Fédération française de tir

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La Fédération française de tir ou FFTir, créée en 1965 par Claude Foussier son premier Président, est une organisation officielle visant à réunir toutes les informations relatives à la pratique du Tir sportif, que ce soit le tir à la carabine, au pistolet, à l'arbalète ; sur cible fixe, cible mobile, silhouette métallique, armes anciennes ou plateaux. Au Plateau, seules les disciplines olympiques comme la fosse olympique, le double trap et le skeet olympique sont gérées par la FFTir. Les autres catégories sont gérées par la Fédération française de ball-trap (FFBT).

Fédération française de tir
Image illustrative de l’article Fédération française de tir
Logo de la Fédération française de tir

Sigle FFTir
Sport(s) représenté(s) Tir sportif
Création 1965
Président Hugues Senger
Siège 38, rue Brunel, 75017 Paris
Clubs 1 649 clubs (en 2024)[1]
Licenciés 299 329 (en 2026)[1]
Site internet Site officiel de la FFTir

Elle[Qui ?] a obtenu une médaille d'or aux Jeux olympiques d'été de 2000, avec Franck Dumoulin au pistolet 10 mètres, et de nombreuses médailles aux championnats du monde et d'Europe.

Son président est Hugues Senger depuis , précédé par Michel Baczyk. La fédération compte 275 000 licenciés en 2025[2].

Histoire

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Ligue des Patriotes et Union des Sociétés de Tir de France

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C'est au XIXe siècle que le tir sportif français se structure véritablement.

La Ligue des Patriotes formée après la guerre de 1870, deviendra le l'Union des Sociétés de Tir de France (USTF) dont l'objet est d'organiser des Championnats nationaux et scolaires, d'établir des records et de préparer la jeunesse à l'obtention du certificat d'aptitude militaire. Très populaires, quelque 30 000 compétiteurs participèrent à ses premiers championnats organisés sur son stand national alors situé au Bois de Vincennes.

En 1896, à l'initiative de Pierre de Coubertin, le tir devient une discipline olympique.

Encouragé par les autorités politiques et en vue de préparer « la revanche », la pratique du tir continue de se développer jusqu'en 1914. On compte alors quelque 400 000 tireurs licenciés répartis dans 3 500 Sociétés de Tir.

Après la Première Guerre mondiale, l'enthousiasme du public pour le tir faiblit quelque peu, puis c'est la promulgation du décret-loi du réglementant l'acquisition et la détention des armes qui éloignera durablement des pas de tir nombre de personnes découragées par cette nouvelle législation.

Ainsi, après la fin de la guerre de 1939/1945 et jusqu'aux années 1960, les stands de tir seront fréquentés majoritairement par des gendarmes, des réservistes et des policiers.

Le , l'Union des Sociétés de Tir de France change de nom pour devenir la Fédération Française des Sociétés de Tir.

Fusion de l'UST et de la FFTAC

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Le , l'Union des Sociétés de Tir fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir (FFTir).

Juridiquement, la fédération est une association régie par la Loi de qui regroupe l'ensemble des clubs de tir en France. Elle est reconnue d'utilité publique depuis le .

Après la création dissidente le de la Fédération Française de Ball Trap, elle perdra une partie des disciplines tirées aux armes de chasse, mais conservera la gestion des trois disciplines olympiques de tir au plateau (Fosse, Skeet et Double Trap).

Depuis la fin des années 1970, la FFTir a mis en place une politique sportive volontariste[pas clair].

FFTir dans les années 2000

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Championnat de France 2013, avec Walter Lapeyre, Martial Chaussé et Franck Dumoulin.

En 2020, près de 250 000 licenciés pratiquent le tir sportif dans 1 643 clubs[FFTir 1]. Parmi eux, on trouve dans toutes les disciplines gérées par la FFTir, plusieurs centaines de compétiteurs de niveau international.

Selon les statistiques publiées par le CNOSF, la FFTir se classe ainsi dans les premiers rangs des Fédérations Olympiques Nationales, tous sports confondus, en nombre des médailles remportées, que ce soit au niveau européen ou mondial.

Depuis , le ministère des sports a délégué à la Fédération Française de Tir l’organisation de l’activité Para-tir[FFTir 2].

