Famille Bohier

famille noble française originaire d’Issoire

La famille Bohier est une famille française originaire d'Issoire, en Auvergne, issue des milieux marchands et anoblie par Charles VIII en 1490.

Famille Bohier
Image illustrative de l’article Famille Bohier
Armes de la famille.
Blasonnement D'or au lion d'azur, au chef de gueules.
Période XVe et XVIe siècles
Origine Issoire, Auvergne
Pays Royaume de France
Demeures Château de Chenonceau, Château de Saint-Cirgues
Charges Secrétaire du roi
Général des finances
Maire de Tours
Fonctions ecclésiastiques Cardinal
Archevêque de Bourges
Évêque de Nevers
Évêque de Saint-Malo

Elle s'illustre aux XVe et XVIe siècles dans les offices royaux, les finances, l'Église et le patronage architectural. Elle a notamment donné Thomas Bohier, officier des finances et constructeur du château de Chenonceau avec son épouse Catherine Briçonnet, Antoine Bohier, archevêque de Bourges et cardinal, ainsi que plusieurs officiers royaux et prélats.

Histoire

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Origines et anoblissement

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La famille Bohier est associée à la ville d'Issoire, en Basse-Auvergne. Elle est donnée comme noble, originaire d'Issoire, et anoblie par Charles VIII en 1490[1].

L'ascension de la famille s'inscrit dans le développement des offices royaux à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance. Thomas Bohier, issu d'une famille de marchands originaire d'Issoire, entre au service de la Couronne dans les années 1480[2].

Offices royaux et finances

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La carrière de Thomas Bohier, général des finances et seigneur de Chenonceaux, a fait l'objet d'une étude publiée en 2006 dans le Bulletin de la Société archéologique de Touraine[3].

Thomas Bohier commence sa carrière au service de la monarchie sous le règne de Charles VIII. Il devient notaire et secrétaire du roi en 1489, puis receveur général de Bretagne en 1491 et général des finances de Normandie quelques années plus tard[2],[3].

Son mariage avec Catherine Briçonnet, fille de Guillaume Briçonnet et de Raoulette de Beaune, renforce son insertion dans les réseaux de la finance royale[2]. Élu maire de Tours en 1497, il demeure cependant peu présent dans la ville en raison de ses charges royales et de ses missions en Italie[2].

Henri Bohier, maire de Tours en 1506, bailli royal de Mâcon, sénéchal de Lyon et général des finances, appartient également à cette famille[1].

Chenonceau

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La famille Bohier est particulièrement associée au château de Chenonceau. Thomas Bohier et Catherine Briçonnet font raser l'ancien château fort et le moulin fortifié de la famille des Marques, en ne conservant que le donjon, appelé tour des Marques, transformé dans le goût de la Renaissance[4].

Catherine Briçonnet supervise la construction du château originel, appelé depuis « logis Bohier »[4]. La porte monumentale de Chenonceau porte les armes de Thomas Bohier et celles de Catherine Briçonnet, surmontées de la salamandre de François Ier et de l'inscription royale associée à François Ier et à Claude de France[4].

Cette association avec Chenonceau inscrit la famille Bohier dans l'histoire de l'architecture de la première Renaissance française, à la jonction des offices de finances, de la société de cour et du patronage monumental.

Membres ecclésiastiques

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Plusieurs membres de la famille occupent des fonctions ecclésiastiques au XVIe siècle. Jean Bohier est conseiller clerc au parlement de Charles VIII, puis évêque de Nevers en 1508 ; Antoine Bohier devient archevêque de Bourges[1].

Antoine Bohier est archevêque de Bourges en 1513 et cardinal en 1517[5]. Abbé de Saint-Ouen de Rouen, il fait réaliser à la fin du XVe siècle d'importants travaux au manoir de Colmont, dépendance de l'abbaye située à Perriers-sur-Andelle[6].

François Bohier, fils de Thomas Bohier et de Catherine Briçonnet, devient évêque de Saint-Malo au XVIe siècle[7].

Liens de filiation entre les personnalités

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  • Austremoine Bohier, secrétaire des rois Charles VII, Louis XI et Charles VIII, anobli en 1490[1].
    • Thomas Bohier (vers 1460-1524), secrétaire du roi, général des finances, maire de Tours et constructeur du château de Chenonceau avec Catherine Briçonnet[2],[3].
    • Antoine Bohier (vers 1462-1519), archevêque de Bourges et cardinal[5].
    • Jean Bohier (1464-1512), conseiller clerc au parlement de Charles VIII, évêque de Nevers en 1508[1].
    • Henri Bohier, maire de Tours en 1506, bailli royal de Mâcon, sénéchal de Lyon et général des finances[1].

Les armes de la famille Bohier se blasonnent : d'or au lion d'azur, au chef de gueules[1].

Ce blasonnement est également donné pour le fichier héraldique utilisé sur Wikimedia Commons sous les formes Bohier, Bohier de Saint-Cirgues, Bohier de Chenonceau ou Boyer[8].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 « Bohier (famille) », sur Biblissima (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 « Bohier, Thomas », sur Partours, Université de Tours (consulté le ).
  3. 1 2 3 Bernard Chevalier, « Nouveaux regards sur Thomas Bohier (v. 1460-1524), général des finances et seigneur de Chenonceaux », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 52, , p. 211-222 (lire en ligne)
  4. 1 2 3 « Guide de visite du château de Chenonceau », sur Château de Chenonceau (consulté le ).
  5. 1 2 « Antoine Bohier, archevêque de Bourges », sur Initiale, Institut de recherche et d'histoire des textes (consulté le ).
  6. Dominique Pitte et Lionel Dumarché, « Eure. Perriers-sur-Andelles, un manoir de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen à la fin du XVe siècle », Bulletin monumental, t. 164, no 2, , p. 199-202 (DOI 10.3406/bulmo.2006.1355, lire en ligne)
  7. 1 2 « François Bohier », sur Catholic-Hierarchy.org (consulté le ).
  8. « Blason famille fr Bohier de Saint-Cirgues.svg », sur Wikimedia Commons (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Bernard Chevalier, « Nouveaux regards sur Thomas Bohier (v. 1460-1524), général des finances et seigneur de Chenonceaux », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 52, , p. 211-222 (lire en ligne).
  • Casimir Chevalier, Histoire de Chenonceau, ses artistes, ses fêtes, ses vicissitudes, Lyon, L. Perrin, (lire en ligne).
  • Casimir Chevalier, Le château de Chenonceau : notice historique, Tours, Bousrez, (lire en ligne).
  • Charles de Mecquenem, « Antoine Bohier, abbé de Saint-Ouen de Rouen, abbé commendataire de Fécamp et d'Issoire, archevêque de Bourges (1515-1519), cardinal (1517) », Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, , p. 20-73.
  • Philippe Hamon, Messieurs des finances. Les grands officiers de finance dans la France de la Renaissance, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, (lire en ligne).

Articles connexes

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