La famille Pouliot est une famille de l’ancienne bourgeoisie de la cité de Saint-Junien. Ses membres y ont régulièrement exercé la charge de consul dès le XVe siècle. Ils se sont aussi illustrés dans la médecine, donnant plusieurs hommes politiques. Seule la branche aînée, des sieurs de Servalouse, est subsistante.

Origine

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A l'origine artisans et marchands dont l'activité concernait le cuir et le corroyage des peaux, les Pouliot jouissaient dès le XVIe siècle d’un confortable patrimoine foncier, consistant en immeubles dans les faubourgs ou dans l’enceinte de la ville de Saint-Junien alors fortifiée, mais également en prés et en vignes. Par la contraction de mariages avec les plus notables familles de la ville, ils possédaient plusieurs métairies. Notamment, la branche aînée de la famille tenait le domaine de Servalouse depuis au moins 1578[1].

Principales branches

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Au XVIe siècle, la famille Pouliot était répartie en plusieurs foyers difficiles à relier, la plupart éteints vers la fin du même siècle ou au début du suivant. Seul l'un d'eux se fortifia et se perpétua, se divisant en plusieurs branches. La branche cadette donna celle des sieurs du Dognon et Bard, et celle des sieurs des Granges. Seule la branche aînée, des sieurs de Servalouse, est subsistante. Elle s'est notamment illustrée dans la médecine et la magistrature, donnant plusieurs hommes politiques[1].

Branche des sieurs de Servalouse

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Il s'agit de la branche aînée de la famille. Elle est subsistante[1].

Le domaine de Servalouse (Cervaloze en occitan), un bois, est entré dans le patrimoine familial suite au décès de Junien Courtaud[2].

La branche des sieurs de Longpré était à l'origine une branche cadette de la branche de Servalouse. A l'extinction de cette dernière en 1883, elle est devenue la branche de Servalouse en application des règles de primogéniture agnatique.

Branche des sieurs du Dognon et de Bard

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Il s'agit d'une branche cadette de la branche des Servalouse. Elle s'est éteinte en 1754.

Branche des sieurs des Granges

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Il s'agit d'une branche cadette de la branche du Dognon et de Bard. Elle s'est éteinte en 1698.

Personnalités

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Chanoines, consuls puis maires, membre de la maison militaire du roi, directeur des postes, médecins, députés ou conseillers généraux ; la contribution de la famille Pouliot à la vie publique fut abondante et prolongée.

Charges

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D’après la « Table chronologique des consuls de Saint-Junien » établie par le chanoine Arbellot[3], les Pouliot furent régulièrement consuls de Saint-Junien :

  • Pierre Pouliot (en 1460),
  • Junien Pouliot (en 1569 et en 1570),
  • Junien Pouliot (en 1627 et en 1646),
  • Simon Pouliot (en 1633, en 1650, en 1652 et en 1664),
  • Jean - dit l'aîné - Pouliot (en 1657),
  • Gabriel Pouliot (en 1658),
  • Vaulry Pouliot (en 1659),
  • Joseph Pouliot (en 1666 et en 1673),
  • Cybard Pouliot (en 1680),
  • Jean - dit le jeune - Pouliot (en 1690), et
  • Junien Pouliot (en 1708).

Barthélémy Pouliot de Servalouse (1660-1722), notaire à Saint-Junien, fut contrôleur des exploits de la ville.

Jean Pouliot de Servalouse (1686-1758) fut directeur des postes de Saint-Junien et fabriqueur de la paroisse Saint-Pierre.

Jean-Baptiste Pouliot de Servalouse (1720-1804) fut maire de Saint-Junien sous l'Ancien régime. Il fut aussi député de Saint-Junien à l’occasion de l’Assemblée préliminaire des députés du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Limoges des 9, 10, 13 et 14 mars 1789[4].

Jean Pouliot de Servalouse (1753-1822), avocat en parlement et procureur fiscal de Saint-Junien, fut chargé de défendre les intérêts financiers de la ville. Il fut en maire sous l’Empire de 1802 à 1814.

Jean-Baptiste Pouliot est député de la Haute-Vienne de 1831 à 1832[5].

Jacques-Théodore Pouliot est conseiller général du canton de Saint-Junien de 1852 à 1877.

Étienne Pouliot fut conseiller général du canton de Saint-Junien de 1877 à 1883 et député de la Haute-Vienne de 1881 à 1883[6].

Fonctions militaires

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Jean-Baptiste Pouliot de Longpré (1754-1845) est gendarme de la garde ordinaire du roi, une compagnie de la maison militaire du roi.

Fonctions ecclésiastiques

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Junien Pouliot, Simon Pouliot et Gabriel Pouliot sont chanoines du chapitre de la collégiale de Saint-Junien en 1477, 1579 et 1697 respectivement[7].

Docteurs en médecine

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Au XVIIe siècle, Vaulry Pouliot et Junien Pouliot étaient maîtres chirurgiens à Saint-Junien.

Aux siècles suivants, on relève de nombreux docteurs en médecine :

  • Jean-Baptiste Pouliot (1778-1832),
  • Ludovic Pouliot (1839-1892),
  • Jacques-Théodore Pouliot (1808-1877),
  • Etienne Pouliot (1843-1883),
  • Gustave Pouliot (1842-1911) et
  • Léon Pouliot (1877-1948).

Décorations

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Albert Pouliot (1873-1937) a été nommé officier de la Légion d'honneur.

Léon Pouliot (1877-1948) a été nommé chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre 1914-1918.

Pierre Pouliot (1904-1986) a été a nommé chevalier de la Légion d'honneur[8].

Château

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La famille Pouliot fut propriétaire du château de La Minauderie à Poitiers, au lieu-dit du Breuil-Mingot, jusqu'en 1920[9].

Toponymie

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On trouve une route de Cervaloze (Servalouse en français) à Saint-Junien.

Notes et références

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  1. 1 2 3 Thomas Schneider, « Les Pouliot, une famille de l'élite urbaine de Saint-Junien », Généalogies limousines et marchoises, tome XVI, Editions régionales de l'Ouest, 2008, pp. 201 à 258.
  2. Document 4 E 2 / 143, Archives départementales de la Haute-Vienne.
  3. Abbé François Arbellot, Documents historiques sur la ville de Saint-Junien, Le Livre d'histoire, année ?, p.???.
  4. « Article ? », Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin - tome 39, 1890, p. 579-582.
  5. « Jean-Baptiste, Simon Pouliot », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  6. « Etienne, Prosper, Ferdinand Pouliot », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  7. Documents du fonds Codet-Boisse conservés aux Archives départementales de la Haute-Vienne.
  8. « Liste unique des décorés », sur legiondhonneur.fr (consulté le ).
  9. [Poitiers (Vienne) : Hors -Centre : Quartier Le Breuil-Mingot : Logis de La Minauderie entrée et façade occidentale sur cour] / [Jules Robuchon] - Artothèque de Grand Poitiers

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jean-Louis Ruchaud, Fernand Gaudy, Robert Auclair, Gilles de Blignières, Thomas Schneider, Régis de Chauveron et Antoine Lachau-Durand, Généalogies Limousine et Marchoises, tome XVI, Editions régionales de l'Ouest, « Les Pouliot, une famille de l'élite urbaine de Saint-Junien », p. 201-258.
  • Abbé François Arbellot, Documents historiques sur la ville de Saint-Junien, Le Livre d'histoire.

Articles connexes

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Liens externes

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