La famille Cadier ou de Cadier de Veauce est une famille subsistante de la noblesse française.

Famille Cadier
Image illustrative de l’article Famille Cadier
Armes de la famille.
Blasonnement D'azur à un rencontre de cerf d'or.
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Origine Duché de Bourbon
Pays France
Titres obtenus Baron de Veauce (depuis 1710)

Elle est connue au onzième siècle en Bourbonnais, d'où elle est originaire ; plusieurs monument en attestent, et entre autres la tour de Cadier qui faisait partie des douze tours du château de Souvigny, ancienne demeure des sires de Bourbon, dont les tombeaux se voient encore dans l’église de cette ville[1].

Histoire

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La famille rendit d'importants services aux ducs de Bourbon. Plusieurs de ses membres furent élevés auprès de ces seigneurs[1].

L’histoire rapporte que les douze premiers seigneurs et gentilshommes attachés à la maison des sites de Bourbon, les suivant ordinairement à la cour du château de Souvigny, y bâtirent des tours à créneaux pour avoir des demeures qui pussent être distinguées de celles des bourgeois, et qui prirent et conservent les noms de leurs fondateurs. Telles sont les tours de Bressoles, première baronnie du pays, de Naux, de Foullet, de Cadier, de Ris, du Bourg, de David, du Prieur, des Douze ou des Sénateurs, et d'Agonge. D'après Nicolas de Mesgrigny (seigneur et prieur de Souvigny), ces tours existaient au onzième siècle au château de la ville de Souvigny, alors capitale du Bourbonnais[1].

La famille de Cadier a prouvé sa noblesse d’ancienne extraction en plusieurs circonstances, et particulièrement le 12 mars 1530, et y a été maintenue par jugements des commissaires du conseil des années 1581, 1666, 1693 et 1717; elle fut admise dans l'ordre de Malte en 1621, et fit encore ses preuves de noblesse, pour les pages, en 1710 et 1764, par-devant M. d'Hozier, juge d'armes de France, généalogiste du roi, qui, en 1710, a dressé sur titres authentiques sa généalogie déposée à la bibliothèque du Roi[1].

Ils étaient seigneurs de La Brosse-Cadier, près de Moulins, de Saint-Augustin, de Croissance[1], de Veauce[2].

Par ordre chronologique, vers l’an 1200 les Cadier se voient attribuer le fort de la Brosse Cadier l’un des fiefs qui contrôlent alors et protègent la ville de Moulins, mais aussi le fief de Veauce vers 1226 pour défendre le sud du territoire[3].

Ces deux fiefs (Veauce et la Brosse Cadier) font partie des 19 places fortes qui par la suite protégeront la baronnie des Bourbons[3].

La seigneurie de Veauce a alors le droit de justice sur un territoire assez vaste Ebreuil, Vicq, Mercurol, Lalizolle, mais aussi sur l’ensemble de la forêt des Colettes.[réf. nécessaire]

Guillaume Cadier, seigneur de Saint Augustin, de la Brosse Cadier écuyer, chevalier, était en 1286, gentilhomme de Louis 1er, duc de Bourbon, comte de Clermont. Guillaume de Cadier sous le règne de Louis IX (futur Saint Louis) reçoit la seigneurie de Veauce d’Agnès de Bourbon (fille d’Archambault IX baron de Bourbon de 1242 à 1249), mariée à Jean de Bourgogne et mère de Béatrix femme de Robert de France, l’un des fils de Louis IX.[réf. nécessaire]

Il lui rendit, en cette qualité, foi et hommages, le lundi après la fête Saint Georges de l’année 1307, pour sa seigneurie de la Brosse Cadier (la seigneurie de la Brosse-Cadier est à l’époque un territoire considérable dont relevaient les seigneuries d'Yzeure, de Saint-Bonnet, d'Avernes, Trevol et Gennetines qui protégeaient Moulins-sur-Allier).[réf. nécessaire]

Il est dédommagé du fief de Veauce par Louis Ier par en 1317 en lui attribuant la seigneurie de Belleperche, Louis de Bourbon échangeant ensuite ses droits sur le fief de Veauce contre un pressoir et des vignes à Saint-Pourcain avec son cousin le roi Philippe V.[réf. nécessaire]

Philippe V, roi de France concède alors le fief de Veauce à son cousin Louis de Clermont.[réf. nécessaire]

