Falcataria falcata
Falcataria falcata est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae. C'est un arbre cultivé en dans plusieurs pays d'Asie pour différents usages mais devenu envahissant.
Description
modifierFalcataria falcata atteint environ 30 m de hauteur à l'état naturel, et possède un tronc massif et une cime ouverte[1]. Il est surtout connu pour sa vitesse de croissance remarquable. On a enregistré une croissance de 16 m en trois ans, de 33 m en neuf ans et de 45 m en dix-sept ans[2]. Les feuilles sont composées, bipennées, à petites folioles. Les fleurs sont petites, blanc crème légèrement parfumées. Les fruits sont des gousses tombant de l’arbre à maturité. L'écorce est lisse, claire ou blanche. Le bois est beige clair à fibres longues.[réf. nécessaire] La densité du bois : 280 kg/m3 (calculée en poids et en volume à 18 % d’humidité)[3]. Le nombre de chromosomes est : 2n=26.
Répartition et habitat
modifierFalcataria falcata est un arbre est originaire des îles Moluques, de la Nouvelle-Guinée, de l'archipel Bismarck et des îles Salomon. Il est cultivé pour son bois dans toute l'Asie du Sud et l'Asie du Sud-Est[4]. Il est considéré comme envahissant à Hawaï, aux Samoa américaines et dans plusieurs autres États insulaires des océans Pacifique et Indien[1]. L'arbre est devenu envahissant dans les forêts d'Hawaï et sur d'autres îles du Pacifique, comme la Nouvelle-Calédonie[5],[6].
Utilisations
modifierUtilisations commerciales – Le bois résineux de Falcataria falcata sert à fabriquer des allumettes, des baguettes, des palettes d'expédition et des caisses en bois. La pâte à papier est utilisée pour la fabrication du papier[7]. La production de contreplaqué et de produits à base de placage représente une utilisation de plus en plus importante de ces arbres[3]
Insectes présents sur Falcataria falcata
modifierÀ Hawaï, les chenilles de la Noctuelle du koa (Scotorythra paludicola), une espèce endémique, défolient Falcataria falcata et y achèvent leur développement sans que les larves ne consomment les feuilles de leur hôte indigène, Acacia koa[8].
À Bornéo, les espèces de papillons suivantes ont été identifiées comme se nourrissant de Falcataria falcata[9] :
- Lymantria brunneiplaga de la famille des Lymantriidae ;
- Hypochrosis cryptopyrrhata de la famille des Geometridae ;
- Erygia spissa de la famille des Erebidae ;
- Hypopyra pudens de la famille des Erebidae.
Dans la région indomalaise au sens large, les espèces suivantes ont également été observées se nourrissant de F. falcata:
- Charaxes bernardus de la famille des Nymphalidae[10].
- Eurema blanda et Eurema hecabe de la famille des Pieridae.. Caterpillars l'une de ces deux espèces est un ravageur des jeunes arbres et des semis (respectivement)[10]
- Xystrocera festiva de la famille des Cerambycidae. De grands groupes de larves se nourrissant sous l'écorce et peuvent provoquer la mort des arbres dans les plantations forestières..
Le bois industriel produit par plantation d'arbres comme Falcataria falcata s'est avéré sensible à l'espèce de termites de bois sec, Cryptotermes cynocephalus, lors d'essais menés aux Philippines[3]. Cette espèce d'arbre était sensible à l'espèce de termite souterraine Coptotermes formosanus lors de tests menés en Indonésie[11] et Hawaii[12] Formose ont consommé 49 ± 4,0 µg/termite/jour de bois de F. falcata lors des tests en laboratoire selon la norme indonésienne (SNI) ou 66 ± 6,5 µg/termite/jour selon la norme japonaise (JIS) pour les tests de sensibilité des termites[11].
Maladies
modifierFalcataria falcata est l’hôte principal du champignon de la rouille gallicole Uromycladium falcatarium et a également été recensé comme hôte d’Uromycladium tepperianum. Ces deux espèces de rouilles gallicoles causent des dommages importants à tous les stades de croissance de l’arbre.
Deux espèce de bactéries de l’ordre des Actinomycetales, Streptomyces asiaticus et Streptomyces cangkringensis, ont été isolées de la rhizosphère entourant Falcataria falcata en Indonésie[13],[14],[15]. Bien qu'au moins 10 espèces de Streptomyces soient des agents pathogènes des plantes, on ne sait pas si ces deux espèces ont des impacts négatifs sur les racines ou d'autres tissus de cet arbre.
Galerie
modifierSystématique
modifierLe nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin[16].
L'espèce a été initialement classée dans le genre Adenanthera sous le basionyme Adenanthera falcata L.[16].
Ce taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : falcataire des Moluques[17].
Falcataria falcata est communément connue sous le nom de Albizia des Moluques[4]. Falcataria falcata est cultivé dans toutes les régions tropicales et subtropicales humides du monde, il porte de nombreux noms communs, parmi lesquels : albizia (Hawaï), albizia des Moluques, sengon (Java), salawaku (Îles Moluques), jeungjing (Indonésie), ai-samtuco (Tétoun, Timor-Leste), batai (Malaisie), arbre à kérosène (Pohnpei), sau, sau des Moluques, falcata (Philippines) et tamaligi (Samoa).[réf. nécessaire]
Falcataria falcata a pour synonymes[16] :
- synonymes homotypiques :
- Adenanthera falcata L.
- Albizia falcata (L.) Backer
- Pithecellobium falcatum (L.) Kosterm.
