Famille Pineton de Chambrun

famille française

La famille Pineton de Chambrun, anciennement Pineton, est une famille d'ancienne extraction noble sur preuves de 1491 et originaire de la province de la Marche.

Pineton de Chambrun
Image illustrative de l’article Famille Pineton de Chambrun
Armes.

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4 d'azur, à trois pommes de pin d'or, la queue en l'air ; aux 2 et 3 d'argent, à l'aigle de sable au vol abaissé (qui est de Grangers).[1]
Origine Gévaudan[1], Marche
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Fiefs tenus Chambrun
Charges Consul, ministre plénipotentiaire, sénateurs de la Lozère, députés de la Lozère, député du Gard, préfet, maires, avocat, ambassadeur de France
Fonctions militaires Général de corps d'armée, officiers, page de la petite écurie du roi, maréchal de camp, mousquetaire, colonel
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur
Récompenses militaires Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Preuves de noblesse
Autres Maintenue noble en 1669 et 1699 ; preuves pour Saint-Cyr en 1736 et pour les pages de la Petite écurie en 1744[1]

Histoire

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La filiation prouvée remonte à 1491[1], année du mariage de Jean Pineton, écuyer, seigneur de Chambrun[2], avec Marie Auroch ; dont Jacques Pineton de Chambrun, pasteur de la religion réformée.

De son premier mariage en 1553 avec Catherine Fajon, Jacques Pineton de Chambrun laissa Pierre, seigneur de Lempéry, médecin du Roi[2], marié en 1599[2] à Marcelline de Granger, qui continua la branche aînée. Il fut capitaine des châteaux et forts de Marvejols et gouverneur de La Canourgue. Mort vers 1626, il est l’ancêtre de tous les Chambrun actuels.

De son second mariage avec Catherine Borel il eut Jacques, fondateur de la branche cadette, qui lui succéda à Nîmes puis fut pasteur à Orange. Il devint en Hollande chapelain de la princesse Marie, future Marie II d'Angleterre, qui le nomma, après son accession au trône d’Angleterre, chanoine de Windsor (Angleterre).

Deux branches se sont détachées, l'une dans la Marche, aujourd'hui éteinte, et l'autre en Gévaudan, encore subsistante.

Elle fut maintenue noble en 1669, fit des preuves pour la maison de Saint-Cyr (1736) et les pages de la petite écurie du roi (1744). Elle compte dans ses rangs de nombreux officiers. Elle porte le titre de courtoisie de marquis de Chambrun.

Cette famille s'est illustrée aux XIXe et XXe siècles avec des hauts fonctionnaires (un préfet, un ministre plénipotentiaire, un ambassadeur de France), un général, six députés dont certains furent également sénateurs et/ou maires, qui représentèrent la Lozère et dont l'un occupa également un poste de secrétaire d'État. Un autre de ses membres fut également élu à l'Académie française. À la faveur de leur lien de parenté avec le président Théodore Roosevelt, quelques-uns partagèrent leur vie entre la France et les États-Unis.

Elle accède également un temps à la propriété des cristalleries de Baccarat.

Enfin, l'un de ses membres, René, prend pour épouse la fille de Pierre Laval, chef du gouvernement français sous le régime de Vichy.

Personnalités

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Citation

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Jean Giraudoux aurait dit en 1931 : « Je connais bien la famille. Elle est complète : on y trouve un diplomate dont les maladresses mèneront peut-être à la guerre, un parlementaire qui la votera, un général qui la perdra ! »[4].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Arnaud Clément, La Noblesse Française, à disposition sur Academia.edu, , p. 58, 61, 867
  2. 1 2 3 Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 5, p. 292
  3. ↑ Arnaud Chaffanjon, La Fayette et sa descendance, Berger Levraud 1976
  4. ↑ « https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2016/11/e9707df43b627de47feaa857e92c8fbe.pdf »

Voir aussi

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