C’est en 1400 que Louis II de Bourbon érige le fief de Veauce en baronnie au profit de Robert Dauphin qui devient alors évêque de Chartres. La baronnie est alors démembrée, toutefois des seigneurs environnants dénommés sieurs de Veauce nommés par Robert Dauphin, puis ses successeurs jouissent de droits sur les églises environnantes, prélèvent les dimes locales, exercent la justice haute, moyenne et basse, ainsi se constituent autour du fort et dans le fort lui-même des dépendances.[réf. nécessaire]

À l’époque le cadastre, ou les actes de succession, n’existent pas et seules les décisions du duc ou du roi prévalent.[réf. nécessaire]

En 1523 Francois Ier a rattaché directement à sa couronne le fort de Veauce.[réf. nécessaire]

En 1600 les fortifications de Veauce ne sont plus guère qu’une ruine.[réf. nécessaire]

En 1664 les restes du fort de Veauce et les droits attachés sont confiés à Amade de Blich par Louis IV. Amade de Blich cherche à rétablir les droits de la baronnie en vain, en 1688 un jugement est rendu le 4 octobre 1692 ordonnant à Mme de Blich de fournir les lettres patentes sans qu’elle puisse y donner suite.[réf. nécessaire]

Ainsi la forteresse ainsi que ses droits sont alors saisis par la Sénéchaussée du Bourbonnais pour être restitués à Michel de Cadier seigneur de Saint Augustin avec les 6 domaines, la tuilerie, les moulins, les bois et les droits seigneuriaux attachés en contrepartie d’une soulte de 75000 F de l’époque et ainsi fait construire le tournebride du château de Veauce (château des Noix) peut-être afin d’y séjourner quand il est à Veauce (le fort et ses bâtiments semblant inhabitables).[réf. nécessaire]

Ainsi Michel de Cadier rend hommage et foi le 20 mars 1701 au roi Louis XIV qui lui confère les droits héréditaires sur le titre, puis de nouveau il rend foi et hommage le 9 août 1718 à Louis XV.[réf. nécessaire]

Les armoiries des Cadier deviennent l’association de celles de Cadier à celle de la baronnie de Veauce : les fleurs de lys des Bourbons, associées aux massacres de Cerf. La devise reste : « desperandum semper » (jamais sans espoir).[réf. nécessaire]

François Claude de Cadier, baron de Veauce, succède à son père, nommé maire de Moulins, il rend foi et hommage es qualité de baron de Veauce le 6 juillet 1752 puis renouvelle cet hommage à Louis XVI le 11 octobre 1776[réf. nécessaire].

François déclaré suspect en 1793 pendant la terreur meurt prisonnier à la Mal coiffé à Moulins le 27 avril 1794. Ses biens (Hôtel particuliers à Paris et Moulins, le château de Saint-Augustin, le fort de Veauce, etc.) sont alors mis sous séquestre ou vendus.[réf. nécessaire]

Son fils André Amable de Cadier rachète le fort de Veauce en 1814 et meurt à Paris le 13 mars 1834.[réf. nécessaire]

Le fort de Veauce est ainsi abandonné depuis fort longtemps en logement de fermiers, une grande partie de la forteresse a été déconstruite pour utiliser la pierre à la construction de logement et bâtiments agricoles à l’intérieur et à l’extérieur des fortifications[3].

Guillaume de Cadier, président de la chambre des comptes du Bourbonnais appartenait à cette famille[4],[5].

Charles de Cadier, baron de Veauce (1820-1884), député puis sénateur de l'Allier, appartenait à cette famille[6] et a reconstruit le château de Veauce.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Martres, Histoire généalogique de la maison de Cadier de Veauce, (lire en ligne)
  2. Costecalde 2012, p. 522
  3. 1 2 3 Patrick Martin Saint Léon, « Veauce (de) (Cadier Baron) », sur Mon Bourbonnais, (consulté le )
  4. Georges Costecalde, Charles Eugène Cadier baron de Veauce: Une vie dans le siècle 1820-1884, Société des Écrivains, (ISBN 978-2-7483-5693-9, lire en ligne), p. 15-16
  5. Collectif, Clergés, communautés et famille des montagnes d’Europe, Éditions de la Sorbonne, (ISBN 979-10-351-0452-8, lire en ligne), p. 339
  6. « Eugène, Charles de Cadier de Veauce - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )

Voir aussi

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