Fabrice P. Rivault
Fabrice P. Rivault, né à Paris[Quand ?], est un chercheur franco-canadien (Québec), professionnel des communications et des relations publiques.
Fabrice Rivault est à l’origine d’une nouvelle branche de recherche en sciences sociales, la « culturologie politique internationale », qui vise à comprendre de manière explicitement scientifique l’impact des variables culturelles sur l’évolution des relations internationales[1].
Titulaire d’un MBA en science politique de l’université McGill, Fabrice Rivault est également un professionnel des communications et des relations publiques activement impliqué au sein du Parti libéral du Canada. Il est Directeur des communications et politiques de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada quand il initie et coordonne, avec l’appui de Hervé Rivet, Marc Garneau, William Hogg et Marc Bélanger, le processus qui conduisit en à la reconnaissance de la nation québécoise par le Parti libéral du Canada (Québec) et - 37 jours plus tard - par la Chambre des communes du Canada[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12].
En 2007, Rivault se présente comme aspirant candidat du Parti libéral du Canada dans Laurier—Sainte-Marie, une circonscription montréalaise représentée par Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois. Comme Marc Garneau et d'autres libéraux qui avaient milité pour la reconnaissance de la nation québécoise, il se voit refuser de porter les couleurs du parti par Stéphane Dion, Chef du Parti libéral du Canada de 2006 à 2008[13].
Le rôle central de Fabrice Rivault lors de cette reconnaissance historique est toutefois souligné par l’éditeur en chef de La Presse, André Pratte, lequel lui offre la possibilité d’écrire sur le sujet avec Hervé Rivet dans son livre Reconquérir le Canada : Un nouveau projet pour la nation québécoise, aux côtés de Martin Cauchon, Marc Garneau et Benoit Pelletier. Fabrice Rivault et Hervé Rivet sont deux des tout premiers politiciens fédéralistes canadiens à proposer que la reconnaissance de la nation québécoise soit éventuellement enchâssée dans la Constitution canadienne[14]. La même année, Rivault publie une lettre ouverte avec William Hogg, un des principaux défenseurs de la reconnaissance de la nation québécoise au sein du Canada, sommant le Premier ministre conservateur du Canada, le Très honorable Stephen Harper, de ne pas utiliser cette reconnaissance pour des fins partisanes[15],[16].
De 2007 à 2010, Fabrice Rivault est directeur des communications, puis attaché de presse et adjoint législatif, de l’ancien astronaute Marc Garneau, député fédéral de Westmount—Ville-Marie, Porte-parole libéral en matières d’industrie, de science et de technologies et Lieutenant de Michael Ignatieff pour le Québec. Partisan de Bob Rae durant la course à l’investiture du Parti libéral du Canada de 2009, Rivaut se présente à la Vice-présidence (francophone) du parti lors du Congrès d’investiture de 2009[17] et quitte ses fonctions à la Chambre des communes du Canada en 2010 pour fonder Consultants Without Borders, la division nord-américaine de Consultant sans frontières.
Ouvrages
modifier- Culturologie Politique Internationale : Une approche systémique et matérialiste de la culture et du système social global, McGill, Montréal, 1999, Culturology Press Inc.
- « La Nation Québécoise : De la reconnaissance informelle à l’enchâssement constitutionnel » dans Reconquérir le Canada : Un nouveau projet pour la nation québécoise, sous la direction d’André Pratte, Éditions Voix Parallèles, Montréal, 2007.
- The Québec Nation: From Informal Recognition to Enshrinement in the Constitution in Reconquering Canada : Québec Federalists Speak Up for Change, édité par André Pratte, Douglas & McIntyre, Toronto, 2008.
Références
modifier- ↑ « Rivault, Fabrice, (1999) Culturologie Politique Internationale : Une approche systémique et matérialiste de la culture et du système social global, McGill Dissertation, Montréal, publiée par Culturology Press » [archive du ], sur culturology.com via Internet Archive.
- ↑ « L'épée de Damoclès électorale hante la Chambre des communes », Le Devoir, (lire en ligne).
- ↑ « Dion cherche le compromis », sur Radio-Canada, Radio-Canada.ca, .
- ↑ Raymond Giroux, « Coucou, Stéphane Dion a de l'aide! », Le Soleil, vol. 112, no 258, , p. 7 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Joël-Denis Bellavance, « Le PLC doit reconnaître le Québec comme nation - Les deux auteurs de la résolution parlent haut et fort », La Presse, vol. 123, no 29, , A10 (lire en ligne).
- ↑ (en) Susan Delacourt, « Dion offers new wording for Quebec `nation' resolution » [archive du ], sur Toronto Star via Internet Archive, Toronto Star, .
- ↑ (en) CanWest News Service, « Grits plan to avoid a public debate on Quebec nation question » [archive du ], sur canada.com via Internet Archive, Ottawa Citizen, .
- ↑ (en) Rosemary Thompson, « Grits pull Quebec debate off the convention table »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur CTV News, .
- ↑ (en) La Presse canadienne, « Liberals scrap 'nation' debate plans » [archive du ], sur Toronto Star via Wikiwix, The Toronto Star, .
- ↑ (en) Don Macpherson, « Liberal Party prepared to rip itself apart over Quebec 'nationhood' » [archive du ], sur canada.com via Internet Archive, The Gazette, .
- ↑ (en) Campbell Clark, « Ottawa, "Charest at odds on meaning of 'Québécois'" » [archive du ], sur icopyright.net via Internet Archive, The Globe and Mail, .
- ↑ (en) Chantal Hébert, « Liberals engaged in damaging debate over Quebec »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Toronto Star.
- ↑ « Débat sur la place des Québécois auprès de Stéphane Dion - Un partisan de la reconnaissance de la nation québécoise se fait boycotter par le parti », Le Devoir, (lire en ligne).
- ↑ Rivault, Fabrice et Rivet, Hervé, (2007) « La Nation Québécoise : De la reconnaissance informelle à l’enchâssement constitutionnel » dans Reconquérir le Canada : Un nouveau projet pour la nation québécoise, sous la direction d’André Pratte, Éditions Voix Parallèles, Montréal, 2007.
- ↑ William Hogg, « Non, M. Harper, tous les nationalistes québécois ne se retrouvent pas dans votre parti », Le Devoir, (lire en ligne).
- ↑ « Petite révolution militante au PLC », Le Devoir, (lire en ligne).
- ↑ (en) La Presse canadienne, « Turmoil surfaces in party VP race » [archive], sur Toronto Star via Wikiwix, Toronto Star, .