- synonymes hétérotypiques :
- Adenanthera falcataria L.
- Albizia eymae Fosberg
- Albizia falcataria (L.) Fosberg
- Albizia fulva C.T.White & W.D.Francis ex Lane-Poole
- Albizia moluccana Miq.
- Falcataria moluccana (Miq.) Barneby & J.W.Grimes
- Paraserianthes falcataria subsp. fulva (C.T.White & W.D.Francis ex Lane-Poole) I.C.Nielsen
- Paraserianthes falcataria subsp. solomonensis I.C.Nielsen
- Paraserianthes falcataria (L.) I.C.Nielsen
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Falcataria falcata » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 « Falcataria moluccana - Moluccan Albizia, Molucca Albizia, Peacocksplume, Batai, Bataiwood, Moluccan Sau - Hawaiian Plants and Tropical Flowers »,
- ↑ (en) O. N. Allen et Ethel K. Allen, The Leguminosae, A Source Book of Characteristics, Uses, and Nodulation, Madison, Wisconsin, University of Wisconsin Press, (ISBN 978-0-299-08400-4, OCLC 7175396), p. 30
- 1 2 3 Romano, A.D., & Acda, M.N. 2017. Feeding preference of the drywood termite Cryptotermes cynocephalus (Kalotermitidae) against industrial tree plantation species in the Philippines. Journal of Asia-Pacific Entomology 20: 1161–1164. https://dx.doi.org/10.1016/j.aspen.2017.08.026
- 1 2 Common Forest Trees: Albizia falcataria « https://web.archive.org/web/20150923211645/http://www.ctahr.hawaii.edu/forestry/trees/CommonTreesHI/CFT_Albizia_falcataria.pdf »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?),
- ↑ Hughes, R.F., Johnson, M.T. & Uowolo, A., 2011. The invasive alien tree Falcataria moluccana: its impacts and management. XIII International Symposium on Biological Control of Weeds. Sept. 11–16, 2011 – Waikoloa, Hawaii, USA. http://www.invasive.org/proceedings/pdfs/Hughes.pdf
- ↑ Vanessa Hequet, Les espèces exotiques envahissantes de Nouvelle-Calédonie, (lire en ligne), p. 17
- ↑ « Falcataria moluccana »
- ↑ W.P. Haines, K.E. Barton et P. Conant, « Defoliation of the invasive tree Falcataria moluccana on Hawaii Island by the native koa looper moth (Geometridae: Scotorythra paludicola), and evaluation of five Fabaceous trees as larval hostplants », Proceedings of the Hawaiian Entomological Society, vol. 45, , p. 129–139 (lire en ligne)
- ↑ Jeremy Daniel Holloway, « Moths of Borneo »
- 1 2 Gaden S. Robinson, Phillip R. Ackery, Ian Kitching, George W. Beccaloni et Luis M. Hernández, « nhm.ac.uk Caterpillar Host-Plant Database », Natural History Museum, (DOI 10.5519/havt50xw)
- 1 2 Arinana, K. Tsunoda, E.N. Herliyana et Y.S. Hadi, « Termite-susceptible species of wood for inclusion as a reference in Indonesian Standardized laboratory testing », Insects, vol. 3, no 2, , p. 396–401 (PMID 26466532, PMCID 4553599, DOI 10.3390/insects3020396
) DOI 10.3390/insects3020396 - ↑ J.K. Grace, D.M. Ewart et C.H.M. Tome, « Termite resistance of wood species grown in Hawaii », Forest Products Journal, vol. 46, no 10, , p. 57–60
- ↑ « LPSN bacterio.net » [archive du ] (consulté le )
- ↑ https://www.uniprot.org/taxonomy/114695 UniProt]
- ↑ Deutsche Sammlung von Mikroorganismen und Zellkulturen
- 1 2 3 POWO. Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le .
- ↑ Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
Références taxinomiques
modifier- (en) Catalogue of Life : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (consulté le )
- (fr + en) EOL : Falcataria falcata (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (consulté le )
- (en) IPNI : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (consulté le )
- (en) NCBI : Falcataria falcata (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Falcataria falcata (Linnaeus) Greuter & Rankin (consulté le )
- (en) POWO : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (consulté le )
- (en) World Flora Online : Falcataria falcata (L.) Greuter & R.Rankin (+WFO Plant List) (consulté le )
Bibliographie
modifier- The Legume Phylogeny Working Group (LPWG)., « A new subfamily classification of the Leguminosae based on a taxonomically comprehensive phylogeny », Taxon, vol. 66, no 1, , p. 44–77 (DOI 10.12705/661.3
). - C. Doungsa-ard, A.R. McTaggart, A.D.W. Geering, T.U. Dalisay, J. Ray et R.G. Shivas, « Uromycladium falcatarium sp. nov., the cause of gall rust on Paraserianthes falcataria in south-east Asia », Australasian Plant Pathology, vol. 44, no 1, , p. 25–30 (DOI 10.1007/s13313-014-0301-z, Bibcode 2015AuPP...44...25D, S2CID 6055244) DOI 10.1007/s13313-014-0301-z
- S.M. Widyastuti, Harjono et Z.A. Surya, « Initial infection of Falcataria moluccana leaves and Acacia mangium phyllodes by Uromycladium tepperianum fungi in a laboratory trial », JMHT (Jurnal Manajemen Hutan Tropika – Journal of Tropical Forest Management), vol. 19, no 3, , p. 187–193 (DOI 10.7226/jtfm.19.3.187
).