Médailles aux Jeux

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Jeux olympiques

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Aux Jeux olympiques d'été de 2012, Céline Goberville obtient la médaille d'argent pour le tir au pistolet à 10 mètres.

La France a remporté de nombreuses médailles aux Jeux olympiques.

Depuis la création des Jeux le programme n’a cessé d’évoluer. Au début du XXe siècle il y avait une dizaine d’épreuves très différentes d’aujourd’hui avec des combinés par équipe. Après l’interruption du 1928, le tir est revenu avec seulement deux épreuves, une au pistolet et une à la carabine. À l’issue de la seconde guerre mondiale, le programme s’est globalement standardisé[3].

Les premières athlètes féminines ont fait leur apparition en 1968. L'Union Internationale de Tir (UIT), en anglais : International Shooting Sport Federation (ISSF), a introduit des épreuves distinctes pour les femmes en 1984. Cependant, plusieurs des épreuves au programme sont restées mixtes notamment les épreuves Plateau[4].

Le tir sportif est passé de trois épreuves lors des Jeux de 1896 à 15 à Sydney en 2000. Retrouvez[style à revoir] plus loin la liste des épreuves disputées à Tokyo 2020. Durant cette édition, trois nouvelles épreuves seront inaugurées : le tir par équipe mixte au Pistolet 10 m, Carabine 10 m et Fosse olympique.

Médaillés aux Jeux olympiques depuis 1972
Jeux Classement Prénom et nom Épreuve
Jeux olympiques d'été 1972 2 Michel Carrega Fosse olympique
Jeux olympiques d'été 1984 1 Philippe Heberlé Carabine 10 m
Jeux olympiques d'été 1984 2 Michel Bury Carabine 50 m couché
Jeux olympiques d'été 1988 2 Nicolas Berthelot Carabine 10 m
Jeux olympiques d'été 1992 2 Franck Badiou Carabine 10 m
Jeux olympiques d'été 1996 1 Jean-Pierre Amat Carabine 50 mm trois positions
Jeux olympiques d'été 1996 3 Jean-Pierre Amat Carabine 10 m
Jeux olympiques d'été 2000 1 Franck Dumoulin Pistolet 10 m
Jeux olympiques d'été 2000 2 Delphine Réau Fosse olympique
Jeux olympiques d'été 2008 3 Anthony Terras Skeet olympique
Jeux olympiques d'été 2012 2 Céline Goberville Pistolet 10 m
Jeux olympiques d'été 2012 3 Delphine Réau Fosse olympique
Jeux olympiques d'été 2016 2 Jean Quiquampoix Pistolet 25 m Vitesse
Jeux olympiques d'été 2016 3 Alexis Raynaud Carabine 50 m trois positions
Jeux olympiques d'été 2020 1 Jean Quiquampoix Pistolet 25 m Vitesse
Jeux olympiques d'été 2024 1 Camille Jedrzejewski Pistolet 25 m

Jeux paralympiques

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Le tir fait partie des Jeux Paralympiques depuis les Jeux de Toronto en 1976, année où trois épreuves ont eu lieu. Pendant une certaine période, le nombre d'épreuves était passé à 29, mais après Sydney 2000, l’ensemble du programme a été fixé à 12 épreuves.

Tokyo 2020 présentera[style à revoir] 13 épreuves, neuf de carabine et quatre de pistolet. Le nouvel ajout est le tir couché SH2 mixtes à 50 m au rifle[Traduire passage]. Jusqu'à présent[Quand ?], les tirs debout et couché à la carabine à air comprimé 10 m étaient les seules épreuves SH2 ; cette épreuve supplémentaire devrait élargir la participation des athlètes de classe SH2[5].

Les médailles remportées jusqu'aux Jeux d'été de 2016 l'ont été sous l'égide de la Fédération Française Handisport.

Formation et encadrement

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Recommandations

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La fédération prodigue aussi quelques conseils visant a améliorer les performances des tireurs, la sécurité de la pratique et des compétitions, et à limiter le risque de saturnisme (pour ceux qui pratiquent les armes à feu en stand de tir où ils sont exposés à la toxicité des résidus et fumées de tir, et plus encore pour ceux qui (re)fondent eux-mêmes leurs balles en plomb[FFTir 3].

