexe comme victimes du patriarcat ainsi que de la mondialisation économique[6]. Il s'agit d'un aspect omniprésent du militantisme en faveur des travailleuses et travailleurs du sexe dans tous les pays, et de nombreuses personnes sont divisées sur la question de l'aide à apporter aux travailleuses et travailleurs du sexe dans une industrie qu'ils perçoivent comme fondamentalement problématique. En réponse à ces attitudes, les militants thaï se sont réunies afin d'organiser EMPOWER, une organisation cherchant à fournir des services utiles aux travailleuses du sexe plutôt que d'essayer de les extraire de l'industrie. EMPOWER vise à fournir des services tels que des leçons d'anglais, des services de santé, de l'éducation et des ateliers d'orientation professionnelle. Ces initiatives contribuent à lutter contre les problèmes que les travailleuses du sexe elles-mêmes déclarent préoccuper, tels que contracter le sida. Il s'agit d'une préoccupation réelle et actuelle en raison des épidémies passées en Thaïlande, ainsi que le fait que les clients masculins retireront parfois les préservatifs (une pratique connue sous le nom de stealthing), ou que les préservatifs peuvent se déchirer ou être abandonnés lors de négociations avant le sexe[8].

Le féminisme mondial en Afrique

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Le féminisme en Égypte a impliqué un nombre de groupes politiques et sociaux durant son histoire. Bien que l'Égypte ait été, à bien des égards, un précurseur en matière de réforme, notamment « dans le développement des mouvements nationalistes, de résistance à l'impérialisme et féministes », son développement en luttant pour l'égalité pour les femmes ainsi que leurs droits n'a pas été facile.

Ester Akhnoukh Fanous ou Esther Fanous (en arabe : إستر فانوس), également connue sous le nom d'Ester Wissa, née le 19 février 1895 à Assiout, en Égypte et décédée en août 1990, est une féministe égyptienne. Elle fut un membre fondateur de la New Woman Society et aida à fonder le Women's Wafd Central Committee en 1920. Son fils Hanna Fahmy Wissa a écrit à son sujet dans ses mémoires familiaux Assiout.

Life Esther Fahmy Wissa fut la fille du médecin Akhnoukh Fanous et de Balsam Wissa, d'une célèbre famille chrétienne copte. L'atmosphère religieuse et nationale dominant la maison de ses parents avait une grande influence sur sa personnalité ; elle a ainsi connu la liberté à travers les idées et les opinions soulevées au sein de sa famille ainsi qu'à travers les précieux ouvrages existant dans la bibliothèque de son père. Lorsque le fameux avocat, Makram Ebeid, un ami de leur famille, visita sa maison, Esther Fanous apprit que Saad Zaghloul Pasha avait l'intention, avec quelques amis, de voyager en Angleterre, exigeant la levée du mandat britannique sur l'Égypte. Elle décida ensuite de se révolter contre le colonialisme britannique en début 1919.

Se sentant peinée lorsque les manifestations submergèrent l'Égypte et que les britanniques tirèrent sur les manifestantes, Esther écrivit au président Wilson des États-Unis, déclarant : « Quatre personnes ont été envoyées combattre dans cette bataille » (elle voulait parler de Saad Zaghloul et de ses amis), « si c'est urgent, nous en enverrons 400 — peut-être 4 000 ou 4 millions — afin de libérer les 4 précédentes. Le triple de ce nombre insiste pour établir la justice dans notre patrie. Les anciens retrouvent leur force, les hommes sont vaillants et les femmes sont viriles. »

Esther se rendit au Caire afin de rencontrer Safia Zaghloul qui proposa la signature de trois femmes sur le message dédié au président Wilson. Des centaines de femmes se rassemblèrent afin de signer ce message ainsi que soumettre leurs objections ; par la suite, elles se rendirent dans une manifestation féministe brandissant leurs drapeaux et entonnant des slogans.

Accompagnée d'Huda Sharawi, Esther Fanous décida d'établir un comité représentant les égyptiennes agissant conjointement avec la délégation. Dans l'église Saint-Marc, les femmes tinrent une réunion où Huda Sharawi fut nommée présidente et Fekria Hosny, Ehsan Al-Qoussy ainsi qu'Esther Fanous furent nommées secrétaires. Elles ont par la suite tenu un meeting politique dans une mosquée où elles ont proposé leur discours pour la première fois en présence d'hommes.

En mars 1923, Esther Fanous établit, avec d'autres femmes, l'Union féministe égyptienne dans le but d'améliorer le niveau des femmes en littérature et aspect social, ainsi que les encourager à être traitées sur un pied d'égalité avec les hommes en matière de droits et d'obligations. Elle fut impliquée dans d'autres associations telles que la Young Women's Christian Association ainsi que l'Association travailliste d'Égypte, ainsi que d'autres associations caritatives.

Esther Fanous meurt en 1990, laissant une importante influence de l'unité nationale ainsi que l'effort d'émanciper les égyptiennes.

Articles connexes

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Notes et références

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  1. ↑ (en) Chandra Talpade Mohanty, Feminism Without Borders : Decolonizing Theory, Practicing Solidarity [« Féminisme sans frontières : décoloniser la théorie, pratiquer la solidarité »], Duke University Press, , 312 p. (ISBN 9780822384649, lire en ligne)
  2. ↑ (en) « Global Feminism in the 21st Century with Zoe Marks » [« Le féminisme mondial au XXIe siècle avec Zoe Marks »] Accès libre
  3. ↑ (en) Violet Dixon, « Western Feminism in a Global Perspective » [« Le féminisme occidental dans une perspective mondiale »], Inquiries Journal, vol. 3, no 2,‎
  4. ↑ (en) Ranjoo Seodu Herr, « Reclaiming Third World Feminism : or Why Transnational Feminism Needs Third World Feminism » [« Réapproprier le féminisme du tiers-monde : ou pourquoi le féminisme transnational a besoin du féminisme du tiers-monde »], Meridians, vol. 12, no 1,‎ , p. 1–30
  5. ↑ (en) Pius Adesanmi, Who Owns the Problem? : Africa and the Struggle for Agency [« À qui appartient le problème ? L'Afrique et la lutte pour l'autonomie d'action »], East Lansing (Mich.), Michigan State University Press, , 181 p. (ISBN 978-1-61186-355-0)
  6. 1 2 3 (en) Mina Roces et Louise Edwards, Women’s Movements in Asia : Feminisms and Transnational Activism [« Les mouvements de femmes en Asie : féminismes et militantisme transnational »], Routledge,
  7. ↑ (en) « Asian Feminism and the Transnational Women’s Movement (Promoting Women's Rights in Asia & Globally) » [« Le féminisme asiatique et le mouvement transnational des femmes (Promouvoir les droits des femmes en Asie et dans le monde) »] Accès libre, sur YouTube,
  8. ↑ (en) Thomas Steinfatt, Working at the Bar [« Travailler au bar »],