La famille Tairraz est une famille française originaire de Chamonix, dont les membres les plus notoires sont des photographes de montagne, ainsi que des hôteliers et des guides de haute montagne.

Photographes

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Outre Jean Tairraz (actif vers 1850), la famille Tairraz compte quatre générations de photographes de montagne[1],[2] : Joseph Tairraz (1827-1902), son fils Georges I Tairraz (1868-1924)[3], son petit-fils Georges II Tairraz (1900-1975)[4] et son arrière-petit-fils Pierre Tairraz (1933-2000).

Guides de haute montagne

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Au cimetière de Chamonix-Mont-Blanc, trois plaques sont apposées à la mémoire des guides morts en montagne. Sur la plus ancienne sont gravés, entre autres, les noms :

  • AUGUSTE TAIRRAZ – MT BLANC 1820
  • FRÉDÉRIC TAIRRAZ – COL DU GÉANT 1860
  • FERDINAND TAIRRAZ – MT BLANC 1870

L'équipe des guides d'Albert Smith en 1851 compte quatre porteurs du nom Tairraz : Jean l'Aîné, Jean, Frederick et Joseph[5].

Jean Tairraz est l'un des guides les plus renommés de Chamonix dans les années 1850 ; comme Joseph Tairraz, il est aussi photographe. Durant l'ascension avec Smith, il lui montre le site où se trouve toujours le corps de son frère Auguste Tairraz emporté par une avalanche en 1820 au cours de l'expédition du docteur Hamel[6]. C'est à la suite de cet accident qu'est créée, l'année suivante, la compagnie des guides de Chamonix[7]. Les corps d'Auguste Tairraz et de ses deux compagnons ne seront retrouvés qu'en 1861[8]. En 1856, Jean Tairraz a déjà à son actif 60 ascensions du mont Blanc, l'année suivante, il acquiert l'hôtel du Mont-Blanc à Aoste. En 1860, il est guide de John Jermyn Cowell et William Dundas lors de la première ascension du Grand Paradis[9],[10].

Son père, Jean Michel Tairraz, dit Jean l'Aîné, est le guide du comte Henri de Tilly, lors de la dix-septième ascension du mont Blanc en 1834[8],[11].

En 1860, Frédéric Tairraz meurt, en compagnie des trois alpinistes anglais qu'il guidait, emporté par une tourmente au col du Géant[12].

Début , un groupe de deux Américains, un Écossais, quatre guides et six porteurs, parmi lesquels Ferdinand Tairraz, partis pour une ascension du mont Blanc, sont portés disparus[13].

Hôteliers

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Dans les récits de son ascension du mont Blanc réalisée en 1851, Albert Smith évoque à plusieurs reprises la famille Tairraz, guides devenus hôteliers[14], fondateurs de l'hôtel de Londres et d'Angleterre où il séjournait à Chamonix[15],[16].

Édouard Tairraz, propriétaire[17] et chef de l'hôtel lors du séjour de Smith en 1851, a assuré l'intendance de son expédition[18], en tant que guide il avait atteint le sommet du mont Blanc en 1848[19].

« Le vieux » Victor Tairraz est le frère d'un guide et le propriétaire, depuis 1819, de l'hôtel de Londres lors du premier séjour de Smith à Chamonix en 1838, hôtel rénové et agrandi en 1846 et renommé « hôtel de Londres et d'Angleterre »[20],[14],[21],[22]. Victor Tairraz est guide dans l'expédition de Marie Paradis, première femme à atteindre le sommet du mont Blanc, en 1808[23]. En , durant la retraite de la Grande Armée en Savoie, deux officiers de l'escorte d'un convoi autrichien logent à l'auberge de Victor Tairraz à Chamonix[24].

Smith cite également le père de Victor, Jean Pierre Tairraz, guide[25], propriétaire d'un petit hôtel à Chamonix, rebaptisé « hôtel de Londres » sur une suggestion de William Windham[17].

Généalogie

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Les liens de parenté entre les différents membres de la famille Tairraz peuvent être tracés à partir des informations éparses fournies par Albert Smith[26],[27] et des actes originaux et autres données sourcées disponibles sur Geneanet, qui permettent également de préciser leur ancêtre commun, ainsi que leurs dates de naissance et de décès[note 1].