Dispositif « Cibles Couleurs »

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La progression pédagogique « Cibles Couleurs »[FFTir 4], conçue et mise en œuvre par le département formation fédérale depuis 2004, permet de créer une véritable dynamique d’enseignement du Tir sportif au sein des écoles de tir et structures d’apprentissage fédérales. Avec « Cibles Couleurs », vous[style à revoir] avez la possibilité de vivre une expérience humainement très riche, principalement centrée autour des différentes épreuves des disciplines Carabine, Pistolet ou Plateau, avec une méthodologie d’apprentissage particulièrement vivante et attrayante au service d’une organisation ludique et cohérente de la pratique sportive[passage promotionnel]. Le dispositif s’adresse à tous les acteurs du Tir sportif : dirigeants, formateurs et tireurs. « Cibles Couleurs » est la méthode nationale d’apprentissage de la FFTir. À ce titre, elle peut être utilisée pour la découverte, l’initiation et le perfectionnement des tireurs sportifs.

Affiliations

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Les disciplines de la Fédération Française de Tir sont gérées au niveau mondial par différentes fédérations internationales.

De ce fait, la Fédération Française de Tir est notamment affiliée :

  • à l'International Shooting Sport Federation : Première fédération internationale mondiale par le nombre d'adhérents qui gère notamment les disciplines Olympiques (Carabine, Pistolet et Plateau) mais également la Cible mobile.
  • à l'International Paralympic Committee : Fédération internationale qui gère le Para-tir
  • à l'International Practical Shooting Confederation : Fédération internationale mondiale de Tir Sportif de Vitesse
  • à l'International Armbrustschützen Union : Fédération internationale de tir à l’arbalète.
  • au Muzzle Loaders Associations International Commitee : Fédération internationale de tir à l'arme ancienne.
  • à l'International Metallic Silhouette Shooting Union : Fédération internationale de Silhouettes métalliques.
  • à la World Benchrest Shooting Federation : Fédération internationale de Benchrest

La FFTir agit par délégation du ministère chargé des sports et elle est membre du CNOSF[6] (Comité National Olympique et Sportif Français) ainsi que du CPSF[7] (Comité Paralympique et Sportif Français).

Affaire de la fuite de données

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En , la presse française révèle qu'un million de profils d'adhérents et ex-adhérents de la FFTir ont été volés[8] à l'issue de deux piratages[9]. Les données comprenant les adresses des adhérents, certains ont vu leurs armes « confisquées » par de faux policiers[10].

Notes et références

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Sources primaires (FFTir)

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  1. FFTir, « Fiche institutionnelle 2019/20 », sur fftir.org (consulté le ).
  2. « Disciplines | Fédération française de tir », sur fftir.org (consulté le ).
  3. « Prévention du saturnisme chez le tireur » [PDF], sur FFTir.
  4. « Cibles Couleurs – Un site officiel de la Fédération Française de Tir » (consulté le )

Références

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  1. 1 2 [PDF] Recensement des licences et clubs sportifs 2024.
  2. « Objectif: un million de licenciés », TIRMAG, vol. N°30, no N°30, , p. 13 (lire en ligne)
  3. « L'actu des Bleus - Tir », sur FranceOlympique.com (consulté le ).
  4. « Tir : Histoire de la discipline », sur FranceOlympique.com (consulté le ).
  5. « Tir », sur Tokyo 2020 (consulté le ).
  6. CNOSF, « les membres », sur cnosf.franceolympique.com (consulté le ).
  7. CPSF, « Les membres », sur france-paralympique.fr (consulté le ).
  8. Amaelle Guiton et Brice Le Borgne, « Piratage à la Fédération française de tir : 1 million de profils concernés, des données personnelles proposées à la vente », Libération, (consulté le )
  9. « ENQUÊTE FRANCETV. Comment deux piratages ont permis la fuite de données sensibles sur des hauts fonctionnaires et le vol d'armes à feu dans des cambriolages », sur France Info, (consulté le )
  10. « Alerte aux faux policiers après la fuite de données des licenciés de la Fédération française de tir », sur actu.fr, (consulté le )

Voir aussi

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