  • Jean Pierre Tairraz (1747-1814)
    • Jean Pierre Tairraz (1772-1831)
      • Victor Tairraz (1780-1844?)
        • Édouard Tairraz (1818-1858)
    • Jean (Michel) dit l'Aîné Tairraz (1778-1852)
      • Auguste Tairraz (1799-1820)
      • Frédéric Tairraz (1804-1860)
      • Jean (Pierre) Tairraz (1806-1876/77)
    • Julien Tairraz (1796-1865)

Publications

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  • Georges Tairraz (photographies) et Roger Frison-Roche (préface), Le massif du Mont-Blanc, Paris, M.-J. Challamel, coll. « Charme de la France », .

Notes et références

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  1. Seul le lien de parenté entre Ferdinand Tairraz (1843-1870) et les descendants de Jean Pierre Tairraz (1747-1814) n'a pas pu être établi sur base des sources disponibles.

Références

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  1. « La photo de montagne en pleine ascension », Polka Magazine, no 17, (lire en ligne, consulté le ).
  2. Catherine Tailleux, « Les Tairraz, une dynastie de photographes alpinistes », sur agate.inrae.fr, INRAE-DipSO, (consulté le ).
  3. (en) « Georges Tairras (Tairraz) », sur OCLC (consulté le ).
  4. (en) « Georges Tairraz II(1900-1975) », sur IMDb (consulté le ).
  5. (en) Albert Smith, The Story of Mont Blanc, New York, G.P. Putnam & Co., , 208 p. (lire en ligne).
  6. Smith 1852, p. 329.
  7. « Notre histoire », sur Compagnie des guides de Chamonix (consulté le ).
  8. 1 2 Stéphen d'Arve et Francis Wey (préface), Histoire du Mont-Blanc et de la vallée de Chamonix : : ascensions et catastrophes célèbres depuis les premières explorations, 1786, Paris, C. Delagrave, , xxi, 494 (lire en ligne).
  9. « Grand Paradis, 4061 m, Face W, Voie normale depuis le refuge Victor Emmanuel II », sur who.rocq.inria.fr (consulté le ).
  10. John Jermyn Cowell, « Two ascents of the Grand Paradis », dans Edward Shirley Kennedy (éditeur), Peaks, Passes and Glaciers, t. 2, Longman, Brown, Green, Longmans, and Roberts, , p. 408–426.
  11. Henri de Tilly, Ascensions aux cîmes de l'Etna et du Mont Blanc, Genève, Berthier-Guers, , p. 33-114.
  12. (en) John Ball, A Guide to the Western Alps, London, Longmans, Green, , 378 p. (lire en ligne), p. 217.
  13. « Faits divers », La Petite Presse, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  14. 1 2 Lucien Lathion, « Victor Hugo est-il venu en Valais ? », Annales valaisannes : bulletin trimestriel de la Société d'histoire du Valais romand, vol. 10, no 4, , p. 389-404 (voir p. 392) (lire en ligne, consulté le ).
  15. Albert Smith, « Une ascension au Mont-Blanc en Aout 1851 », Bibliothèque de Littérature, vol. 1, , p. 301-346 (lire en ligne [Traduit du Blackwood Magazine], consulté le ).
  16. Smith 1853, p. 155.
  17. 1 2 Smith 1853, p. 71.
  18. Smith 1852, p. 308 & 343.
  19. Smith 1853, p. 127.
  20. Smith 1853, p. 15, 31 & 105.
  21. « Hôtel de Londres et d’Angleterre », sur mountainmuseums.org (consulté le ).
  22. « Chamouny, vue de l’hôtel d’Angleterre », sur mountainmuseums.org/ (consulté le ).
  23. Henri Mettrier, « Trois lettres de Mlle d'Angeville au capitaine Markham Sherwill », La Montagne : revue mensuelle du Club alpin français, vol. 5, no 1, , p. 75-102 (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Les Autrichiens à Chamonix », Mémoires & documents publiés par l'Académie salésienne, , p. 210 (lire en ligne, consulté le ).
  25. Smith 1853, p. 84 & 89.
  26. Smith 1852.
  27. Smith 1853.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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